« On veut leur montrer qu’ils ne sont pas seuls » : à Agen, la Marche des fiertés repart pour une troisième édition
La Marche des Fiertés d’Agen aura lieu le 10 mai prochain. Cet événement a pour objectif de soutenir la communauté LGBTQIA + face à une hausse des discriminations dans l’ensemble du pays.
Après le succès des deux dernières éditions, la Marche des fiertés d’Agen revient le samedi 10 mai. Elle sera organisée par le collectif Pride 47, composé des associations Fiertés 47 et La Mèche ainsi que de la fondation Le Refuge.
La journée débutera dès 11 heures au village associatif sur la place Jasmin. Une quinzaine de stands y seront installés pour informer sur les actions menées par les différentes structures qui luttent contre les discriminations envers la communauté LGBTQIA +. D’ici, la marche sera lancée pour une durée d’environ deux heures. Enfin, le Florida accueillera à partir de 19 heures une soirée queer avec des performances artistiques, des expositions et de nombreuses activités jusqu’à 0 h 30.
« Les idées réactionnaires nous inquiètent »
Cet événement s’inscrit dans une lutte contre une LGBTphobie toujours plus présente. Comme indiqué par le ministère de l’Intérieur, les infractions anti-LGBT + enregistrées ont augmenté de 13 % en 2023 par rapport à l’année précédente. Concernant les crimes et délits, le nombre monte jusqu’à 19 %.
« En ce moment, la situation n’évolue pas forcément dans le bon sens pour les personnes LGBT. On voit ce qui se passe à l’étranger, et ça pointe méchamment son nez en France. Les idées réactionnaires et d’extrême droite, qui veulent nous mettre gentiment dans le placard, nous inquiètent. Il y a une grosse attaque et des choses abjectes qui se disent contre les personnes transsexuelles. On parle de Donald Trump aux États-Unis, mais les mêmes énormités sont conférées ici aussi par certains », remarque Frédéric Poussin, membre du conseil d’administration de Fiertés 47.
Soutenir la communauté LGBT en milieu rural
L’objectif de cette Marche des fiertés est également de continuer à afficher son soutien à la communauté LGBTQIA + en milieu rural. Et de montrer que les personnes de ce territoire, loin des grandes villes, peuvent affirmer librement leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
« Ces derniers temps, il y a un focus très inquiétant sur les personnes trans, et ça fait peur. Il y a des gens qui vont rester toute leur vie dans leur placard, on veut leur montrer qu’ils ne sont pas seuls », souligne Béatrice Voisin, déléguée départementale du Refuge en Lot-et-Garonne. Une manière de dire « on est là », malgré les mauvais bruits autour.
Téo Munch
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