« Une soirée de Saint-Valentin digne de ce nom » : passeriez-vous la fête des amoureux dans un club libertin ?

« Une soirée de Saint-Valentin digne de ce nom » : passeriez-vous la fête des amoureux dans un club libertin ?

Basé à Boé, « Ô plaisirs » organise samedi soir une soirée spéciale Saint-Valentin. Piste de danse, sauna et coins câlins pour sublimer ce rendez-vous amoureux. Sans aucun tabou dans le respect de chacun.


Gilles et Laurence tiennent ce club libertin depuis 2017. DDM MORAD CHERCHARI

La soirée de la Saint-Valentin rime souvent avec repas romantique autour d’un plat soigneusement placé sur une table remplie de pétales. Un instant au milieu d’une lumière tamisée, où seule une bougie illumine deux visages remplis d’affection. « Et après, c’est fini », remarque Gilles.

Alors pour les Valentins et Valentines désireux de prolonger le plaisir, il les invite à participer à une « nuit du love » organisée ce samedi par le club libertin “Ô plaisirs” à Boé qu’il tient avec sa femme, Laurence, depuis huit ans. « Et tout le monde peut venir chez nous », souligne-t-il. Que l’on soit libertin ou non, chacun est accueilli de la même manière « à partir du moment où on n’a pas d’a priori sur sa nudité et celle des autres », indique Laurence. « Et encore, on fournit une serviette à chaque personne qui rentre. Donc on n’est pas obligé de se trimballer à poil », relate Gilles.

L’endroit « idéal » pour fêter la Saint-Valentin

Derrière le comptoir de la boutique, elle explique les raisons pour lesquelles ce lieu est l’endroit « idéal » pour célébrer la fête des amoureux : « Pour certains, la sexualité est un casse-tête à la maison. Soit parce que les enfants sont petits et que ça braille la nuit, soit parce qu’on a des ados qui vont en reparler le lendemain si tant est qu’on fasse un peu de bruit. C’est d’ailleurs à cause de ces problématiques que beaucoup de gens finissent par ne plus avoir envie d’avoir de rapports sexuels. Et ça finit par capoter, parce que le sexe a sa place dans la vie d’un couple. Ici, ils peuvent venir s’enfermer et crier comme ils veulent ».

Loin des boîtes de nuit « où l’on ne se sent pas en sécurité », des restaurants dans lesquels « tous les yeux sont dirigés vers nous dès qu’on a une jupe un peu courte » ou encore des chambres d’hôtel « où il ne faut pas faire trop de bruit » par risque de se faire remarquer par les voisins, le club libertin permettrait selon eux de se faire plaisir sans subir quelconque jugement. « On devrait tous y avoir cette quiétude de passer un bon moment sans être harcelé », estime Laurence.

« Beaucoup se font l’idée que c’est une orgie »

Les visiteurs peuvent donc profiter de cet espace de 450 m² avec son bar du samedi soir, sa piste de danse, son sauna, son hammam, sa piscine et ses douches, sans compter les huit coins câlins. Où les gérants assurent garder un certain esprit romantique, loin de l’image généralement véhiculée sur les clubs libertins : « Beaucoup se font l’idée que c’est une orgie où tout le monde fait l’amour avec tout le monde. Il y a des endroits comme ça, mais ce n’est pas représentatif de la profession. Nous, on fait tout pour que des personnes lambda avec un peu de temps à s’accorder puissent venir ».

Les deux anciens libertins tiennent à proposer un complexe où règne le respect des lieux et de chacun. « On a fait de notre club ce qu’on aurait aimé trouvé ailleurs. Donc on a créé un lieu où les gens font ce qu’ils veulent », note-t-elle. Il existe tout de même quelques consignes à respecter : « La règle numéro 1 dans un club libertin, c’est que la femme décide de tout », précise Laurence. « Ensuite, il ne doit rien se passer dans la piscine », sourit Gilles. La température devrait tout de même monter rapidement dans le club de Boé, désireux d’offrir une Saint-Valentin « digne de ce nom » à ses clients.

Téo Munch

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