« Si rien n’a changé au bout d’un an, il sera dissous » : Le comité agenais du Souvenir français tire la sonnette d’alarme
Sans bureau depuis le 31 décembre, le comité agenais du Souvenir français doit retrouver une équipe capable de reprendre la main pour continuer à exister, comme l’explique Jean-Jacques Béguer, délégué général du Souvenir français en Lot-et-Garonne.
La situation du comité agenais du Souvenir français, une association dédiée à la mémoire combattante française, est critique. Le précédent bureau, présidé par Jean-Claude Fagot, a démissionné le 31 décembre et n’a pas été remplacé à l’heure actuelle. Jean-Jacques Béguer, délégué général du Souvenir français en Lot-et-Garonne, nous donne quelques éléments sur l’avenir de la délégation départementale.
Pouvez-vous nous expliquer la situation actuelle du comité d’Agen ?
C’est un comité qui végète depuis de nombreuses années et qui restait enfermé dans le milieu des anciens combattants. Aujourd’hui, on compte à peine 27 adhérents, alors que d’autres comités comme Marmande en possèdent 200. Lorsque personne ne dirige un comité, il est mis en sommeil. Donc pendant un an, il n’y a plus d’activités. Cette décision sera prise le 26 avril lors du congrès départemental entre les présidents de comités, sauf si on trouve quelqu’un avant. Jusque-là, le comité existe toujours mais il n’encaisse plus de cotisations et de dons. Et au bout d’un an, si ça n’a pas changé, il sera dissous. Le Souvenir français, comme les autres associations, a du mal à trouver des bénévoles.
Ce comité possède-t-il un rôle important dans le département ?
Oui car Agen est la préfecture du Lot-et-Garonne. Le plus grand carré militaire du département est à côté du cimetière Gaillard, l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) et le 48e régiment de transmissions qui est quand même important. Donc ce comité a une importance particulière. Bien souvent, je demande à son président de me représenter lorsque je n’étais pas disponible auprès du préfet ou de la directrice de l’ONaCVG.
Quelles sont les actions menées par le Souvenir français ?
Chaque comité, dans sa zone d’action, restaure les tombes des morts pour la France qui sont abandonnées. On les restaure et fleurit chaque année pour la Toussaint. Le Souvenir français souhaite également transmettre le devoir de mémoire à la jeune génération. On donne des subventions aux collèges et lycées lorsqu’ils font des voyages. Par exemple, j’en ai accordé au collège de Marmande qui va aller visiter Oradour-sur-Glane, ou encore Penne-d’Agenais qui va aller à Auschwitz. On participe aussi à la commémoration des événements historiques avec les anciens combattants.
Comment le comité pourrait s’en sortir ?
J’ai besoin de redynamiser ce comité et trouver des volontaires pour en reprendre la direction. Le profil idéal n’est pas forcément celui d’un ancien combattant, c’est quelqu’un qui a la fibre mémorielle. Il faudrait une équipe (un président, un secrétaire et un trésorier) qui reprenne le flambeau et n’hésite pas à aller pour trouver de nouveaux adhérents. Il faut s’ouvrir vers l’éducation nationale, le monde associatif ou encore celui des entreprises. Sur la moyenne d’âge, on est au-dessus de 80 ans et les anciens combattants se sentent un peu dépassés par tout ce qui est informatique. On doit aller au-delà.
Téo Munch








