Haute Gironde

STAGE POUR LE JOURNAL « HAUTE GIRONDE »

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La diversité en ligne directrice

Le relais de la flamme olympique est l’expérience qui a duré le plus longtemps. (Photo TM)

D’une bourse horlogère au compte-rendu d’un conseil municipal en passant par les portraits de porteurs de flamme et les résultats du pilote local : voici les sujets aussi différents qu’enrichissants traités durant ce stage pour le journal Haute Gironde. Les premiers articles n’occupent cependant qu’une petite place dans le journal. D’abord, des coups de téléphone pour annoncer la bourse horlogère de Blaye et le prochain spectacle au Vox permettent de s’échauffer avant de rentrer progressivement dans le match. Mais dès la première semaine, un reportage, qui doit être effectué seul, est programmé à Cubzac-les-Ponts dans le cadre de la journée « Jeunes en actions ».

Puisque tout ne peut être fait sur le terrain, quelques papiers sont écrits uniquement derrière un ordinateur, comme ceux concernant le pilote d’EuroNascar Paul Jouffreau. Des appels téléphoniques mais pas de déplacements sont aussi réalisés pour annoncer les 80 ans du buggy à Saint-Laurent d’Arce. D’autres ne nécessitent que de présenter un livre, comme celui célébrant les 80 ans de « Sud Ouest » ou commémorant le massacre d’Oradour-sur-Glane. Mais le compte-rendu d’une avant-première de film ne peut être réalisé à distance. C’est ainsi qu’il faut se rendre à Saint-André-de-Cubzac pour rencontrer l’équipe du film « Neuilly-Poissy ». De même pour présenter un bilan d’un conseil municipal de Saint-Paul.

La commune de Saint-Christoly-de-Blaye a longtemps occupé une place importante dans ce stage. Tout commence par le compte-rendu d’une séance de conseil municipal durant laquelle le budget a été voté. Un peu plus de deux semaines plus tard, c’est pour présenter la statue restaurée dans l’église du village qu’il faut à nouveau s’y rendre. Enfin, les commémorations du 8 mai 1945, durant lesquelles cinq personnes ont été décorées, me poussent pour la troisième fois à la découverte de ce joli village. Lors de cette matinée, l’adjointe du maire ainsi que cette dernière reconnaissent ce jeune stagiaire en journalisme, qui se sent désormais presque familier dans les rues de Saint-Christoly.

L’aventure la plus excitante s’est finalement étalée sur l’ensemble du stage. Dès le deuxième jour, Christophe Meynard, rédacteur en chef du journal, présente le projet suivant : réaliser un dossier sur les porteurs de flamme présents en haute-gironde. Deux personnes se sont déjà manifestées, et leur rencontre se fait assez rapidement. Bientôt, un troisième contacte le journal. Sa rencontre se fait cette fois-ci immédiatement après l’avoir appelé. Et au moment de mettre en page les articles, voilà qu’un quatrième est à disposition, et pas des moindres : Jean-Pierre Astugue, champion du monde en 1996 de paratriathlon et triple champion de France de la discipline. N’ayant pas le temps de venir discuter de son parcours, il faut se servir d’un portrait ayant déjà été réalisé en 2017. Quelques coups de téléphone sont cependant nécessaires afin de recueillir son ressenti à l’approche de l’événement et de vérifier certaines informations. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais une proposition au rédacteur en chef va permettre de prolonger l’aventure : suivre les porteurs de flamme durant ce moment unique à travers une vidéo, qui sera ensuite postée sur les réseaux sociaux. Un article viendra s’ajouter à cette publication et viendra clôturer cette magnifique aventure. Et ce stage très enrichissant.

Une expérience marquante : la première…

Les premières fois sont souvent celles qui marquent le plus. Bien sûr, nous avons déjà été sur le terrain lors de différents travaux réalisés dans le cadre de l’école. Mais le rendu n’était pas destiné à être diffusé. Seul l’intervenant nous relisait dans le but de nous attribuer une note. Là, durant notre stage, les lecteurs lisent attentivement ce qui va être écrit. Parce que le sujet l’intéresse, voire plus : le concerne. Alors pas d’erreurs ! La pression se fait davantage présente, mais pas trop lourde non plus. Il faut donc faire bien attention aux informations recueillies au cours du reportage. Celui réalisé dans le cadre de la journée « Jeunes en action » organisé à Cubzac-les-Ponts en est le parfait exemple. Mais par où commencer ?

Petit problème : beaucoup de personnes tournent le dos à l’objectif ( Photo TM )

Lancé dans le grand bain dès mon premier reportage, je ne sais vers où me diriger en premier. Encore moins à quels interlocuteurs m’adresser. Malgré les recherches effectuées en amont sur l’événement, j’erre au milieu de la salle des fêtes, en attendant l’occasion de me lancer, enfin. Jérome Cazeaux, conseiller territorial jeunesse au sein de la Caf de Gironde, annonce alors la tenue de deux ateliers dans une petite salle. Je m’y dirige alors, en me présentant en tant que journaliste pour le journal « Haute Gironde ». J’écoute attentivement le déroulé des deux ateliers et, à l’issue de l’un d’entre eux, je m’adresse à l’une des animatrice, Clara Dumont. Devant couper court à notre discussion en raison d’obligations sur l’un des stands, elle m’invite à revenir vers elle dans quelques minutes. Chose faite un quart d’heure plus tard. Elle m’explique brièvement l’objectif de cette journée, et m’indique quelques stands que je pourrais aller voir. Alors, tout s’enchaine. Je visite d’abord celui de Mayalis Giraudon, représentante de l’association « Les Francas », puis celui de Jade Moreau, réalisatrice d’un court-métrage intitulé « Blessures ennemies ». Je décide d’enregistrer la discussion, sans prendre de notes (à part l’orthographe de leur nom), afin d’être plus concentré sur leur propos.

Je découvre également un avantage qui m’était alors inconnu jusqu’ici : on s’adresse à moi pour me donner des informations. Après les difficultés lors des micros-trottoirs et les nombreux refus essuyés, voilà qu’on me sollicite sans premier pas de ma part ! Inimaginable jusqu’alors… Pierre Jaly, conseiller thématique pour la Caf, me donne par exemple des statistiques sur l’affluence, le nombre de projets soutenus par le programme « Jeunes en action », et vient régulièrement me demander si j’ai besoin d’informations supplémentaires. Après quelques heures sur le terrain, je commence à reconnaître les personnes importantes, celles qui peuvent me donner les informations nécessaires à l’écriture de mon article. En ce laps de temps relativement court, je me rends compte de l’évolution de ma faciliter à me diriger vers de nouveaux interlocuteurs.

Mais pour le premier reportage, tout ne peut être parfait. À commencer par la photo. Durant mon reportage, je décide de prendre en photo l’ensemble de la salle. J’essaie d’avoir une vue d’ensemble afin de montrer les nombreux stands présents. Mais problème remarqué ultérieurement par mon maitre de stage : certaines personnes tournent le dos à l’objectif. Pas idéal… Heureusement, en partant aux alentours de 17h, je capture la fresque sur l’un des murs extérieurs de la salle réalisée grâce au programme « Jeunes en action ». Mais là aussi un détail : personne sur la photo. Dans le cas inverse, cela aurait permis d’ajouter de la vie à l’image. Mais ce n’était pas l’élément le plus problématique. En voulant écouter les trois enregistrements afin de retranscrire les propos des différents intervenants, seulement deux fonctionnaient. Il ne reste donc plus rien de mon échange avec Clara Dumont et Pierre Jaly, si ce n’est le peu de mémoire qu’il me reste. Après un mail envoyé à ce dernier, j’ai obtenu les informations nécessaires de sa part afin de conclure mon article et cette belle (première) expérience.

Téo Munch

Comment le journal « Haute Gironde » se diversifie-t-il ?