Carrefour du Pin, avenue de Gaillard, boulevard de la Liberté… Ces axes du centre-ville d’Agen qui agacent les automobilistes

Carrefour du Pin, avenue de Gaillard, boulevard de la Liberté… Ces axes du centre-ville d’Agen qui agacent les automobilistes

Certains axes routiers d’Agen représentent un véritable calvaire pour les automobilistes. La municipalité reconnaît que des efforts doivent encore être faits.

Le carrefour du Pin, l’un des passages clés de la ville, est très fréquenté par les automobilistes. / DDM – MORAD CHERCHARI

« Trottoirs affreux », « des nids-de-poule partout », « une route cabossée »… Voici quelques-uns des nombreux commentaires postés sur les réseaux sociaux à propos de la circulation au cœur d’Agen. À la suite d’un appel à témoignage lancé sur Facebook, les internautes se sont indignés de déplacements difficiles dans les rues de la cité Jasmin.

Parmi les points qui cristallisent l’agacement des usagers : le carrefour giratoire du Pin, dont certains habitués n’ont pas encore saisi la manière de l’aborder. Très emprunté, ce rond-point est un lieu de passage clé de la ville. « Il y a plusieurs pistes d’aménagements possibles, mais ils sont très coûteux et ne peuvent se faire que dans le cadre d’une révision globale du secteur. Durant ce mandat, j’ai présenté au maire un projet avec deux ronds-points, et un réaménagement total autour du square. Mais on rentre dans des frais colossaux de l’ordre de 7 ou 8 millions d’euros », souligne Nicolas Benatti, adjoint au maire en charge des nouvelles mobilités, des aménagements urbains, de la voirie et du stationnement.

Des aménagements nécessaires sur l’avenue de Gaillard

L’avenue de Gaillard, qui longe le cimetière, revient souvent lorsqu’il s’agit d’évoquer les endroits problématiques de la ville. « Des personnes l’empruntent à vélo ou en trottinette. Personne ne respecte la limitation de 50 km/h, le feu au pied du cimetière est grillé un paquet de fois le soir. Elle a été réparée à plusieurs reprises mais il faudrait tout reprendre. Et pourquoi pas une piste cyclable ? Car honnêtement, avec des EPDM (engins de déplacements motorisés électriques, NDLR) à 25 km/h sur cette route, c’est dangereux pour tout le monde », soupire une automobiliste.

« L’état de la chaussée n’est pas bon, c’est une certitude. On est sur un axe très passant, et ça fait partie des priorités. Il y en a d’autres qui sont aussi importantes, notamment l’avenue du Général-Leclerc où il y a 16 000 voitures par jour. Mais on ne peut pas rajouter une simple couche de bitume, qui coûterait déjà 4 millions d’euros sur cet axe », souligne Nicolas Benatti.

« On est plutôt contre les ralentisseurs »

Les chauffeurs de bus aussi sont concernés par les difficultés à circuler. L’un d’eux juge certains axes inadaptés au passage de poids lourds : « La végétation du boulevard de la Liberté n’est pas taillée, ce qui nous oblige à rouler légèrement sur la voie opposée. Le risque est donc élevé, sans compter les panneaux de signalisation à hauteur des rétroviseurs, au ras des trottoirs et les ralentisseurs qui ne sont pas aux normes », remarque-t-il. L’adjoint municipal affirme s’être emparé du dossier de la végétation.

Les dos-d’âne, en revanche, restent une grande source de débats. Nombre de conducteurs estiment que des ralentisseurs ne sont pas aux normes. « J’y ai laissé mes amortisseurs », regrette une habitante. « Ils sont aux normes, on applique les recommandations. On ne peut pas dire qu’on soit une ville très équipée et, franchement, on est plutôt contre les ralentisseurs », affirme Nicolas Benatti. Sur cette question et des exemples en particulier, l’élu renvoie la balle du côté des quartiers, auxquels est attribué un budget de 75 000 euros par an qu’ils peuvent utiliser pour réaménager leur espace.

Des feux synchronisés « sur les axes principaux »

Pour les feux, l’adjoint au maire est également catégorique : « Sur les axes principaux, où il peut passer 2 000 voitures par heure, tous les feux sont synchronisés. Il faut gérer ces flux-là, et les fréquences de passages du rouge au vert sur ces avenues sont adaptées à la circulation. Autour de la place Jasmin, on est sur une deux fois deux voies où on aimerait rouler à 70 km/h. Quand les gens mettent plus de deux minutes pour traverser l’avenue, ils trouvent ça long. Je les invite à aller un week-end à Bordeaux ou Toulouse pour voir que là, c’est long pour faire deux kilomètres ». Agen n’en est pas encore là.

Téo Munch

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