« Ça va nous faire un petit camping-car dans le désert » : deux jeunes Lot-et-Garonnais en route vers le 4L Trophy

« Ça va nous faire un petit camping-car dans le désert » : deux jeunes Lot-et-Garonnais en route vers le 4L Trophy

L’année prochaine, Anthony et Margaux participeront à la célèbre épreuve automobile. Un road-trip excitant pour ce couple lot-et-garonnais tourné vers la solidarité et la culture du voyage.

Margaux et Anthony se préparent à participer au 4L Trophy l’année prochaine. / Photo – M.A.

Cette aventure est sans doute celle qui leur correspond le plus. Lui est gendarme à la brigade de Tonneins, elle est ostéopathe animalière dans le département. Ensemble, ils ont décidé de participer au 4L Trophy, une course de Renault 4 dans le désert au profit des associations Enfants du désert et la Croix-Rouge (lire encadré). « On a deux professions assez atypiques, on est proche des gens pour les aider. Dans ce raid humanitaire, on a le profil », estime Anthony Ferreira.

Depuis deux ans, il entraîne sa compagne, Margaux Altmeyer, dans ce projet un peu fou. « C’est lui qui m’a proposé. J’adore tout ce qui est bricolage et apprendre de nouvelles choses, donc ça coche toutes les cases. Et ça fait une expérience en couple ! », reconnaît-elle.

Modèle de 1980

Tout commence en juin 2023 lorsqu’ils font l’acquisition d’une Renault 4L F6. « J’avais le projet de remettre une 4L au goût du jour. Celle-là, ça faisait dix ans qu’elle était au fond d’une grange. Mais le plus dur a été de trouver la voiture », indique Anthony. Ce passionné d’automobile depuis l’enfance (« je passais mes week-ends dans les moteurs ou à changer des roues ») tient en grande partie cet héritage de son père, dont la première voiture était… une Renault 4L berline. « Il est très fan de voitures, il y en a partout à la maison ! », s’amuse Margaux.

Quelques retouches étaient nécessaires sur ce modèle datant de 1980 avec 34 chevaux et 131 000 kilomètres au compteur. Les freins ont notamment été changés et, bientôt, la carrosserie blanche sera recouverte aux couleurs bleues de la marque Alpine. « On va mettre un lit à l’arrière, ça va nous faire un petit camping-car dans le désert », sourit Anthony. Leur amour commun du voyage était une motivation supplémentaire dans ce périple de 6 500 kilomètres entre Biarritz et Marrakech. « On adore l’aventure, j’ai un van aménagé donc on est habitué à faire des petits voyages », remarque-t-il.

« Après, je m’en servirai tous les jours »

Ce road-trip dans le désert nécessite d’acquérir un certain budget, que le couple évalue à 10 000 euros dont 3 800 pour la seule inscription. Anthony et Margaux en appellent donc aux sponsors et aux particuliers capables de fournir des dons financiers ou matériels pour leur association « 4LPINE ». « On tient aussi à faire connaître les entreprises du Sud Ouest. On essaie de valoriser les petites sociétés locales autour de chez nous pour que ça profite à tout le monde », insiste-t-elle.

L’année prochaine, ils prendront les routes de Biarritz pour le grand départ, prévu le 18 février 2026. À l’heure actuelle, l’excitation domine sur l’appréhension. « En fait, j’ai surtout peur que la voiture ne revienne pas, parce que c’est une vieille voiture qui va rouler sur des bosses dans le désert. On ne va pas jouer le chrono, on va être prudent pour revenir avec la voiture. C’est ma seule crainte parce qu’après, elle va rester ici. Je vais m’en servir presque tous les jours, ça sera ma voiture », se projette-t-il. D’ici là, Anthony et Margaux auront le temps de bien la préparer à ce grand voyage.

 

Un raid humanitaire

Le 4L Trophy est un raid automobile de 6 500 kilomètres entre Biarritz et Marrakech, généralement organisé en février. Il avait été lancé en 1997 par l’homme d’affaires français Jean-Jacques Rey (décédé le 27 mars 2024) et entraîne chaque année près de 2 000 jeunes âgés de 18 à 28 ans. Cette course, tournée vers le soutien humanitaire, est une action menée au profit de plusieurs associations comme les Enfants du désert et la Croix-Rouge française. Les participants offrent ainsi des fournitures scolaires, des affaires sportives, des denrées alimentaires ou encore des dons pour favoriser l’éducation dans le désert marocain. « Chaque année, près de 20 000 enfants de la région du Drâa-Tafilalet bénéficient de matériel. En 2023 par exemple, la générosité des donateurs nous permet de remettre 30 466 euros et de réaliser deux salles de classe auprès d’écoles dans le besoin », rapporte l’association des Enfants du désert.

Téo Munch

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