« Ça va supprimer pas mal de problèmes » : le Secours populaire d’Agen déménage
Jusqu’ici installé au 19 rue Paulin Régnier, le local principal de l’association devrait déménager dans l’été à Boé et regrouper plusieurs établissements de l’agglomération agenaise.
Gilbert Vidal, aux côtés de Claire Parailloux, devrait quitter les locaux de la rue Paulin Régnier au cours de l’été. / Photo archives V.B.T.
Le Secours populaire devait changer d’air. Depuis plusieurs années, le local principal de l’association se trouvait dans la rue Paulin Régnier à Agen, à côté du Nouveau théâtre du jour. Plusieurs inconvénients actuels sont mis en cause comme les problèmes de stationnement ou la surcharge des locaux. « On est à trois dans les bureaux, ce n’est pas facile pour travailler. On perd du temps à tout charger et décharger, donc ça mobilise nos salariés et nos bénévoles », constate Gilbert Vidal, secrétaire général départemental du Secours populaire en Lot-et-Garonne et responsable du comité d’Agen.
La décision a donc été prise de déménager le long du canal, au 7 rue de Coupat à Boé afin d’améliorer l’accessibilité et les conditions d’accueil. « Ça nous permettra d’être plus efficaces. On fera des économies de transport puis on aura des bureaux individuels et plus grands. Et pour le stationnement, il y a une grande place où les bénéficiaires pourront se garer, et la rue n’est pas passagère. Les camions auront aussi la place de passer le matin », projette-t-il.
Des économies attendues avec la fin des locations
Un autre souci était également évoqué : le nombre conséquent de locaux dans l’agglomération. Aujourd’hui, le Secours populaire dispose de « six ou sept » établissements à Agen et ses environs (« dans la rue de la Fonderie, dans l’avenue Henri-Barbusse, à Bon-Encontre… ») où sont répartis entre autres l’entreposage départemental, la distribution sur Agen et son agglomération ainsi que les bureaux, et ce pour une surface totale de 600 m² (dont 450 au 19 rue Paulin Régnier).
L’association souhaite désormais regrouper tous ses services agenais dans un seul lieu de 1 700 m², ce qui lui permettrait de tripler sa superficie. « Ça va supprimer pas mal de problèmes », estime Gilbert Vidal. La majorité de ces établissements étant loués (hormis dans la rue Paulin Régnier), le comité espère aussi réaliser des économies dans ce domaine.
« On va voir combien d’argent il nous reste, on n’est pas la banque Rothschild »
Cependant, le fait de regrouper plusieurs établissements pourrait rendre difficiles l’accès des bénéficiaires à leurs lieux de collecte. « Ça va effectivement éloigner ceux qui habitaient au centre-ville. Mais il y a un arrêt de bus à l’entrée de la zone artisanale, sur la route de Toulouse. C’est bien desservi, et les gens vont faire du covoiturage. Peut-être que dans les premiers temps, ça va être un petit peu compliqué pour certains, mais les gens vont s’habituer et s’organiser. On va sûrement mettre un service à disposition avec une navette. Mais on va déjà voir combien d’argent il nous reste à la fin des travaux, parce qu’on n’est pas à la banque Rothschild », précise Gilbert Vidal.
Après la vente du local dans la rue Paulin Régnier, le Secours populaire devrait s’installer à Boé « dans l’été » et donc commencer à « faire les répartitions, les distributions, l’alphabétisation et toutes nos activités » autour de la rentrée. Le temps de bien préparer cette transition importante et bien s’adapter aux nécessités des personnes dans le besoin.
Téo Munch
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