« Le début de quelque chose de solide » : Aurélien Vivos, vainqueur de The Voice 2023, sort enfin son premier album

« Le début de quelque chose de solide » : Aurélien Vivos, vainqueur de The Voice 2023, sort enfin son premier album

Près de deux ans après sa victoire sur la saison 12 du célèbre télé-crochet, Aurélien Vivos a dévoilé son premier album intitulé « La plus belle histoire du monde ». 13 titres sur lesquels le chanteur se livre plus que jamais.

Aurélien Vivos a sorti son premier album le 7 février. Photo – Téo Munch

Il a tenu à prendre le temps pour obtenir un résultat à son image. Deux ans après sa victoire sur la saison 12 de The Voice, Aurélien Vivos a publié le 7 février « La plus belle histoire du monde », son premier album studio. Le chanteur, qui a grandi dans le Tarn-et-Garonne avant de passer sa vie professionnelle à Agen, se livre à travers 13 titres remplis d’émotions et de gaieté.

Les deux singles sortis en 2024, intitulés « La plupart du temps » et « Tout me ramène à toi », en sont le parfait exemple. « Pour le premier, je voulais une musique qui représente mon côté gamin et geek. Musicalement, elle est tout ce que j’aime avec des parties calmes et d’autres plus rythmées. Le second est différent. Pour moi, c’était l’histoire d’un mec qui se faisait larguer. Puis quand la chanson est sortie, j’ai reçu beaucoup de messages de personnes qui ont perdu un proche. Et là je me suis rendu compte que la chanson était bien plus grande que ce que je pensais. Elle fait du bien, même si le sujet est difficile », souligne-t-il.

Un lien fort avec le sud-ouest

Le chanteur de 36 ans, fan de Marilyn Manson et Florent Pagny, tenait à enregistrer de vrais instruments, à l’heure ou la musique assistée par ordinateur (MAO) se démocratise de plus en plus. Il a notamment invité quatre violonistes présentes sur une de ses dates au théâtre Ducourneau.

Celui qui se sent encore comme « le magasinier qui vendait des tuyaux » a souhaité garder un lien fort avec sa terre du sud-ouest ainsi que sa famille. Père deux filles âgées de 7 et 3 ans, Aurélien Vivos affiche cet attachement dès la première chanson (« Gravé dans le marbre ») : « Elle avait tout, la puissance mais aussi la douceur. J’aimerais bien faire un clip sur celle-là. J’ai voulu ouvrir l’album avec celle-là parce que la famille est mon socle. Je m’efforce de préserver ça, qui est la base de tout ».

Hommage à Johnny Hallyday

Il a cependant fallu trier parmi la quarantaine de maquettes enregistrées pour arriver à une sélection de dix de morceaux, depuis élargie à 13. Le chanteur s’est principalement appuyé sur le talent de François Welgryn et William Rousseau, tous deux rencontrés lors de son passage à The Voice. Mais aussi John Mamann et Didier Barbelivien, qui a participé à la conclusion de l’album, « Un dernier blues pour Johnny ». « Il était très proche de Johnny Hallyday. Il voulait écrire une chanson pour son ami et que ça soit moi qui la chante. Sur le premier arrangement, c’était très rock et je poussais beaucoup plus sur la voix. Mais on a gardé le deuxième parce qu’il mettait plus en avant les paroles », se souvient l’interprète.

Après avoir connu l’Olympia en juin 2024, cet album très personnel raconte les deux dernières années mouvementées d’Aurélien Vivos, entre grand succès et profondes remises en question. « Il m’arrive de douter, parce que le temps passe et je ne sais pas si les gens vont continuer à venir aux concerts. Mais ils sont toujours là, et c’est ça ma plus belle histoire. Elle perdure, ça se construit et je sens que c’est le début de quelque chose de solide », sourit-il.

 

« C’était une histoire folle »

En deux années pleines d’émotions et de souvenirs, Aurélien Vivos a vécu un début de carrière mouvementé. Ce garçon de nature timide est notamment monté sur la scène mythique de l’Olympia. Il s’est ainsi construit une base solide de fan (« même si je n’aime pas ce mot »). Le chanteur a pu nourrir cet album de belles histoires, comme celle cachée derrière le titre « Place 14 » : « Un jour, je fais une séance dédicace à Moissac. Une dame vient et me dit « j’ai pris une place pour un de tes concerts, je suis à la place 14 ! ». Je lui ai dit que j’allais à Paris dans les prochains jours, et que j’écrirais une chanson pour elle qui s’appellera Place 14. Puis j’oublie son visage. Quelques mois plus tard, après mon concert à l’Olympia, je recroise cette dame qui s’appelle Marguerite et qui vient partout où elle peut. Et elle me montre son billet avec à nouveau la place 14 ! C’était une histoire folle. Ça me fait réfléchir sur l’interprétation de cette chanson lors de mes prochains concerts ». L’une des nombreuses idées qui se trament dans la tête d’Aurélien Vivos.

Téo Munch

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