SCH, Gims, Werenoi, Dadju, Tayc… le BW d’Agen, lieu incontournable où se croisent les plus grands artistes
La boîte de nuit d’Agen attire depuis deux ans les grands noms de la scène musicale française. Son patron, Thomas Souvert, raconte les raisons de ce succès grandissant.
Le rappeur marseillais SCH s’est produit sur la scène du BW en décembre 2023. DDM – DDM VALENTIN VIE
Depuis le 20 janvier 2023 et son ouverture en grande pompe, le Blue & White n’en finit plus de grandir. Et depuis quelques mois, on ne compte plus les grandes têtes d’affiche venues performer sur cette scène : La Mano 1.9, Kalash, MHD, Naza, Guy2Bezbar, Kaaris, SCH, Gims, Werenoi, DJ Bens, Franglish, Lacrim… Ces artistes, même si les noms ne parlent pas à tout le monde, sont parmi les plus écoutés en France. « Tous ceux qui ont été numéro 1, on les a fait », sourit Thomas Souvert.
Depuis deux ans, il dirige cette boîte de nuit où se rendent des personnalités de renom. Sa femme, Nathalie, s’occupe de son côté du TNT à Marmande, ouvert en 2002. « À Agen, qui est la préfecture du Lot-et-Garonne, il manquait un établissement de cette capacité », remarque-t-il. L’idée est donc de dynamiser la ville en attirant des grands noms de la scène musicale : « On n’a pas une identité propre, on est une boîte généraliste qui suit les modes musicaux et événementiels ».
« Le club est pensé pour le spectacle »
Le couple a ainsi dû construire un réseau pour limiter au maximum les intermédiaires entre eux et l’artiste. « On travaille souvent en direct avec les agents. On a des contacts avec qui on s’appelle régulièrement, des agents ou des bookers qui rayonnent sur différents styles musicaux. On développe ces affinités au fur et à mesure des années. Et certains agents s’occupent de plusieurs interprètes. Par exemple, la personne qui représente La Mano 1.9 est la même pour Werenoi », note Thomas Souvert. Même si ces relations n’empêchent pas la longue attente avant de voir performer l’artiste. Le BW n’avait par exemple pu programmer Michaël Youn, dans son personnage de Fatal Bazooka, que huit mois après la prise de contact avec son représentant.
Ce succès, il l’explique principalement par la qualité des lieux, dont la jauge de 1 500 personnes est systématiquement remplie quand les artistes viennent. « Le club est pensé pour le spectacle. C’est l’ADN du BW et du TNT, ils sont faits pour ça. On est autant un club qu’une salle de spectacle. Les artistes viennent ici parce qu’on a des écrans LED, des carrés VIP, des caméras GoPro qui permettent de filmer en 360° au-dessus de la foule… La scène est entièrement équipée pour les artistes avec des fonds de scène, qui est beaucoup demandée. Gims, par exemple, ne se produit que sur une scène d’au moins 30 m² », indique-t-il.
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Certains artistes demandent à venir
La qualité des services proposés est également mise en avant. Pour chaque artiste qui se déplace sur la scène agenaise, le BW prend en charge la totalité des frais pour lui et son équipe avec le voyage, l’hôtel et le restaurant. « C’est ce qu’on appelle le VHR. Mais ce qui coûte le plus cher reste le cachet de l’artiste, qui est souvent important », souligne Thomas Souvert. Cependant, impossible de loger autre part que dans la perle du Midi : « On impose aux artistes de dormir à Agen. On travaille avec le Stim’Otel, le Mercure et le Serra. L’offre hôtelière agenaise est largement suffisante et de qualité ».
Cette réussite est tout de même le résultat d’un travail de fond entrepris dès l’ouverture et qui porte ses fruits depuis seulement quatre mois. « On commence à prendre notre rythme, il y a une habitude à prendre. Mais aujourd’hui, certains artistes, dont des très importants comme Gazo, appellent pour venir », constate-t-il. L’objectif est également de se diversifier, notamment avec des soirées événementielles. Le vendredi 21 mars, le club organisera une soirée « carnaval antillais » avec des DJ, groupes de percussions et artistes caribéens. Pour ambiancer, comme toujours, le Blue & White jusqu’au bout de la nuit.
Téo Munch
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