Le Petit Bleu d’Agen

STAGE POUR LE JOURNAL « Le Petit Bleu d’Agen »

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Une simple discussion

Nombreuses ont été les expériences marquantes durant ces quatre mois dans les locaux du Petit Bleu d’Agen. Une mise au point de plus de deux heures dans la salle de réunion pour tenter de résoudre (ou au moins évoquer) les problèmes de chaque membre de la rédaction, les courses aux quatre coins d’Agen lors d’une journée bien chargée, les coups de téléphones de l’adjoint aux sports de la mairie pour un article qu’il a visiblement peu apprécié, des spectacles époustouflants avec les maisons décorées pour Noël ou les tours d’un magicien… Mais celle ayant le plus impactée ma pratique journalistique est sans aucun doute la rencontre avec Roland Kermarec, un Agenais spécialiste du cinéaste américain David Lynch, décédé le 16 janvier 2025.

Une discussion de 3 heures aussi passionnante qu’enrichissante. DDM Manon Vallet

Tout commence lors d’un reportage pour l’exposition d’un artiste dont l’objectif est de « mélanger tous les arts ». David Lynch, mort quelques jours plus tôt, fait logiquement partie de ses modèles. L’Américain n’étaient en effet pas seulement réalisateur, mais aussi peintre, sculpteur, photographe… Il prononce alors une phrase qui m’interpelle : « Je ne sais pas si c’est le fruit du hasard, mais j’ai fait il y a quelques jours la rencontre d’un spécialiste de David Lynch qui a déjà assisté à l’un de ses tournages ». Je lui demande son nom, puis part à la recherche de son contact dans les lieux où il a auparavant travaillé. Ceci fait, on se fixe un rendez-vous au journal (tout en fournissant la mauvaise adresse…).

Journée finie à 20h30

C’est ainsi qu’un jeudi à 16h30, je l’accueille dans une petite salle occupée par deux canapés où se déroulent la plupart des interviews réalisés dans ces locaux. C’est le début d’une longue mais passionnante discussion de presque trois heures. Cela m’apprendra à prendre un peu plus de notes et éviter de réécouter ce long audio enregistré sur mon téléphone. Je n’avais pas prévu de rester aussi longtemps, sachant que je devais encore finir de remplir l’encadré d’un article pour le journal du lendemain. Mais lors de cette interview aux allures d’une simple discussion, j’étais si captivé par son récit qu’elle aurait pu durer encore des heures.

Le lendemain matin, alors que l’article était prévu pour le samedi en tête de la première page du journal, le rédacteur en chef me demande si je peux remplir… la page entière. Pouvant écrire un roman sur cette histoire, je n’avais aucun problème à trouver trois angles différents. Le plus difficile est davantage de les écrire en peu de temps. Parce que ma matinée était consacrée à l’écriture d’un autre article et qu’il fallait encore retranscrire les trois heures d’interview. Me voilà à 17h, trois papiers à rédiger et mettre en page. Après relecture, quelques modifications n’auraient pas été de trop. Mais le travail a été rendu à temps (20h30), et valait bien une bonne bière pour finir la semaine malgré une défaite du SUA.

Téo Munch

Interview avec Gauthier Henon, responsable éditorial du Petit Bleu et de la Dépêche du Midi en Lot-et-Garonne