« L’apprentissage doit rester une priorité nationale » : Une année de succès pour la Chambre des métiers de La Palme

« L’apprentissage doit rester une priorité nationale » : Une année de succès pour la Chambre des métiers de La Palme

La Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de La Palme a présenté un bilan de l’année 2024 dans ses différents secteurs d’activité. Avec des notes globalement positives, malgré les difficultés rencontrées à l’échelle nationale.

L’équipe de la Chambre des métiers a présenté son bilan de l’année 2024. Photo – Téo Munch

Après une année 2024 globalement réussie, la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) Formation – La Palme, située à l’impasse Morère d’Agen, a livré quelques chiffres sur la dynamique entretenue dans ses différents pôles. Avant sa journée portes ouvertes ce samedi 1er février, elle a toutefois rappelé certaines difficultés subies par le secteur de l’artisanat, alors que nombre d’entreprises affichent un manque de confiance en l’avenir (50,6 % dans la région, selon la CMA Nouvelle-Aquitaine).

  • Bilan au niveau local et national

« Depuis quatre ans, le pays connaît plusieurs mouvements de crise, notamment gouvernementale. La situation est invivable. Il faut alléger le coût du travail, simplifier la vie des entreprises mais aussi stabiliser les règles fiscales et sociales applicables », introduit avec une once de révolte Jean-François Blanchet, président CMA du Lot-et-Garonne. Selon l’organisme, 40,6 % des entreprises à l’échelle régionale sont en situation financière critique (notamment dans le secteur de la production), tandis que 31,25 % déclarent faire face à des défis financiers majeurs tels que la gestion d’une trésorerie suffisante pour couvrir les charges ou encore la hausse des coûts des matières premières.

Le président a tout de même tenu à souligner l’importance de l’artisanat au niveau local, notamment les communes et les Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), et la volonté des entreprises de continuer à accueillir des apprentis. « Les jeunes sont le vecteur de l’avenir, et l’apprentissage doit rester une priorité nationale », juge-t-il.

  • CMA Formation

Le centre de formation d’apprentis (CFA) a connu des « résultats très performants », d’après Jean-François Blanchet. En effet, 2024 a été une année record avec 953 apprentis (soit 300 de plus qu’il y a dix ans), ainsi qu’une quarantaine d’adultes en reconversion professionnelle sur des formations spécifiques.

Pour rappel, il propose quatre grandes familles professionnelles : l’automobile, l’alimentation, l’hôtellerie et la coiffure, ainsi que deux unités (chaudronnerie/soudure et formation CAP vente).

  • Création, reprise et formalités

Ce pôle accompagne les personnes avec un projet de création ou de reprise d’entreprises, notamment dans l’artisanat. « On va essayer de les accompagner d’un point 0 qui est une vague idée, jusqu’au point final. Il y a toute une phase de sensibilisation à travers des réunions d’information, puis sur de l’accompagnement individuel pour monter un projet, regarder sa cohérence et sa pertinence mais aussi faire une étude de marché », souligne le responsable, Éric Thénevot. En 2024, 450 personnes ont été accompagnées, et 175 ont suivi une formation créateur/repreneur.

  • Développement des entreprises

« Ce sont tous les programmes d’accompagnement des entreprises qui souhaitent se développer via des investissements et des montages de dossiers de subventions régionales », relate Laure-Anne De Sermet, responsable du pôle. Elle donne notamment en exemple les 100 000 euros d’aides apportés à une entreprise de chaudronnerie. « Trop souvent, les entreprises peuvent être aidées par des subventions régionales mais passent à côté. La Chambre des Métiers a ce pouvoir relationnel. C’est tellement complexe qu’il faut se faire accompagner », rappelle de son côté Jean-François Blanchet.

  • Foyer des jeunes travailleurs

Avec 478 jeunes accueillis l’année dernière et un taux de remplissage de 85 %, le foyer des jeunes travailleurs souhaite « offrir un logement abordable, promouvoir l’insertion sociale et professionnelle, offrir un soutien aux zones rurales et répondre à la problématique de la mobilité des jeunes », explique Jade Sora, responsable du FJT. Celui-ci propose également le dispositif Apprentoit, pour aider les apprentis à se loger à moindre coût.

Téo Munch

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