Skaydis : « Être le premier artiste français à faire le Super Bowl »
De son vrai nom Noha Ibsaiene, ce jeune rappeur bordelais a sorti le 14
janvier dernier son premier single, ‘’No Jack’’, sur les plateformes de
streaming. Un artiste ambitieux, sûr de ses qualités mais avant tout passionné
par la musique depuis l’enfance.
Source : Mamsko
Quels ont été les premiers retours sur ce premier single ?
Pour un premier son, ça a bien marché. J’ai eu beaucoup de messages pour me dire que c’était un bon son, qu’il fallait continuer sur cette lancée. Après ce n’est pas mon délire personnel mais je suis plutôt satisfait.
En combien de temps as-tu réalisé cette musique ?
Une heure au studio. En un jour c’était plié. On choisit une prod, je pose (la voix) en une heure, puis le temps d’écouter, de la masteriser…
Donc tu n’as pas composé toi-même l’instrumentale ?
Non, on prend la prod sur YouTube. On l’achète. Sinon, j’ai plusieurs beatmakers qui sont avec moi.
Comment as-tu eu cette passion pour la musique ?
Mon père était dans la musique. Elle fait partie de ma culture. Et quand j’étais petit, on avait les chorales à l’école et j’aimais bien chanter.
Quelles sont tes influences ?
En ce moment, je dirais Offset et Lil Baby, toute cette culture US que j’aime beaucoup. Après en France, je dirais SCH et Hamza. Je ne dirais pas qu’ils m’ont influencé mais je les écoute beaucoup et ils m’aident à continuer.
Dans quel style musical as-tu grandi ?
Quand j’étais petit, c’était plus la Sexion (d’Assaut), Siboy aussi quand il a commencé à sortir des sons avec le 92i. J’étais à fond dedans et encore aujourd’hui je l’écoute. Anderson .Paak aussi, grâce à mon père.
Pour l’instant, tu as sorti trois musiques : ‘’No Jack’’, ‘’Cash’’ sur YouTube et ‘’Compton’’ avec ton groupe. Elles sont assez différentes. Te cherches-tu encore musicalement ?
Oui parce que je suis quelqu’un de très polyvalent, donc je touche à tout, et c’est dur de se trouver une direction artistique particulière quand on sait tout faire. Mais je pense que je suis en train de trouver. Ça reste à peaufiner, mais vous verrez … (rires)
Et dans quel style te sens-tu le plus à l’aise ?
Ce ne sera pas ma DA, mais la ‘’drill mélo’’. J’aime bien tout ce qui est dans les mélodies.
Avec un travail à côté, combien de temps consacres-tu à la musique par semaine ?
Je ne serais pas quantifier en nombre d’heures, mais j’écris tous les soirs. Après j’essaie d’aller au studio au moins une fois par semaine. Il faut bien séparer son temps, c’est compliqué. Mais c’est quand même assez régulier.
D’ailleurs, d’où vient ton nom d’artiste ?
C’est un mélange de ‘’Skay’’ et ‘’Adonis’’, il y a un petit penchant pour l’alcool (rires). Adonis est mon deuxième prénom. Ma mère me l’a donné, c’est un mélange d’Adolph et Yanis, les noms de mon grand-père et de mon cousin.
Tu fais également des concerts. Quel est ton souvenir le plus fort sur scène ?
J’en ai deux. Je dirais le concert de Jok’air, où j’ai fait la première partie. Il y avait 450 personnes, avec une salle pleine. La plupart des gens qui étaient là-bas connaissaient déjà ‘’Cash’’ et ‘’Compton’’. (Le deuxième), c’était un concert en Normandie. L’ambiance était géniale.
Comment s’est passée la connexion avec Jok’air ?
Je connaissais déjà la salle (l’Accordeur à Saint-Denis-de-Pile, en Gironde, ndlr). Je participais à plusieurs événements là-bas. Le patron était un ami, du coup je suis allé le voir et il m’a dit qu’il faisait passer Jok’air en concert. Il m’a proposé de faire la première partie et j’ai accepté.
Tu fais également parti d’un groupe qui s’appelle ‘’OG Krew’’ avec Zion et Davoc. Comment les as-tu rencontrés ?
Zion est mon cousin, on a grandi ensemble. Avec Davoc, on s’est rencontré il y a quatre ans. Depuis, on est tous ensemble.
Depuis la sortie de ‘’Compton’’, vous n’avez pas sorti de musiques ensemble. Mais chaque membre du groupe a publié des musiques en solo. Est-ce une séparation momentanée ?
On est officiellement séparé. Il n’y a plus de groupe ‘’OG Krew’’, même si on est toujours ensemble dans la vie. Dans les projets à venir, des sons vont sortir (où on est) ensemble. Donc on s’est fait une carrière solo, mais on garde une identité de groupe.
Et pourquoi êtes-vous séparés ?
Pour des problèmes de direction artistique. On avait du mal à s’exprimer pleinement quand on était ensemble.
Quels sont tes projets actuels ? As-tu prévu par exemple de sortir un album ?
Sur tout le long de l’année, une série de freestyles va sortir, qui s’appelle ‘’D&I’’. Un EP va aussi sortir en deux parties : une en novembre, et une autre l’été prochain (2025).
Comment envisages-tu le futur de ta carrière ? Quel est ton objectif ultime ?
Mon objectif ultime, dans la musique, c’est d’être le premier artiste français à faire le (show de la mi-temps d’un) Super Bowl. Ça va être très dur, mais je pense que je peux y arriver, tout est possible. Sinon, mon objectif en ce moment, c’est de signer dans un label.
Propos recueillis par Téo Munch
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