« La survie de ce territoire est en jeu » : la nouvelle gare LGV d’Agen se rêve en point d’entrée de la Moyenne Garonne

« La survie de ce territoire est en jeu » : la nouvelle gare LGV d’Agen se rêve en point d’entrée de la Moyenne Garonne

L’Agglomération d’Agen et le Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne ont signé une convention de partenariat ce lundi 20 janvier afin de promouvoir la nouvelle gare LGV dans les territoires alentour.

Jean Dionis du Séjour et Raymond Vall, respectivement présidents de l’Agglomération d’Agen et du Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne. DDM – Manon Vallet

Le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse a franchi une nouvelle étape. Le projet, à l’image du changement de nom du GPSO en Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), entre désormais dans une phase plus concrète. Ce lundi 20 janvier, l’Agglomération d’Agen et le Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne ont signé une convention de partenariat visant à fixer le rôle de l’association dans la promotion et la valorisation du projet.

Ce « principal chantier de la première moitié du XXIe siècle », ainsi nommé par le président de l’Agglomération d’Agen Jean Dionis du Séjour et qui consiste en la construction d’une nouvelle gare à Brax, doit redonner une attractivité au territoire de la Moyenne Garonne. « Agen était un petit peu oublié par Bordeaux et ignoré par Toulouse, donc c’est un espoir extraordinaire. On va désenclaver notre grand territoire du Sud-Ouest. Si on n’arrive pas à le mailler par un transport ferroviaire, on verra dans dix ans ce qui restera de l’industrie de ces départements ruraux », remarque Raymond Vall, président du Club TGV Gare d’Agen.

Garantir une accessibilité

Il est donc important pour l’association de promouvoir son projet auprès des collectivités des territoires concernés comme le Gers, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, le Lot-et-Garonne ou encore la Dordogne. C’est l’un des objectifs fixés par cette convention de partenariat entre les deux structures dont l’intérêt commun est de transformer « cette Moyenne Garonne en une nouvelle forme de métropole ».

Des démarches seront ainsi menées auprès de nombreux acteurs, notamment les entreprises. « Beaucoup ne prennent plus l’avion. Elles ont besoin de savoir comment on accède à cette gare et quels sont les services », indique Raymond Vall. Il est donc important d’en garantir un certain nombre, notamment sur l’accessibilité ferroviaire favorisée par la liaison avec la gare d’Agen qui permet une connexion avec les villes et départements alentour. L’accès routier, lui, semble déjà assuré par sa position en continuité de la Technopole Agen Garonne (TAG) à proximité de la sortie Agen-Ouest de l’autoroute A62.

Objectif de 350 000 consommateurs

L’aspect écologique est également un facteur important du projet : « Le transport décarboné que représente le ferroviaire est nécessaire pour les citoyens. Ce qui est en jeu, c’est la survie de ce territoire composé de sept départements qui n’ont plus d’espoir d’avoir de transport décarboné », ajoute le président de l’association.

L’objectif affiché est de rassembler au minimum 350 000 consommateurs réguliers sur une population d’environ 600 000 habitants. Mais la nouvelle gare de Brax se retrouve en concurrence avec celles de Montauban et Mont-de-Marsan. « Plus il y aura de consommateurs sur une gare, plus on obtiendra des arrêts. C’est une véritable compétition », juge-t-il. Si l’ensemble des engagements sont respectés, l’Agglomération d’Agen soutient financièrement les actions du Club TGV à hauteur de 22 500 euros, dont une partie a déjà été versée en attendant un rapport d’activités à rendre dans l’année. D’ici là, l’association mènera sa quête à la recherche de soutiens.

Téo Munch

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