ENTRETIEN. « La première chose à régler est notre rapport avec la mairie » : Johan Jourdan dévoile ses plans au SUA omnisports
Fraîchement élu, le nouveau président revient sur ses motivations et ses ambitions à la tête de l’association, ainsi que les principaux dossiers à traiter.
Johan Jourdan est co-président du SUA football depuis 2018. / DDM – ISMAËLLE BEAU
Lors de son assemblée générale du 10 mars, le SUA omnisports a élu Johan Jourdan à la présidence. Le co-président de la section football depuis 2018 souhaite développer l’association, tout en conservant l’âme de la structure omnisports.
Pourquoi avez-vous décidé de candidater au poste de président du SUA omnisports ?
J’ai toujours participé aux assemblées générales et aux activités de l’omnisports. On a dix associations de tailles très différentes, mais on se connaît humainement. Puis ça s’est fait naturellement, Michel Sanz a confirmé qu’il voulait passer la main, et les deux personnes qui étaient partantes pour avancer étaient moi et Laurent Douailin, qui s’occupe du triathlon. Dans les faits il est vice-président, même s’il aurait pu être co-président avec moi.
Que représente le SUA omnisports pour vous ?
On pèse quand même 2 500 licenciés. Ce qui compte dans le omnisports, c’est que l’aspect humain soit préservé, qu’il y ait une bonne entente entre tous et qu’on ne mette pas les gens en difficulté. Il ne s’agit pas de rien faire, mais de proposer des choses qui tiennent compte de la structure omnisports. Par exemple, la section roller est la plus petite avec moins de 30 adhérents, alors que le foot en a 600 et que le rugby possède le plus gros budget. Donc il faut respecter tout le monde.
Quelles sont vos ambitions pour l’association ?
On a quelques idées. Par exemple, on avait organisé des journées omnisports pour les jeunes il y a quelques années. Ça avait bien marché, donc c’est une idée à reprendre. Une autre assemblée générale aura lieu le 31 mars pour présenter la feuille de route et compléter la gouvernance parce qu’on n’a pas eu le temps d’examiner tous les dossiers. Il y en a un particulièrement important qui concerne le SUA Tennis. En effet, pour la plupart des sections, on a une convention d’occupation avec la ville qui nous permet d’utiliser les installations municipales. Le SUA Tennis était un cas particulier parce qu’il avait un bail. Il était à 100 % chez lui mais il payait tout. Il va désormais basculer sur une convention d’occupation du parc municipal.
L’État prévoit aussi de réduire les aides accordées au sport…
Si les financements disparaissent, les clubs iront chercher des partenariats, augmenter les cotisations des licenciés ou baisser leur niveau de services. Depuis quelques années, les ressources extérieures sont plutôt à la baisse au niveau national. On a un budget très faible, on détient seulement la marque SUA et regroupe juste des sections indépendantes. Donc chaque président doit relever ce défi qui n’est pas facile. Mais la première chose à régler est notre rapport avec la ville. C’est important pour que les conditions d’occupations et les financements soient optimaux parce que le premier financeur est de très loin la ville d’Agen.
Allez-vous rester co-président de la section football avec Sandrine Pequignot ?
Je n’envisage pas de changer dans l’immédiat. Il faudra un jour passer la main, mais on a une gouvernance qui tient. Il est préférable que ça soit un président de section à la tête du SUA omnisports, ça a toujours été comme ça. Il arrive des fois que des anciens présidents s’occupent de l’omnisports, mais il n’y a pas de règles.
Vous êtes aussi directeur général des services au Centre de gestion de la fonction publique territoriale de Lot-et-Garonne (CDG47). Avec ce nouveau statut de président du SUA omnisports et en vue des élections municipales de 2026, avez-vous une ambition politique ?
Ça n’a rien à voir, on est dans un cadre associatif. Chacun a ses ambitions et ses projets. Le monde associatif demande beaucoup de temps, c’est du bénévolat. On ne s’y engage pas pour être élu aux municipales. Mais il arrive que ce soit le cas, chacun fait comme il veut.
Téo Munch
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