Coups de feu à Monflanquin, maison brûlée à Astaffort, pythons en fuite… Les faits divers marquants de 2024
Cette année, plusieurs faits divers ont marqué l’actualité du territoire, entre décès tragiques et événements insolites.
Un incendie ravage une maison à Astaffort

Le vendredi 18 octobre aux alentours de 21 h, un violent incendie ravage une maison d’habitation à Astaffort, dans le boulevard des Rondes. 46 sapeurs-pompiers sont mobilisés au plus fort de la soirée pour parvenir à maîtriser le feu à 2 h 45. Le corps de la propriétaire des lieux, Geneviève Tourné, reste cependant introuvable. Une enquête est ouverte le dimanche et les recherches sont stoppées le jour même. Elles reprennent trois jours plus tard, ce qui permet de retrouver un corps sous les décombres. Dans ce village d’à peine 2 000 habitants, l’émotion est vive chez les habitants. Beaucoup décrivent la victime comme un « sacré personnage, avec un fort caractère ».
Deux retraités retrouvés morts par balles

C’est une affaire qui attend encore son dénouement. Le 28 mai, deux retraités de 88 et 63 ans sont morts en fin de matinée dans leur domicile à Monflanquin. Le couple aurait été victime de coups de feu selon les premiers examens du médecin légiste. L’homme est grièvement blessé au visage lors de l’arrivée des secours, qui n’ont pu éviter son décès. « Aucune antériorité pour des faits de violence conjugale n’était connue au sein de ce couple », note le procureur de la République. Il estime également peu vraisemblable qu’un tiers ait pu intervenir. Sept mois plus tard, la famille attend la fin de la procédure afin d’entamer le deuil : « On veut pouvoir avancer », explique Laetitia Zerbib, la fille de la victime.
Une mère accusée du meurtre de ses deux filles

En juin, Naïma Bel Allam est jugée pendant quatre jours devant la cour d’assises du Lot-et-Garonne dans le procès des « disparues de Nérac ». Elle est accusée du meurtre en décembre 2016 de ses deux filles polyhandicapées de 13 et 12 ans à l’époque, Inès et Nawal. Durant les sept années d’enquête, la franco-marocaine déclare que ses enfants sont encore en vie, sans révéler le lieu où elles se trouvent actuellement car elle s’estime manipulée par les institutions. Décrite comme « aimante » de ses filles, Naïma Bel Allam ne change pas de version au procès malgré le risque de finir ses jours en prison, indiquant que « des personnes de confiance s’occupent de [ses] filles ». Elle écope finalement de 14 ans de réclusion criminelle pour infanticide. Cette dernière a fait appel et un nouveau procès à Auch devant la cour d’assises du Gers est programmé en mars 2025.
L’affaire du pont Piketty jugée aux assises

Les faits remontent au 22 mai 2021. Une altercation éclate entre Zine Bettiche, un Agenais de 48 ans, et Francis Save, rugbyman néo-zélandais de 20 ans formé au RC Toulon. Ce dernier lui assène deux coups de couteau sur le pont Piketty et prend la fuite ; des faits avoués lors de l’enquête. Il est jugé trois ans plus tard, du 14 au 18 mars, devant la cour d’assises du Lot-et-Garonne. Durant le procès, la présidente révèle que l’accusé a été diagnostiqué en février d’une schizophrénie paranoïde avec une forme délirante. La famille de la victime reste avec de nombreuses questions sans réponse. Francis Save est condamné à 20 ans de réclusion criminelle avec un suivi socio-judiciaire de 5 ans, sans obligation de quitter le territoire français à l’issue de sa peine.
La disparition de Mehdi Narjissi

C’est l’un des faits divers les plus médiatisés de l’année 2024 et qui a secoué le monde du rugby. Alors qu’il participe au déplacement de l’équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud pour disputer l’International Series, Mehdi Narjissi, un rugbyman de 17 ans, est emporté le 7 août par une vague lors d’une baignade avec quelques coéquipiers et leur préparateur physique, Robin Ladauge. Malgré l’aide de son partenaire Oscar Boutez, Mehdi Narjissi disparaît au large du Cap de Bonne Espérance. Plusieurs messages de soutien ont été adressés à la famille du jeune joueur du Stade Toulousain, fils de l’ancien talonneur du SU Agen Jalil Narjissi et formé au Sporting avant de rejoindre les Rouge et Noir en 2022.
Un accusé demande… la perpétuité

Il est peu habituel qu’un prévenu demande la peine maximale. C’est pourtant ce qui est arrivé à Hichame Bahloul, principal accusé dans l’affaire de meurtre avec préméditation commis à Esclottes le 14 septembre 2021 contre Susan Higginbotham, sa voisine britannique de 67 ans. Contre toute attente, l’accusé de 45 ans demande la prison à perpétuité lors de son procès en mars. Une peine supérieure à la réquisition de l’avocate générale, qui avait requis 30 ans de réclusion criminelle. « J’ai eu du mal à m’y faire, il faut l’admettre, c’est impensable. Après, en apprenant à connaître sa personnalité, j’ai compris », reconnaît Me Verdier, en charge de sa défense. Hichame Bahloul est condamné à finir ses jours derrière les barreaux.
Panique à Fumel après la fuite de deux pythons

Deux pythons se sont retrouvés au cœur d’une improbable aventure en cette fin d’année. Le premier, qui mesure 2m50, est retrouvé dans les rues de Fumel le 28 octobre par une habitante qui promenait son chien. Il est capturé par les sapeurs-pompiers dans la soirée, mais un congénère est toujours en fuite après s’être échappé du même domicile. Plusieurs habitants se mettent alors à sa recherche, et nombre d’entre eux affichent leur inquiétude à l’idée d’avoir un python errant dans les rues de la commune. Ce n’est qu’un mois plus tard, le 6 décembre en fin de matinée, qu’un homme en train de débroussailler son jardin constate sa présence dans le quartier du Saulou. Le corps de l’animal est retrouvé sans vie.
Téo Munch
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