Retro 2023 : un monde bousculé

Retro 2023 : un monde bousculé

Source : Handout/REUTERS

La guerre entre Israël et le Hamas, débuté le 7 octobre, est sans doute l’événement international de l’année 2023. Au lendemain de l’attaque, la presse française est sous le choc. Le Parisien titre « L’insoutenable attaque ». Mais les réactions politiques ont été également largement contestées puisque, si Le Figaro regrette que « les Insoumis se sont distingués en justifiant (cette attaque) en partie », Libération préfère, de son côté, relever que « La France Insoumise a aussi mis en cause la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens ».

Deux mois et demi plus tôt, une autre situation déstabilisait les relations internationales. Le 26 juillet, le président du Niger, Mohamed Bazoum, est renversé par un coup d’Etat. Le Monde prévoit alors que « la France et les Etats-Unis perdront un de leurs derniers alliés en Afrique de l’Ouest ». Libération voit également dans ce putsch un affaiblissement de l’influence de la France dans la zone : « l’armée française voit s’éloigner la possibilité de s’appuyer sur un pays où avait été transférée une partie des forces de Barkhane ».

Les élections législatives néerlandaises, remportées le 22 novembre par l’extrême droite anti-islam de Geert Wilders, ont également marqué l’année 2023. Au moment des résultats, l’AFP souligne que « la victoire de Geert Wilders marque un brusque virage à droite » après une précédente législature plutôt positionnée au centre-droit sur l’échiquier politique. De son côté, France 24 craint que ce succès de l’extrême droite provoque « un séisme politique dont les répercussions se feront ressentir bien au-delà des frontières des Pays-Bas ».

Enfin, le changement s’est également fait ressentir au Royaume-Uni, avec le couronnement du roi Charles III et de la reine Camilla Parker Bowles. Le Parisien saluait à sa une le lendemain « un couronnement traditionnel et moderne à la fois ». Mais la cérémonie n’a cependant pas échappé à certaines critiques autour de son prix, relevées par Midi Libre la veille des festivités : « une cérémonie très chère, payée par le contribuable, en période d’inflation. La pilule a du mal à passer pour de nombreux Anglais ».

Téo Munch

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