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  • « Si rien n’a changé au bout d’un an, il sera dissous » : Le comité agenais du Souvenir français tire la sonnette d’alarme

    « Si rien n’a changé au bout d’un an, il sera dissous » : Le comité agenais du Souvenir français tire la sonnette d’alarme

    « Si rien n’a changé au bout d’un an, il sera dissous » : Le comité agenais du Souvenir français tire la sonnette d’alarme

    Sans bureau depuis le 31 décembre, le comité agenais du Souvenir français doit retrouver une équipe capable de reprendre la main pour continuer à exister, comme l’explique Jean-Jacques Béguer, délégué général du Souvenir français en Lot-et-Garonne.

    Le comité d’Agen est actuellement sans bureau. En médaillon Jean-Jacques Béguer, délégué général du Souvenir français en Lot-et-Garonne. DDM – MORAD CHERCHARI

     

    La situation du comité agenais du Souvenir français, une association dédiée à la mémoire combattante française, est critique. Le précédent bureau, présidé par Jean-Claude Fagot, a démissionné le 31 décembre et n’a pas été remplacé à l’heure actuelle. Jean-Jacques Béguer, délégué général du Souvenir français en Lot-et-Garonne, nous donne quelques éléments sur l’avenir de la délégation départementale.

    Pouvez-vous nous expliquer la situation actuelle du comité d’Agen ?

    C’est un comité qui végète depuis de nombreuses années et qui restait enfermé dans le milieu des anciens combattants. Aujourd’hui, on compte à peine 27 adhérents, alors que d’autres comités comme Marmande en possèdent 200. Lorsque personne ne dirige un comité, il est mis en sommeil. Donc pendant un an, il n’y a plus d’activités. Cette décision sera prise le 26 avril lors du congrès départemental entre les présidents de comités, sauf si on trouve quelqu’un avant. Jusque-là, le comité existe toujours mais il n’encaisse plus de cotisations et de dons. Et au bout d’un an, si ça n’a pas changé, il sera dissous. Le Souvenir français, comme les autres associations, a du mal à trouver des bénévoles.

    Ce comité possède-t-il un rôle important dans le département ?

    Oui car Agen est la préfecture du Lot-et-Garonne. Le plus grand carré militaire du département est à côté du cimetière Gaillard, l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) et le 48e régiment de transmissions qui est quand même important. Donc ce comité a une importance particulière. Bien souvent, je demande à son président de me représenter lorsque je n’étais pas disponible auprès du préfet ou de la directrice de l’ONaCVG.

    Quelles sont les actions menées par le Souvenir français ?

    Chaque comité, dans sa zone d’action, restaure les tombes des morts pour la France qui sont abandonnées. On les restaure et fleurit chaque année pour la Toussaint. Le Souvenir français souhaite également transmettre le devoir de mémoire à la jeune génération. On donne des subventions aux collèges et lycées lorsqu’ils font des voyages. Par exemple, j’en ai accordé au collège de Marmande qui va aller visiter Oradour-sur-Glane, ou encore Penne-d’Agenais qui va aller à Auschwitz. On participe aussi à la commémoration des événements historiques avec les anciens combattants.

    Comment le comité pourrait s’en sortir ?

    J’ai besoin de redynamiser ce comité et trouver des volontaires pour en reprendre la direction. Le profil idéal n’est pas forcément celui d’un ancien combattant, c’est quelqu’un qui a la fibre mémorielle. Il faudrait une équipe (un président, un secrétaire et un trésorier) qui reprenne le flambeau et n’hésite pas à aller pour trouver de nouveaux adhérents. Il faut s’ouvrir vers l’éducation nationale, le monde associatif ou encore celui des entreprises. Sur la moyenne d’âge, on est au-dessus de 80 ans et les anciens combattants se sentent un peu dépassés par tout ce qui est informatique. On doit aller au-delà.

    Téo Munch

  • Économie, santé, écologie… Les travaux qui attendent l’Agglo d’Agen en 2025

    Économie, santé, écologie… Les travaux qui attendent l’Agglo d’Agen en 2025

    Économie, santé, écologie… Les travaux qui attendent l’Agglo d’Agen en 2025

    Lors des vœux de l’Agglomération d’Agen aux conseillers municipaux, le président Jean Dionis du Séjour a indiqué les principales pistes de réflexion de l’année 2025.

    Le président Jean Dionis du Séjour a présenté ses vœux ce mercredi 22 janvier. Photo – Téo Munch

     

    C’est dans la nouvelle salle multi-activité d’Estillac que s’est déroulée la cérémonie des vœux aux conseillers municipaux de l’Agglomération d’Agen. Après un bilan de l’année écoulée, le maire d’Agen a présenté les pistes de 2025 dans différents secteurs.

    • Économie

    L’agglomération doit faire face à la situation financière délicate de l’État (celui-ci étant à l’origine de 55 % des recettes de l’agglomération) et de sa propre dette, amplifiée avec le financement du pont de Camélat. Sophie Borderie, présidente du conseil départemental, a de son côté indiqué qu’elle « doit envisager de réduire son budget à hauteur de 60 millions d’euros, soit 12 % de moins qu’en 2024 ».

    • Santé

    Jean Dionis du Séjour a rappelé que certaines communes avaient accueilli des centres de santé. Cependant, il a tout de même noté que « sur 101 000 habitants, 11 000 Agenais sont sans médecins traitants. Nous manquons de médecins généralistes, de psychiatres, de gynécologues ou encore de dentistes ».

    • Écologie

    En matière d’écologie, « l’Agglo, c’est du costaud ». Toutefois, selon le président, ce territoire est « encore trop shooté à la voiture et n’offre pas assez de services à nos communes de deuxième ceinture ». L’objectif est de travailler sur des mobilités plus économes et écologiques, avec davantage d’itinéraires et de bus dans les zones fréquentées. Le « projet écologique numéro 1 » reste le réseau de chaleur urbain, dont les travaux sont prévus à la fin de l’année. Même s’il ne concerne pour l’instant que les communes du Passage et d’Agen, le président espère l’étendre plus loin dans un deuxième temps.

    • Révolution des poubelles

    Elle va occuper une place importante dans le calendrier 2025. Entamée en 2023, elle prévoit de se consacrer cette année aux déchèteries. « Nous allons petit à petit pousser les professionnels en dehors de nos déchèteries vers des solutions professionnelles pour les consacrer aux ménages et trier de manière beaucoup plus ciblée les déchets ».

    Téo Munch

  • « On veut proposer une alternative aux autres modes de transport » : les trottinettes électriques avancent vers la démocratisation à Agen

    « On veut proposer une alternative aux autres modes de transport » : les trottinettes électriques avancent vers la démocratisation à Agen

    « On veut proposer une alternative aux autres modes de transport » : les trottinettes électriques avancent vers la démocratisation à Agen

    La société Bird, qui fournit les trottinettes électriques en libre-service à Agen, a révélé quelques chiffres sur l’utilisation de ces engins motorisés dans la ville. Avec l’objectif de développer davantage sa zone d’opération.

    93 % des usagers terminent leurs trajets jusqu’aux emplacements de parking. DDM – Manon Vallet

    En quelques années, les trottinettes électriques ont pris une place importante dans les villes. Agen n’échappe pas à la règle et propose depuis 2022 ces engins motorisés en libre-service. La société de micro-mobilité américaine Bird, fondée en 2017 et présente dans une dizaine de collectivités en France, avait alors été choisie par la municipalité pour développer ce service au sein de sa commune. Un peu moins de trois ans après son arrivée, elle a fourni quelques chiffres sur l’utilisation de la trottinette électrique sur le territoire agenais.

    700 utilisateurs actifs

    En 2024 notamment, 36 737 trajets ont été effectués avec une moyenne de 103 par jour. Ces données représentent environ 1,52 tonne de CO2 évitées. « On estime que 10 % des trajets en trottinette remplacent ceux en voiture. Et sur la base de ce pourcentage, on calcule la somme des tonnes de CO2 évités », relate Ingrid Lanoë, directrice des affaires publiques chez Bird.

    De plus, la société comptabilise près de 700 utilisateurs actifs ayant recours à ce service au moins une fois par mois, avec 61 791 kilomètres parcourus sur l’ensemble du centre-ville. « On a une bonne base d’utilisateurs actifs et un usage stable tout au long de la semaine, donc pour des trajets du quotidien. On a une forte utilisation en fin de journée, cela veut dire qu’on propose une alternative aux autres modes de transport aux heures de pointe. Pour nous, c’est plutôt positif et on voit une bonne utilisation », remarque-t-elle. En effet, plus de 93 % des usagers terminent leurs trajets jusqu’aux emplacements de parking, sur les 105 trottinettes déployées en moyenne chaque jour.

    Étendre le dispositif

    Quelques modifications sont cependant à prévoir, notamment sur la zone couverte par le dispositif. Aujourd’hui, elle s’étend de la gare jusqu’au stade Armandie, en passant par le parking Gravier et l’avenue Jean-Jaurès. Une délimitation inchangée depuis la période d’expérimentation. L’idée est donc d’ouvrir cet espace à l’ensemble de la ville : « Tout Agen n’est pas couvert, ce qui peut arrêter des trajets. C’est notre piste de travail pour que les habitants utilisent plus les trottinettes et remplacent des trajets en voiture. On souhaite que chacun puisse utiliser la trottinette comme un vrai moyen de transport ».

    Elle note également une distance moyenne par trajet de 1,6 kilomètre, bien inférieure à des villes comme Cherbourg ou encore Laval où est également implanté Bird. Les pistes de réflexion s’étendent également sur la politique des transports de la ville, avec des animations territoriales et des ateliers de prévention routière.

     

    La trottinette ne fait pas l’unanimité

    Plusieurs accidents ont divisé les Agenais sur l’utilisation des trottinettes électriques en ville. Notamment en février 2023, lorsqu’une conductrice avait heurté un enfant de 5 ans qui traversait le boulevard de la République pour rejoindre sa mère. Ce dernier souffrait alors d’une triple fracture au foie et avait dû être transféré à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux. Certains habitants avaient alors dénoncé le risque représenté par ces engins motorisés et la cohabitation difficile entre les différents usagers. Il est donc utile de rappeler que les deux-roues motorisés sont soumis aux mêmes règles que les véhicules. Les usagers doivent ainsi mettre pied à terre en zone piétonne, sous peine d’amende de 150 euros. L’application Bird indique par ailleurs les zones à circulation interdite, à savoir les espaces verts et les parkings. Elle rappelle également que la circulation autour du boulevard République, de la rue de la Grande Horloge jusqu’à celle de Belfort, est réduite.

    Téo Munch

  • « Mon objectif est de pouvoir mélanger tous les arts » : Quand le dessin rencontre la musique

    « Mon objectif est de pouvoir mélanger tous les arts » : Quand le dessin rencontre la musique

    « Mon objectif est de pouvoir mélanger tous les arts » : Quand le dessin rencontre la musique

    Jusqu’au 31 janvier, l’artiste Onna Cykill expose au Florida à Agen une série d’œuvres réalisées sur des pochettes de CD, vinyles ou encore de DVD. En mélangeant ses deux passions, le dessin et la musique, il a trouvé son meilleur moyen d’expression.

    Onna Cykill, aux côtés de sa dernière œuvre en hommage au cinéaste David Lynch. Photo – L.D.

     

    La personnalité de David Lynch, décédé le 15 janvier, pourrait résumer à elle seule les ambitions d’Onna Cykill, de son vrai nom Lionel Darqué. Scénariste, réalisateur mais aussi photographe, sculpteur et musicien, le cinéaste américain pourrait être l’incarnation de l’« art total », soit l’utilisation simultanée de plusieurs domaines artistiques. « C’est comme un rêve pour les artistes de pouvoir réaliser l’œuvre parfaite qui réunit tous les arts. C’est mon objectif de pouvoir les mélanger et les maîtriser le mieux possible », note Lionel Darqué.

    Sa première passion a été celle du dessin, qu’il commence à pratiquer vers l’âge de 7 ans. « Quand mon père ne pouvait pas m’acheter des jouets, je me les inventais en dessin », se souvient-il. Ce moyen d’expression, appris en autodidacte, n’est pourtant plus suffisant lorsqu’il découvre le rock et des groupes comme Metallica. Lionel Darqué se passionne pour la musique et commence à récupérer du matériel pour apprendre par lui-même.

    Des influences japonaises

    Pour cette exposition, intitulée “Onna Cykill Kollector”, l’artiste de 45 ans a rassemblé une quarantaine de pochettes au format CD, vinyles, cassettes audio et même DVD. Derrière chaque dessin, principalement des portraits, se cache une histoire plus ou moins personnelle souvent en lien avec la musique qu’il produit. « Des fois ce sont les dessins qui m’inspirent pour faire de la musique, et d’autres c’est l’inverse », remarque-t-il. Ces illustrations, dont certaines réalisées dès l’âge de 12 ans avec une maîtrise remarquable, représentent plusieurs styles, du manga aux dessins photo-réalistes en passant par l’art contemporain et les comics.

    De nombreuses œuvres font référence au Japon, dont l’influence a été nourrie grâce à un diplôme de langues, littérature et civilisation japonaise. Côté musical, Lionel Darqué propose principalement du métal, inspiré par le groupe Nine Inch Nails (NIИ) jusque dans la confection de son logo. Alors avec autant d’influences, comment pourrait-on définir son style ? « Globalement, c’est tous les styles », sourit-il. Véritable passionné, Lionel Darqué a mille histoires à raconter. À travers cette exposition, il propose une balade dans son univers aux multiples couleurs.

    Téo Munch

  • « La survie de ce territoire est en jeu » : la nouvelle gare LGV d’Agen se rêve en point d’entrée de la Moyenne Garonne

    « La survie de ce territoire est en jeu » : la nouvelle gare LGV d’Agen se rêve en point d’entrée de la Moyenne Garonne

    « La survie de ce territoire est en jeu » : la nouvelle gare LGV d’Agen se rêve en point d’entrée de la Moyenne Garonne

    L’Agglomération d’Agen et le Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne ont signé une convention de partenariat ce lundi 20 janvier afin de promouvoir la nouvelle gare LGV dans les territoires alentour.

    Jean Dionis du Séjour et Raymond Vall, respectivement présidents de l’Agglomération d’Agen et du Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne. DDM – Manon Vallet

    Le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse a franchi une nouvelle étape. Le projet, à l’image du changement de nom du GPSO en Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), entre désormais dans une phase plus concrète. Ce lundi 20 janvier, l’Agglomération d’Agen et le Club TGV Gare d’Agen Porte de la Gascogne ont signé une convention de partenariat visant à fixer le rôle de l’association dans la promotion et la valorisation du projet.

    Ce « principal chantier de la première moitié du XXIe siècle », ainsi nommé par le président de l’Agglomération d’Agen Jean Dionis du Séjour et qui consiste en la construction d’une nouvelle gare à Brax, doit redonner une attractivité au territoire de la Moyenne Garonne. « Agen était un petit peu oublié par Bordeaux et ignoré par Toulouse, donc c’est un espoir extraordinaire. On va désenclaver notre grand territoire du Sud-Ouest. Si on n’arrive pas à le mailler par un transport ferroviaire, on verra dans dix ans ce qui restera de l’industrie de ces départements ruraux », remarque Raymond Vall, président du Club TGV Gare d’Agen.

    Garantir une accessibilité

    Il est donc important pour l’association de promouvoir son projet auprès des collectivités des territoires concernés comme le Gers, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Lot, le Lot-et-Garonne ou encore la Dordogne. C’est l’un des objectifs fixés par cette convention de partenariat entre les deux structures dont l’intérêt commun est de transformer « cette Moyenne Garonne en une nouvelle forme de métropole ».

    Des démarches seront ainsi menées auprès de nombreux acteurs, notamment les entreprises. « Beaucoup ne prennent plus l’avion. Elles ont besoin de savoir comment on accède à cette gare et quels sont les services », indique Raymond Vall. Il est donc important d’en garantir un certain nombre, notamment sur l’accessibilité ferroviaire favorisée par la liaison avec la gare d’Agen qui permet une connexion avec les villes et départements alentour. L’accès routier, lui, semble déjà assuré par sa position en continuité de la Technopole Agen Garonne (TAG) à proximité de la sortie Agen-Ouest de l’autoroute A62.

    Objectif de 350 000 consommateurs

    L’aspect écologique est également un facteur important du projet : « Le transport décarboné que représente le ferroviaire est nécessaire pour les citoyens. Ce qui est en jeu, c’est la survie de ce territoire composé de sept départements qui n’ont plus d’espoir d’avoir de transport décarboné », ajoute le président de l’association.

    L’objectif affiché est de rassembler au minimum 350 000 consommateurs réguliers sur une population d’environ 600 000 habitants. Mais la nouvelle gare de Brax se retrouve en concurrence avec celles de Montauban et Mont-de-Marsan. « Plus il y aura de consommateurs sur une gare, plus on obtiendra des arrêts. C’est une véritable compétition », juge-t-il. Si l’ensemble des engagements sont respectés, l’Agglomération d’Agen soutient financièrement les actions du Club TGV à hauteur de 22 500 euros, dont une partie a déjà été versée en attendant un rapport d’activités à rendre dans l’année. D’ici là, l’association mènera sa quête à la recherche de soutiens.

    Téo Munch

  • Pro D2 : « On a le couteau entre les dents » Un SU Agen revanchard pour la réception du Biarritz Olympique

    Pro D2 : « On a le couteau entre les dents » Un SU Agen revanchard pour la réception du Biarritz Olympique

    Pro D2 : « On a le couteau entre les dents » Un SU Agen revanchard pour la réception du Biarritz Olympique

    Les Agenais affrontent Biarritz ce jeudi soir au stade Armandie (21 heures). Un match sous pression, alors que le Sporting a déjà concédé trois défaites à domicile cette saison.

    Les coéquipiers de Billy Searle doivent s’imposer pour s’éloigner de la zone de relégation. DDM – DDM VALENTIN VIE

    La défaite était déjà interdite face à Provence Rugby pour encore espérer arracher une qualification. Mais après un troisième revers à domicile cette saison (10-17), le SU Agen se retrouve à douze points de la 6e place, et avec seulement six unités d’avance sur l’avant-dernier, Valence-Romans.

    Le Sporting se focalise donc désormais sur le maintien, dixit son manager vendredi dernier, depuis une actuelle 13e place, à quatre longueurs de son adversaire du jour, le Biarritz Olympique. Des Basques partis tambour battant en début de saison mais au ralenti depuis l’arrivée des frimas de l’hiver.

    Une rencontre importante pour la seconde partie de saison des Lot-et-Garonnais, durant laquelle tout peut basculer d’un côté comme de l’autre. « On a la pression à tous les matchs. La pression, c’est de bien jouer au rugby, surtout maintenant, pour pouvoir gagner », insiste Adel Fellah, l’entraîneur en charge de la défense.

    Seulement six jours de préparation

    Avec un temps de préparation de seulement six jours – à l’instar de Biarritz – les joueurs et le staff agenais ont pu digérer rapidement la défaite face à Provence pour se focaliser sur la prochaine échéance. « On a vu ce qui n’avait pas été. Il y a eu un engagement physique et une agressivité exemplaire de toute l’équipe. On sait sur quoi on a été battus, on a pris deux contres, on a perdu quelques ballons en touche ce qui ne nous a pas permis de rentrer dans la zone de marque et d’imposer notre rugby. Maintenant, on a basculé sur Biarritz ».

    Outre ce court laps de temps entre les deux matchs, les joueurs devront faire face à un climat peu favorable, avec des températures négatives attendues dans la soirée. « C’est difficile pour nous au niveau du plan de jeu. Mais c’est le rugby, on doit adopter une nouvelle stratégie », souligne le demi d’ouverture Billy Searle.

    Deux équipes à la recherche d’un second souffle

    Biarritz et Agen nourrissent un certain esprit de revanche : le BO n’a plus connu la victoire depuis le 13 décembre et s’est incliné vendredi pour la première fois à domicile cette saison face à Soyaux-Angoulême (10-25), tandis que le SUA veut renouer avec le succès à Armandie.

    « Je pense qu’on va faire face à une équipe qui va chercher à se rebeller. Biarritz n’a pas réussi à imposer son rugby face à Provence, mis à part qu’ils ont réussi à revenir un petit peu dans la partie avec leurs atouts qui sont les mauls portés et leur jeu d’avant. C’est une équipe qui va être revancharde. Mais nous aussi on a perdu à domicile, donc forcément on a le couteau entre les dents et on a envie de montrer qu’on est une équipe qui sait gagner », note Adel Fellah.

    En octobre, Basques et Agenais s’étaient quittés du stade Aguilera sur une victoire des hôtes (30-26). Cette fois-ci, les hommes de Sébastien Calvet ne peuvent envisager un autre résultat que la victoire, pour espérer retrouver un peu de chaleur dans cet hiver qui semble bien long du côté d’Armandie.

    Téo Munch

  • « J’avais envie de me fixer un objectif » : Olivia Brousse en route vers Mademoiselle France 2025

    « J’avais envie de me fixer un objectif » : Olivia Brousse en route vers Mademoiselle France 2025

    « J’avais envie de me fixer un objectif » : Olivia Brousse en route vers Mademoiselle France 2025

    La Calignacaise de 21 ans endosse l’écharpe de Mademoiselle Aquitaine depuis novembre. Bien qu’elle ne s’était pas destinée à une telle aventure, elle profite pleinement de son nouveau rôle avant de disputer la finale nationale en avril.

    Olivia Brousse a été élue Mademoiselle Aquitaine le 16 novembre. DDM – Manon Vallet

    Il n’est pas rare que les enfants rêvent dès le plus jeune âge de gloire, de paillettes et d’être sous le feu des projecteurs. Cette aspiration peut se matérialiser de différentes manières, notamment en participant à des concours de beauté. Olivia Brousse, employée à l’école maternelle de Calignac, est pourtant loin d’avoir vécu ce scénario. « J’ai des problèmes de santé depuis deux ans. Je ne faisais plus de sport, et j’avais envie de me fixer un objectif pour ne pas rester sans rien faire. Un jour, je suis tombée sur des publications Instagram du concours Mademoiselle France. Je me suis lancée là-dedans, mais pas du tout dans le but de gagner », sourit-elle.

    Sa famille se montre réticente, estimant que la Calignacaise ne réalise pas vraiment l’aventure dans laquelle elle s’apprête à embarquer. Elle participe tout de même à ce concours réservé aux filles de 16 à 24 ans, sans pour autant croire en une éventuelle victoire, à la différence de ses parents. Ainsi, lorsqu’elle reçoit la couronne de Mademoiselle Aquitaine le 16 novembre, elle peine à trouver les mots et semble presque perdue au milieu de la scène. « Mes parents m’avaient dit de préparer un discours. Sur les vidéos, on voit que je suis surprise. Je me suis même mise à pleurer », se souvient la jeune femme de 21 ans.

    Un changement dans son quotidien

    Olivia Brousse s’apprête à découvrir une nouvelle vie, après avoir grandi dans le petit village d’à peine 500 habitants qu’elle n’a jamais quitté. Refusant rarement les sollicitations, elle participe notamment au marché de Noël de Nérac ainsi qu’aux vœux de Stéphanie David, maire de Calignac. Tout en ne tirant que du positif de cette expérience : « Là où je suis surprise, c’est que les gens de ma commune me soutiennent beaucoup. Certains me reconnaissent et m’arrêtent dans la rue. Après, il y a Olivia de Mademoiselle Aquitaine et Olivia en dehors. Des fois j’aime bien couper parce que je ne vis pas que de ça, même si j’apprécie beaucoup ce que je fais ».

    Son investissement quotidien se fait davantage ressentir sur les réseaux sociaux. Un changement radical pour une internaute jusqu’ici peu active. Désormais, elle doit répondre régulièrement aux défis lancés sur le compte Mademoiselle France, notamment celui dit de la Nouvelle Année. D’ailleurs, sa publication figure parmi celles ayant suscité le plus de réactions sur Facebook et Instagram. Une belle prouesse pour une personne qui n’en avait pas l’habitude, en espérant que cette popularité se concrétise au niveau des résultats électoraux. Pour assurer une certaine productivité sur ses réseaux sociaux, Olivia Brousse peut compter sur l’expérience de sa déléguée Lisa Brun, élue Mademoiselle Aquitaine en 2022.

    « Ma famille a toujours été là »

    Le soutien de ses parents est également essentiel. Bien que perplexes avant la participation de leur fille à ce concours, ils représentent désormais une source importante de motivation et d’encouragement. « Ma famille, avec ma sœur, a toujours été là pour moi. Des fois ça nous arrive d’avoir des coups de mou. J’appréhende beaucoup d’aller à Mademoiselle France parce que je pars une semaine toute seule et rien que de marcher avec des talons, je n’ai pas l’habitude (sourire). C’est tout nouveau, mais ils sont avec moi dans cette aventure. S’ils n’avaient pas été là, je pense que je n’aurais pas pu arriver jusqu’ici », souligne-t-elle.

    Olivia Brousse se lance avec enthousiasme vers cette finale le 19 avril, sans toutefois envisager d’être à nouveau couronnée. « Au niveau national, il faut être réaliste. Je pense qu’il y a meilleur que moi ». C’était déjà l’idée qu’elle s’était faite en novembre dernier. Le destin en avait décidé autrement.

     

    Rendez-vous le 19 avril

    L’élection Mademoiselle France 2025 aura lieu le 19 avril à la Halle de Mer, dans le Loir-et-Cher (41). Le thème de cette édition est « La légende mystique des Mademoiselle », au cours de laquelle « chaque candidate incarnera l’essence d’un mythe ou d’une créature légendaire », peut-on lire sur la page Instagram du concours. Lou-Anne Vitry, Mademoiselle France 2024 originaire de La Réunion, laissera donc sa couronne à l’une des 22 prétendantes. Quatre passages rythmeront la soirée : celui en tee-shirt/short, un autre au micro, puis un troisième « à thème » et enfin en robe de soirée. Ainsi, cinq participantes recevront les titres de Mademoiselle France, de 1re à 3e Demoiselle ainsi que le Prix du public. Les femmes inscrites au concours doivent être âgées de 17 à 24 ans, « sans critère de poids ou de taille », indique l’organisation. Après avoir succédé à Ludivine Georget au niveau local, Olivia Brousse tentera de faire mieux que sa prédécesseure qui n’était pas parvenue à atteindre les quatre premières places l’année dernière.

    Téo Munch

  • PORTRAIT. « Il criait énormément la nuit » : Tiegan aux petits soins pour D’Jo, son American Staff

    PORTRAIT. « Il criait énormément la nuit » : Tiegan aux petits soins pour D’Jo, son American Staff

    PORTRAIT. « Il criait énormément la nuit » : Tiegan aux petits soins pour D’Jo, son American Staff

    Tiegan Overton, 24 ans, accueille depuis septembre un jeune chien chez elle, à Sainte-Livrade, en attendant que celui-ci retrouve une famille. Récit d’une histoire remplie de passion.

    Tiegan Overton et D’Jo, dans leur domicile de Sainte-Livrade-sur-Lot. Photo Téo Munch

     

    Ce petit chien court partout, prêt à jouer avec qui le souhaite. À première vue, il est difficile d’imaginer l’histoire de cet American Staffordshire Terrier. « Ce sont des choses qu’il ne pouvait pas faire avant », rappelle pourtant Tiegan Overton. Depuis septembre, elle s’occupe de D’Jo en tant que famille d’accueil. Ce penchant pour les animaux date de l’enfance, quand un jour son chat attrape un lapin sauvage. Blessé, la famille le gardera et prodiguera des soins. « Je pense que ma passion pour les animaux vient de là », explique-t-elle.

    Depuis, elle a effectué une première année de licence bien-être et comportement animalier en Angleterre vers l’âge de 20 ans, puis est revenue en France pour effectuer un service civique au centre de faune sauvage à Nantes. Elle suit actuellement des formations d’assistant vétérinaire et de soigneur animalier en parc zoologique. Avec son copain, elle accueille dans sa maison à Sainte-Livrade-sur-Lot une chienne nommée Aine (prononcez Onia, un prénom irlandais), deux chats et autant de lapins.

    Un attachement immédiat

    C’est en effectuant un stage à la clinique vétérinaire Beauséjour de Villeneuve-sur-Lot qu’elle rencontre D’Jo. Ce chiot a été victime d’une attaque de chien lorsqu’il avait seulement quatre mois. Il s’en sort avec trois fractures. « Il n’était pas bien du tout. Je m’en occupais, je le nourrissais et je le sortais parce qu’il ne pouvait pas se mettre debout. Pour aller aux toilettes dehors par exemple, c’était impossible », reconnaît-elle.

    Leur chemin se sépare quand D’Jo est emmené à Agen pour se faire opérer, et Tiegan Overton est embauchée à la clinique vétérinaire Aliénor. Là-bas, elle croise un membre de Quat’Pattes 47. Cette association prend en charge les soins du petit chiot. Elle se renseigne donc pour être sa famille d’accueil.

    Des difficultés la première semaine

    Une idée qu’elle avait déjà en tête avec son copain : « On s’est dit qu’on aimerait bien adopter un autre chien, que ça soit un chiot ou un adulte. Sauf qu’on n’avait jamais eu de chiots auparavant. Donc notre but était de faire famille d’accueil pour voir comment notre chienne allait réagir, et si on pouvait assumer deux responsabilités. On n’était pas censé le faire aussi tôt, mais D’Jo m’a fait craquer. Il me faisait de la peine, il n’était vraiment pas bien ».

    Elle l’accueille donc chez elle. Pendant un mois, D’Jo doit rester en cage car il doit limiter ses mouvements afin de permettre à ses blessures de bien cicatriser. L’adaptation est difficile, et la première semaine se montre particulièrement intense. « Il ne pouvait pas aller aux toilettes, il n’avait pas la force de se tenir. Donc il s’urinait dessus dans sa cage. Avant de partir travailler le matin, il fallait la nettoyer. Il criait énormément la nuit aussi », détaille-t-elle.

    Le temps de la séparation

    Famille d’accueil durant quatre mois, elle prévoit de le rendre à l’association en janvier. Avec certes, un pincement au cœur… Jusqu’à envisager un moment de le garder. À ce stade, Tiegan envisage de partir pour l’Angleterre. Impossible donc de garder D’Jo, car sa race (American Staffordshire Terrier), est interdite outre-Manche. « On peut avoir des dérogations, mais il devra porter une muselière et être baladé en laisse tout le temps. Et on trouve que ce n’est pas une vie pour un chien. »

    Pour autant la jeune femme est heureuse d’avoir non seulement accueilli un chien, mais aussi d’avoir aidé l’association Quat’Pattes. Et de conseiller : « Je pense aussi que ça peut être intéressant pour chaque personne qui veut adopter un animal de commencer par faire famille d’accueil. Déjà pour aider une association, mais aussi pour se rendre compte réellement de ce que c’est d’avoir des animaux ».

    Téo Munch

  • « Je voulais donner une visibilité à la cause » : Un tour d’Europe à vélo pour promouvoir le sport adapté

    « Je voulais donner une visibilité à la cause » : Un tour d’Europe à vélo pour promouvoir le sport adapté

    « Je voulais donner une visibilité à la cause » : Un tour d’Europe à vélo pour promouvoir le sport adapté

    Faustine Orveillon traverse durant un an le « vieux continent » au cours d’un périple de 19 000 kilomètres, avec pour objectif de donner plus de visibilité au sport adapté. Elle a fait étape à Agen cette semaine.

    Faustine Orveillon a déjà fait le tour de Grande-Bretagne en 2022. DDM Manon Vallet

    C’est un projet un peu fou que s’est lancé Faustine Orveillon. À l’été 2022, déjà, elle avait réalisé un tour de Grande-Bretagne pour l’Association française du syndrome de Lowe (ASL), une maladie génétique rare qui touche les yeux, le cerveau et les reins. Cette expérience inoubliable l’a poussée, trois ans plus tard, à relever un nouveau défi plus grand encore.

    Elle s’est fixée pour objectif de boucler un tour d’Europe de 19 000 kilomètres avec pour seule compagnie son vélo, sur lequel sont accrochés pas moins 42 kg répartis dans six sacoches afin de transporter son matériel de bivouac, ses vêtements et de la nourriture. Au rythme d’environ 70 bornes par jour (variable selon le dénivelé et la météo), la Bretonne de 26 ans a commencé son périple le 2 janvier dans sa région d’origine pour arriver ce mardi soir à Agen.

    « Le sport adapté est moins visible que le handisport »

    Une étape de quatre jours au cours de laquelle Faustine a pu rencontrer plusieurs personnalités et associations dans le but de promouvoir le sport adapté, qui s’adresse aux personnes atteintes d’un handicap psychique ou mental. « Il est moins visible que le handisport. Je ne voulais pas juste faire un voyage comme ça, je voulais donner une visibilité à la cause. Et ça me porte un peu quand je suis sur le vélo », juge-t-elle.

    Pour ce faire, elle a pu échanger dès mercredi matin avec des formateurs sur le sport adapté en détention et à l’école, ainsi qu’avec Christian Lagarde, représentant de l’association « Rugby sans différence ». Ce dispositif permet de favoriser l’accès à la discipline pour des jeunes en situation de handicap mental ou psychique stabilisés.

    Elle s’est également entretenue avec Alain Klajman et Jean-Baptiste Chipy, respectivement adjoint au sport de la ville d’Agen et chef du service des sports de l’Agglomération. Ils ont ainsi pu évoquer les dispositifs mis en place sur le territoire et les actions menées par la municipalité en faveur du handicap. « On est très heureux de la recevoir. Même si on a l’habitude d’accueillir des personnes qui ont fait des voyages à vélo, on a voulu marquer le coup pour Faustine parce que la dimension européenne est plus rare et il y a une réflexion sur le handicap », souligne Jean-Baptiste Chipy.

    Plusieurs rencontres auprès d’associations

    Le lendemain, avant d’assister à la rencontre de Pro D2 entre le SU Agen et le Biarritz Olympique au stade Armandie, Faustine a été reçue par différentes associations, notamment le groupe d’entraide mutuelle (GEM) L’Étoile bleue et celui de l’Aide et appui aux personnes intéressées (AAPI). Dans ce lieu de vie dédié aux personnes atteintes de troubles psychiques, elle a répondu durant près d’une heure à de nombreuses questions sur des sujets variés comme son parcours, les conditions météo et même une éventuelle rencontre amoureuse durant le périple…

    Elle est partie ce vendredi vers l’Espagne et le Portugal, avant de traverser une nouvelle fois la France. De là, elle partira vers les pays nordiques comme la Finlande et la Norvège pour descendre jusqu’en Bulgarie. Elle reprendra ensuite son chemin à travers les pays de l’Europe centrale en direction de la Bretagne. D’ici là, Faustine aura le temps de façonner des souvenirs gravés à vie dans sa mémoire et de partager cette cause qui lui tient tant à cœur.

     

    Une cagnotte en ligne pour soutenir la cause

    Une cagnotte en ligne pour soutenir la cause Durant son premier voyage au Grande-Bretagne, Faustine Orveillon avait récolté 1 347 euros pour l’Association française du Syndrome de Lowe (ASL). À travers ses réseaux sociaux sur le compte Facebook et Instagram « Footloose by bike », la Bretonne espère donner de la visibilité à sa cause. Cette initiative devait permettre de faire contribuer ses soutiens à une cagnotte accessible sur le site Hello Asso. Elle estime le budget total à 19 000 euros (frais quotidiens, matériel…), avec une aide d’un partenariat de compétences à hauteur de 15 000 euros. « Si les paliers sont dépassés, les sommes seront reversées à des associations faisant la promotion du sport adapté ou militant pour la prise en charge du handicap », indique-t-elle. Le lien vers la cagnotte : https://www.helloasso.com/associations/association-footloose-by-bike/collectes/aventure-osne-xtrem-a-velo-pour-le-sport-adapte

    Téo Munch

  • « Venir secourir les animaux quasiment au même titre que les humains » : les sapeurs pompiers sauvent aussi les bêtes

    « Venir secourir les animaux quasiment au même titre que les humains » : les sapeurs pompiers sauvent aussi les bêtes

    « Venir secourir les animaux quasiment au même titre que les humains » : les sapeurs pompiers sauvent aussi les bêtes

    Les sapeurs pompiers animaliers du Lot-et-Garonne ont partagé leurs dernières interventions de l’année 2024. L’occasion de rappeler le rôle crucial de ce groupe auprès des animaux.

    Les sapeurs pompiers animaliers du Lot-et-Garonne sont intervenus auprès de nombreux animaux, notamment un cheval. Photo – Sapeurs Pompiers Animaliers 47

    Les animaux aussi ont droit à leurs sauveurs. Tout au long de l’année, les sapeurs pompiers animaliers du Lot-et-Garonne portent assistance aux petites ou grandes bêtes en détresse sur l’ensemble du département. Cette section du service départemental d’incendie et de secours de Lot-et-Garonne (SDIS 47) est intervenue à 95 reprises cette année.

    En ces premiers jours de 2025, elle a publié sur ses réseaux sociaux ses dernières aventures de 2024 auprès d’espèces variées. À commencer par un cheval âgé de 6 ans qui, après une chute au cours d’une nuit début décembre à Foulayronnes, a pu être secouru notamment grâce à l’Anisecours. Ce système de levage est destiné au sauvetage et à la manipulation des grands animaux jusqu’à 3 tonnes. L’équidé a ensuite pu être laissé à ses propriétaires sans être blessé.

    Une présence pour tous les animaux

    Le même jour, les pompiers ont connu une aventure particulière : une vache d’1,4 tonnes s’est échappée du Salon des vaches grasses de Boé. Elle a été aperçue sur les zones commerciales de la ville et celle d’Agen-Sud, ainsi que sur la rocade, occasionnant quelques embouteillages. Le bovin a ensuite trouvé refuge dans un parc, où il a été téléanesthésié (neutralisé à distance grâce à une fléchette contenant un tranquillisant ou un anesthésique). Les équipes des différents services sur place sont parvenues à placer la blonde d’Aquitaine dans une bétaillère pour la ramener au salon.

    Dans un tout autre registre, l’équipe animalière a reçu un appel pour signaler la présence d’un chien agressif au sein d’une propriété privée. À son arrivée, le canidé ne présentait aucune menace. Ses propriétaires, identifiés par la mairie à l’aide d’un lecteur de puce, ont pu retrouver leur animal. Elle intervient aussi, comme à Lafox, pour des espèces volatiles. Dans cette commune d’environ 1 000 habitants, deux perroquets en liberté avaient été enfermés dans un garage. Les pompiers ont pu les capturer afin de les rendre à leurs propriétaires, retrouvés grâce aux bagues des deux oiseaux.

    « On a une sensibilité particulière auprès des animaux »

    Enfin, la dernière intervention de l’année consistait à relever une ânesse. L’animal de 22 ans, couché sur le flanc, a pu être redressé avec un moyen de levage motorisé. « On intervient auprès de tout type d’animaux à partir du moment où ça concerne nos missions de sauvetage et du secours animalier, des mises en sécurité, des reconnaissances ou encore des extractions. En revanche, un animal en divagation sur la voie publique, par exemple, est du ressort de la mairie. Mais ça dépend de leur compétence et de leur capacité d’intervention, ils peuvent nous faire une réquisition », indique Tommy Piaï, sapeur-pompier animalier depuis 2016.

    « On a une sensibilité particulière auprès des animaux, parce qu’on a quand même une appétence pour la protection animale. Les animaux sont doués de sensibilité, donc ça nous donne comme prérogatives de venir les secourir quasiment au même titre que les humains », reconnaît de son côté Cyril Malleterre, conseiller technique départemental du SDIS 47 sur la spécialité animalière. Un attachement à la hauteur du rôle joué par ces soldats du feu auprès des bêtes en détresse.

    Téo Munch