Auteur/autrice : teo_adm

  • « C’est important de mettre le focus sur nos enfants » : La semaine du miel dévoile son programme

    « C’est important de mettre le focus sur nos enfants » : La semaine du miel dévoile son programme

    « C’est important de mettre le focus sur nos enfants » : La semaine du miel dévoile son programme

    Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 14 janvier, le syndicat l’Abeille Gasconne et les différents partenaires ont présenté les contours de la semaine du miel, organisée du 25 janvier au 1er février. De nombreuses animations seront proposées dans le département.

    Plusieurs partenaires étaient présents pour présenter le programme. Photo – Téo Munch

    Comme annoncé fin décembre, la huitième édition de la semaine du miel aura bien lieu du 25 janvier au 1er février et proposera de nombreuses animations sur l’ensemble du département.

    Au programme présenté ce 14 janvier avec plusieurs partenaires, des actions seront menées dans les cantines scolaires et des Ehpad avec le service de menus à base de miel, notamment grâce au label « Du 47 dans nos assiettes ». Une vingtaine de restaurants proposeront également ces repas ainsi qu’un jeu concours pour permettre d’offrir un repas pour deux personnes d’une valeur de 100 euros, fourni par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Lot-et-Garonne (UMIH47), dans l’un des restaurants partenaires. Le dimanche 26 janvier au matin, les organisateurs ont inscrit à l’agenda deux nouvelles rencontres avec des apiculteurs, à la Maison Blanchard à Lavardac et la boulangerie du Village à Saint-Hilaire-de-Lusignan.

    Une forte implication de la jeunesse

    Les librairies joueront également le jeu avec une nouvelle arrivée : « La librairie au plafond », basée à Nérac. Plusieurs établissements mettront à disposition une sélection de livres sur le thème de l’apiculture, et organiseront avec l’Abeille Gasconne des rencontres pédagogiques et gourmandes.

    Les jeunes occuperont eux aussi une place importante durant cette semaine avec plusieurs projets, à commencer par le programme « décore moi ta ruche ». Celui-ci, déjà mené en 2024 par les centres de loisirs et les établissements relevant de l’Aide sociale à l’enfance, continue donc cette année afin de confectionner des cadres reprenant la forme des alvéoles fabriquées par les abeilles. L’ensemble de ces œuvres formeront une fresque collective exposée lors du marché au miel (lire encadré). « La participation à ce projet depuis deux ans permet aux enfants d’exprimer de manière ludique et artistique les étapes du processus de la pollinisation, mais aussi de prendre conscience de l’importance écologique des abeilles », remarque Christelle Petit-Castagnet, coordinatrice des accueils périscolaires gérés par l’amicale laïque de Tonneins. « C’est important de mettre le focus sur nos enfants parce qu’ils seront les apiculteurs de demain », justifie de son côté Patrick Granziera, président de l’Abeille Gasconne.

    Des randonnées organisées

    Autre moment phare de la semaine : les randonnées et les visites de mielleries, organisées par la Fédération française de la randonnée pédestre du Lot-et-Garonne. Le soutien de cet organisme à la semaine du miel et son engagement tout au long de l’année ont d’ailleurs été soulignés par Patrick Granziera auprès de la secrétaire Catherine Errard. Cet événement annuel majeur pour l’apiculture lot-et-garonnaise a pour but de sensibiliser la population du département sur la question apicole et valoriser le rôle important de cette filière dans l’écosystème.

     

    Le Marché au miel également de la partie

    Même si le conseil départemental n’a pu financer le Marché au miel (contrairement à la semaine du miel), celui-ci se déroulera le 1er février au parc des expositions Agen Agora de 9 heures à 17 heures. Une vingtaine de stands d’apiculteurs locaux seront présents pour proposer des produits très variés : bière au miel, pains d’épices, bonbons, bougies, savons… La restauration sera également assurée sur place par différents producteurs locaux. À 10 heures, Patrick Golfier, enseignant en bio-écologie et apiculture, présentera une conférence intitulée « L’abeille à miel, ambassadrice de la biodiversité des pollinisateurs ». L’association Mêli-les-mots sera dans la salle Garonne pour des contes à 11 heures, 14 h 30 et 16 heures. À 14 heures, le départ d’une randonnée apicole sera lancé, tout comme le concours de pain d’épices (avec les résultats à 16 heures). Deux catégories sont ouvertes aux participants : le pain d’épices traditionnel (sans lait ni beurre et œuf) ou revisité (dont la recette peut comporter des ingrédients supplémentaires).

    Téo Munch

  • « Il faut toujours un véhicule performant pour coller aux attentes » : le car du SUA fait sa révolution

    « Il faut toujours un véhicule performant pour coller aux attentes » : le car du SUA fait sa révolution

    « Il faut toujours un véhicule performant pour coller aux attentes » : le car du SUA fait sa révolution

    Depuis mi-décembre et le déplacement à Brive, le SU Agen utilise un nouveau car avec plusieurs modifications. Au niveau confort, mais aussi sécurité et surtout environnemental.

    Philippe Pascal, gérant de l’entreprise Autocars Pascal, devant le nouveau car du SU Agen. Photo – Téo Munch

    De l’extérieur, seul le design semble avoir évolué. Fini l’immense « Agen » blanc et rouge avec l’imposant logo à l’arrière. Désormais, les trois bandes trônent auprès des huit étoiles représentant les titres de champions de France du SUA.

    Mais derrière les vitres et la carrosserie du nouveau car, plusieurs détails ont été modifiés. Avec une exigence particulière : « À Agen, le rugby est un sport phare, et le SUA un club mythique. C’est important d’avoir un véhicule au top pour cette équipe, de façon à être irréprochable au niveau du service », reconnaît Philippe Pascal, gérant d’Autocars Pascal. La société agenaise collabore avec le SU Agen depuis plus de cinquante ans, et fournit un moyen de transport au club environ tous les sept ans. « C’est important pour nous en image de marque. Pour ce genre de clients, il faut toujours un véhicule performant pour coller à leurs attentes et pour éviter tout problème technique », explique-t-il.

    Un nouveau système de sécurité

    Le dernier modèle arrivait à la fin de ce cycle. Une commande a donc été lancée par Autocars Pascal pour fournir un véhicule plus récent. Un an et demi a été nécessaire pour le confectionner, soit deux fois plus qu’avant la pandémie de Covid-19. La fabrication s’est d’abord effectuée en usine, puis une semaine dans les ateliers d’Autocars Pascal pour finaliser la mise en application des exigences du club.

    À l’intérieur du car, plusieurs spécificités restent en place, notamment l’espacement entre chaque siège supérieur aux autres exemplaires vendus par l’entreprise. Cette particularité est due à un nombre de places réduites (39 contre une soixantaine habituellement) tout en conservant une longueur de 13 mètres. « Le club fixe cette exigence, mais elle nous paraît évidente dans la mesure où on transporte des personnes qui font presque deux mètres. Et il n’est pas question de faire un car standard où ils auront juste la place pour mettre les jambes », note Philippe Pascal.

    Grâce à l’évolution de la technologie, Autocars Pascal a pu apporter quelques modifications à sa production : « En termes de sécurité, on a un système qui permet de détecter si le chauffeur a une petite perte d’attention. Dans ce cas-là, un système dans les sièges va vibrer extrêmement fort de manière automatique ». Niveau confort, le cuir présent sur les sièges laisse place au tissu, tandis que les trois écrans de télévision augmentent leur taille. De plus, dans la liste des points de détails esthétiques mais symboliques : le logo du SU Agen orne désormais les appuis-tête.

    Le HVO 100, une avancée majeure

    Mais l’une des principales avancées se cache dans le moteur. En effet, Autocars Pascal a fait appel à Péchavy Énergies afin de fournir un carburant HVO 100. Ce gazole, traduit par « huile végétale hydrotraitée », est donc fabriqué à partir d’huiles végétales, de graisses ou de déchets végétaux et animaux. Il permet un taux de décarbonisation d’environ 80 %. Une avancée majeure en vue de la mise en application dans les prochaines années de l’Euro 7, une nouvelle réglementation à l’échelle européenne concernant les émissions d’échappement des véhicules routiers.

    « Pour un match de rugby, le déplacement des supporters représente 80 % de l’empreinte carbone. Si nous-même on n’est pas un exemple pour les supporters, c’est compliqué de leur demander de faire des efforts. C’est une belle avancée, et je pense que c’est inspirant pour beaucoup de clubs qui font les déplacements en bus comme nous. Et au vu des kilomètres qu’on fait sur l’année, ça a un réel impact sur notre empreinte carbone », souligne Nathanaël Audubert, assistant stadium manager du SU Agen également chargé de la RSE (Responsabilité sociétale et écologique). Sur les routes de France, le club agenais peut donc se vanter de rouler plus proprement. En attendant de soigner davantage ses résultats.

     

    Un car pas seulement réservé au SUA

    Ce nouveau car n’est pas affecté exclusivement au SU Agen. D’abord parce que s’il n’est pas utilisé régulièrement, son coût ne serait pas rentable pour le club. Ainsi, ce véhicule ne circulait « que trois mois dans l’année si l’on met l’ensemble des déplacements bout à bout », estime Philippe Pascal. La société Autocars Pascal le met donc à la disposition d’une partie de sa clientèle, principalement des entreprises et le grand tourisme. « Les gens sont contents de monter dans le véhicule avec le logo SUA, et ils retrouvent un confort maximal à l’intérieur », indique-t-il.

    Téo Munch

  • « Le but est d’être plus proche des usagers » : l’application « Mes déchets » poursuit son déploiement dans l’agglomération d’Agen

    « Le but est d’être plus proche des usagers » : l’application « Mes déchets » poursuit son déploiement dans l’agglomération d’Agen

    « Le but est d’être plus proche des usagers » : l’application « Mes déchets » poursuit son déploiement dans l’agglomération d’Agen

    Moins d’un an après son lancement, l’application “Mes déchets” bouleverse le lien entre l’agglomération et les usagers concernant la collecte et le tri. Retour sur l’ensemble des fonctionnalités disponibles à ce jour.

    L’application « Mes déchets » est disponible depuis mars 2024. Photo – DDM Manon Vallet

    Depuis mars 2024 et dans le cadre de la révolution des déchets menée par l’Agglomération d’Agen, les habitants ont accès à l’application “Mes déchets”. Celle-ci permet de retrouver de nombreuses informations concernant le tri ou la collecte.

    Nous avons donc essayé ce service numérique, qui compte plus de 95 000 utilisations et dont le but est « d’être bien plus proche des usagers, aller vers plus d’interactions », commente Éric Piquet, chef de service déchets et économie circulaire de l’Agglomération. Après avoir sélectionné la commune parmi les 44 du territoire et notre adresse, l’accueil de “Mes déchets” nous indique les prochaines collectes des ordures ménagères et des emballages recyclables. Pour ces deux catégories, un calendrier téléchargeable et des consignes de tri (notamment les déchets acceptés et interdits) sont mis à notre disposition.

    Une carte interactive

    En défilant, on retrouve les points de collecte les plus proches pour les emballages recyclables, les verres, les biodéchets, le papier, le textile et les sapins. D’autres services à proximité nous sont également proposés comme la déchèterie et différents points d’apport volontaire (déchets d’activité de soins, médicaments non utilisés et piles). Leurs emplacements sont localisés sur une carte interactive et catégorisés par couleur : verre (264 sur l’ensemble de l’agglomération), papiers (241), emballages recyclables (146), ordures ménagères (87), sapins (49), textile (44), biodéchets (33) et déchèteries (9). Chaque lieu est accompagné de plusieurs informations, notamment les horaires d’ouverture, la localisation et les règles de tri.

    Enfin, le menu réunit l’ensemble des fonctionnalités. Il est ainsi possible de se renseigner sur le compostage et la liste des composteurs partagés des alentours, les conseils pour réduire et réutiliser ses déchets ou encore réaliser ses démarches pour demander un bac ou utiliser Cliiink (un programme de récompense du geste de tri). Toute information, comme les changements de service ou les rappels des jours de collecte, est indiquée grâce à une notification.

    Des améliorations prochainement

    Globalement, la qualité visuelle de l’application rend son exploration intuitive, et permet une compréhension de l’ensemble des services mis à disposition au sein de l’Agglomération. Et celle-ci réserve quelques améliorations dans les prochains mois : « Au premier trimestre, l’application va permettre de faire des signalements au niveau des points d’apports volontaires. En cas de problèmes, les usagers pourront scanner un QR code et remplir un formulaire qui va leur permettre de signaler les difficultés qu’ils rencontrent. Ensuite, la partie enregistrement du formulaire pour accéder aux déchèteries va également basculer sur l’application », indique Éric Piquet.

    Téo Munch

  • « Je voulais quelque chose qui me ressemble vraiment » : la boutique de fleurs Orchidya prend un nouvel élan

    « Je voulais quelque chose qui me ressemble vraiment » : la boutique de fleurs Orchidya prend un nouvel élan

    « Je voulais quelque chose qui me ressemble vraiment » : la boutique de fleurs Orchidya prend un nouvel élan

    Basées à Foulayronnes depuis un an, Marie Ducos et sa boutique Orchidya s’installeront ce samedi dans la rue Molinier à Agen. Un moyen de proposer des produits plus authentiques qu’auparavant.

    Dès samedi, Marie Ducos proposera plusieurs variétés de plantes. Photo – Téo Munch

    Du haut de son escabeau, Marie Ducos peaufine les derniers détails de décoration autour de la vitrine. Depuis fin décembre, elle met tout en œuvre pour ouvrir ce samedi 11 janvier son nouveau magasin de fleurs. Ou plutôt les nouveaux locaux de l’enseigne « Orchidya », dernièrement installée dans la Zone d’aménagement concertée (ZAC) Le Rouge à Foulayronnes. Mais ce déménagement dans la rue Molinier à Agen résonne comme un nouvel élan. « Après avoir eu une grande surface de vente, je voulais tenter d’avoir quelque chose de plus intime, avoir des décorations qui me ressemblent vraiment. Je pars du principe qu’on vend mieux ce qu’on aime », explique la gérante.

    Une passion depuis 15 ans

    Forte de 15 ans d’expérience dans ce domaine, Marie Ducos connaît bien son métier : « Je suis tombée dedans un peu par hasard. Au début, je voulais devenir designer automobile car j’aime beaucoup le dessin. Puis j’ai fait un stage dans les fleurs parce que j’ai de la famille dans ce domaine et ça m’a plu. Il n’y a pas beaucoup de dessin mais il y en avait dans les études. J’ai aimé créer, j’ai tout de suite accroché à ce métier et je ne m’en suis jamais séparé. On n’est pas obligé de faire la même chose, la tendance et la créativité évoluent, donc on ne s’ennuie pas. Et quand on grandit, on arrive à faire des choses différentes ».

    Elle débute ainsi à Bordeaux, puis part à Marseille la majorité passée. Là-bas, l’Agenaise de naissance suit la formation d’un brevet de maîtrise « arrêtée au bout d’un an et demi. J’avais 19 ans et seulement 700 euros, donc c’était compliqué d’assumer ». Marie Ducos alterne ensuite entre le statut indépendant et les franchises. Elle revient dans le Lot-et-Garonne en 2019 et travaille un temps dans la restauration, avant de revenir vers sa passion à Foulayronnes, au centre commercial d’Intermarché. Au bout d’un an, elle a cependant décidé de changer d’air. « Je suis venu à Agen parce que j’avais besoin de dynamisme. Même si on dit que beaucoup de commerces ferment, je pense qu’il y a encore du potentiel », estime-t-elle.

    « Essayer de faire des produits français »

    Dans ses nouveaux locaux de 30 m², la fleuriste souhaite diversifier sa gamme de produits : « Je vais vraiment m’orienter sur la fleur coupée, la fleur fraîche et essayer de faire des produits français. Je vais rester dans les orchidées et m’orienter aussi sur des plantes qui me plaisent, comme des pygmaea. Ce sont des choses qui changent et permettent de faire différemment que ce qui est proposé d’habitude ». Également au marché du pin chaque dimanche, Marie Ducos ouvrira sa boutique du mardi au samedi de 10 h à 19 h. Avec l’intention de la faire grandir comme une jeune pousse.

    Téo Munch

  • « Être un lieu incontournable du padel dans le Sud-Ouest » : L’Olympus Padel entre dans la partie

    « Être un lieu incontournable du padel dans le Sud-Ouest » : L’Olympus Padel entre dans la partie

    « Être un lieu incontournable du padel dans le Sud-Ouest » : L’Olympus Padel entre dans la partie

    Un nouveau complexe sportif de 3 800 m² dédié au padel verra le jour en septembre à Estillac. Hugo Tolot, l’un des investisseurs, nous donne les contours de ce projet ambitieux.

    Le complexe sportif contiendra dix terrains indoor. Photo – François de La Serre

    Sur les images de projection, une cinquantaine de transats en bois sont minutieusement placés sur les terrasses. À leurs pieds, un terrain de pétanque s’incruste dans le décor. On est bien loin d’une salle uniquement dédiée au padel. « Le but est de créer une communauté et un véritable lieu de vie à Estillac, pas uniquement pour jouer au padel mais aussi boire un verre, voir des matchs et des amis qui jouent », indique Hugo Tolot.

    L’ancien président de l’Amicale Laïque Tennis d’Agen s’est associé à Cyril Recondo (joueur de padel depuis quelques années), André Abadie et Omar Armel. Ensemble, ils ont investi 4,5 millions d’euros dans ce projet nommé « Olympus Padel », dont les travaux débuteront en mars. Le complexe sportif de 3 800 m², confié à l’architecte François de La Serre, devrait sortir de terre en septembre 2025 dans la Zone des portes d’Estillac, le long de la rocade. « Ça fait un moment qu’on réfléchit dessus, et ça s’est accéléré lorsqu’on a eu la possibilité d’avoir le terrain en septembre dernier. On avait ciblé la rive droite de la Garonne. L’emplacement paraissait répondre à tous les critères car on voulait un endroit accessible, où il y a du passage et de la visibilité », énumère-t-il.

    Un court central au cœur du projet

    Avec une hauteur sous plafond de 10 mètres, le complexe sportif sera composé de dix terrains indoor, surplombés par un balcon donnant une visibilité directe sur le « central ». Ce court, élément au cœur du projet, a pour but d’accueillir des matchs et des compétitions de haut niveau. Plusieurs animations seront organisées autour de ce terrain, notamment grâce aux 150 m² de club-house et de bar snacking. De leur côté, les entreprises auront accès à une salle de séminaire. L’objectif est clair : « être un lieu incontournable du padel dans le Sud-Ouest ».

    Olympus Padel souhaite également construire un réel projet sportif, grâce à une académie qui devrait voir le jour dès l’ouverture. « À moyen terme, le but est d’accueillir des joueurs de très bon niveau, de mettre tout en œuvre pour qu’ils puissent être dans les meilleures conditions possibles et s’émanciper. Aujourd’hui, les plus grands joueurs du monde sont espagnols ou argentins, donc on a du retard. Ce n’est pas qu’un projet entrepreneurial, on veut accompagner les meilleurs éléments du coin dans la performance », confie Hugo Tolot.

    La popularité du padel en constante hausse

    Le padel se démocratise progressivement depuis les années 2000 jusqu’à atteindre 65 000 licences délivrées en 2024, soit 91 % d’augmentation par rapport à 2023 d’après la Fédération française de tennis (FFT) : « C’est un sport nouveau, qui demande de nouvelles infrastructures. Les premiers équipements de padel ont été faits par la première génération d’investisseurs passionnés qui connaissaient cette discipline. Ils ont essayé de mettre en place des courts de padel dans des terrains de tennis déjà existants, ou des entrepôts. Aujourd’hui, il y a une deuxième génération qui arrive en ayant un peu plus de recul sur l’activité, voyant ce qui marche ou pas et ce que les gens recherchent ». Avec un projet ambitieux, Olympus peut s’attendre à un succès à la hauteur de la popularité du padel. Réponse en septembre…

    Téo Munch

  • REPORTAGE. « Je savais que ça allait être quelque chose de très puissant » : Agen Indoor ouvre son nouveau mur d’escalade

    REPORTAGE. « Je savais que ça allait être quelque chose de très puissant » : Agen Indoor ouvre son nouveau mur d’escalade

    REPORTAGE. « Je savais que ça allait être quelque chose de très puissant » : Agen Indoor ouvre son nouveau mur d’escalade

    Le complexe multisport, basé à Agen, a inauguré ce vendredi 2 janvier un mur d’escalade de 500 m². En surfant sur la cote de popularité de la discipline après les Jeux olympiques, Agen Indoor a connu des premiers jours surprenants.

    Le mur d’escalade contient 77 voies réparties sur une dizaine de secteurs. DDM – MORAD CHERCHARI

    Agen Indoor n’en finit plus d’innover. En décembre, la société avait lancé les inscriptions pour sa nouvelle académie de futsal pour les enfants de 5 à 13 ans. Ce vendredi 2 janvier, elle a inauguré un mur d’escalade au sein du complexe sportif.

    Cette structure de 4,50 mètres de haut et d’une surface de 500 m² est composée de trois murs avec un îlot central, en plus de l’espace dédié aux enfants entre 4 et 10 ans. On compte pas moins de 77 voies réparties sur une dizaine de secteurs. Elles seront renouvelées tous les mois à tour de rôle pour « permettre de faire quelque chose de vivant », indique Pierre Legros, gérant d’Agen Indoor.

    Des parcours de tous les niveaux

    L’escalade a pris la place des terrains de paddle, déplacés à l’extérieur pour créer un pool dans un nouveau bâtiment, après un mois de travaux. Pour la construction, la société agenaise a fait appel à EP Climbing. L’entreprise française est réputée pour avoir notamment installé les murs de compétition des Jeux olympiques de Tokyo en 2021 et ceux de Paris cet été. La répartition des blocs a, elle, été confiée à Gautier Supper, double champion du monde par équipe de la discipline et triple champion de France en difficulté et en vitesse entre 2010 et 2016.

    La mise à contribution de ce beau monde a permis de confectionner une structure accessible pour tous les niveaux, représentés par des post-it placés aux deux extrémités de chaque parcours (et non par la couleur des blocs). Et même les personnes les plus aguerries pourront trouver de quoi satisfaire leurs ambitions. « On nous a dit que l’un des murs sur l’îlot central était très sélectif, et permettrait d’attirer des personnes de Bordeaux et Toulouse », se satisfait Pierre Legros.

    « Démocratiser la discipline »

    Dans la continuité du futsal, une académie devrait voir le jour dans les prochaines semaines, ainsi que des stages de découvertes pour les écoles. En attendant, le succès est immédiat, Agen Indoor surfant sur la cote de popularité dont bénéficie l’escalade depuis les Jeux en France : « Je ne m’attendais à rien, mais je savais que ça allait être quelque chose de très puissant. On a juste fait une vidéo pour annoncer qu’on ouvrait un mur, et on a gagné près de 300 abonnés sur Instagram en une semaine. On devrait même atteindre la barre des 100 entrées sur la première journée ».

    « On ne voulait pas se louper. On a sûrement des choses à améliorer, mais on a envie de se développer, proposer une offre globale et démocratiser la discipline pour faire en sorte que tout le monde puisse y accéder ». Un objectif déjà ancré dans ce complexe multisport, qui propose des espaces dédiés au futsal, au squash et au padel notamment. Cette arrivée permet également d’ajouter une discipline « complémentaire » aux autres sport, puisque l’escalade peut se pratiquer de manière individuelle. « Il y a aussi un côté familial », rappelle Pierre Legros.

    Trois tarifs sont proposés, en plus de la location des chaussons obligatoires pour la pratique : 12 euros pour un adulte ; 10 pour un enfant entre 11 et 18 ans ; 8 euros pour les plus jeunes. Une bonne idée de sortie en famille, en attendant d’autres projets à venir pour Agen Indoor.

    Téo Munch

  • « Ça lui donne des paillettes dans les yeux » : une balade en Ferrari, parenthèse enchantée pour un enfant atteint d’un cancer

    « Ça lui donne des paillettes dans les yeux » : une balade en Ferrari, parenthèse enchantée pour un enfant atteint d’un cancer

    « Ça lui donne des paillettes dans les yeux » : une balade en Ferrari, parenthèse enchantée pour un enfant atteint d’un cancer

    Ambrun, un enfant de 9 ans atteint d’un cancer du cerveau, a pu réaliser l’un de ses rêves en montant dans une voiture de sport à Castelmoron-sur-Lot. Un projet mené depuis plusieurs mois par Loïc Méchain, âgé de 17 ans.

    Ambrun les mains sur le volant de la Ferrari 458 Italia, aux côtés de Loïc et Jean-Philip. DDM – MORAD CHERCHARI

    Après neuf mois de recherches et d’organisation, Loïc Méchain, 17 ans, a enfin rempli son objectif. « C’était très long, mais c’est réussi », reconnaît-il ce vendredi matin à Castelmoron-sur-Lot, sur les bords de la rivière. Ce passionné d’audiovisuel, venu de Bon Encontre, cherchait depuis le début d’année un enfant malade pour lui permettre de réaliser un de ses rêves : monter dans une belle voiture. Clément, une connaissance de Loïc par l’intermédiaire de son meilleur ami, a appris l’existence de ce projet grâce à l’une des nombreuses annonces postées sur les réseaux sociaux. Il a alors décidé d’en parler à son oncle et sa tante, dont le fils Ambrun est atteint d’un cancer du cerveau découvert il y a un an et demi. Le contact s’est ensuite noué entre les deux parties fin décembre.

    Un moment inoubliable

    « On a sauté sur l’occasion parce qu’il a vécu des choses pas évidentes en 2024, souligne le père, Anthony. Il a notamment eu une très lourde chimiothérapie et de la radiothérapie ». Suivi en service d’oncologie pédiatrique à Marseille, le garçon de 9 ans revient à Castelmoron chaque vacances scolaires avec ses parents, là où réside une partie de leur famille. « C’est ici qu’Ambrun se sent le mieux », remarque la mère, Virginie.

    Impossible de compter toutes les étoiles dans les yeux d’Ambrun qui, sur les coups de 11 heures, a vu débouler la Ferrari 458 Italia blanche qu’il avait choisie parmi les voitures proposées par Jean Philip. Ce dernier, âgé de 21 ans, connaît Loïc depuis deux ans après l’avoir sollicité dans le cadre de ses projets audiovisuels. Il n’a pas hésité à prêter sa voiture pour ce moment inoubliable. « On s’entend bien parce que je pense qu’on est sur la même longueur d’onde. Il fallait juste essayer de trouver un créneau ».

    Vingt minutes de pur bonheur

    Après avoir contemplé la voiture de l’extérieur, Ambrun s’est installé sur le siège rouge du conducteur. Le jeune garçon, bonnet de pilote sur la tête, a même pu allumer le moteur, aidé par Loïc pour atteindre la pédale de frein. Sa joie se lisait davantage dans son immense sourire que dans sa petite voix, sans doute impressionné par la carrure du bolide. Après une séance photo, il a ensuite pu effectuer un tour aux côtés de Jean Philip. Une vingtaine de minutes de pur bonheur, à jamais gravées dans les mémoires de toute la famille.

    Ces instants, Loïc aimerait les faire vivre à nouveau : « Ça concrétise près de neuf mois de recherches. Si c’est possible, j’aimerais bien continuer à faire d’autres projets similaires ».

    Téo Munch

  • Lucien Georgelin, meilleure pâte à tartiner de France ?

    Lucien Georgelin, meilleure pâte à tartiner de France ?

    Lucien Georgelin, meilleure pâte à tartiner de France ?

    Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le célèbre docteur Jimmy Mohamed est parti à la recherche de la meilleure pâte à tartiner. Et la marque lot-et-garonnaise Lucien Georgelin a trouvé sa place dans cette liste.

    Jimmy Mohamed a qualifié la pâte à tartiner Lucien Georgelin de « masterclass ». Photo – Téo Munch

    Et si une pâte à tartiner lot-et-garonnaise faisait partie des meilleures de France ? C’est en tout cas l’avis du célèbre médecin Jimmy Mohamed. Ancien chroniqueur sur RMC, il anime aujourd’hui l’émission « Ça va beaucoup mieux » sur RTL et présente « Le Mag de la santé » sur France 5, autrefois animé par Michel Cymes durant 20 ans. Il partage également du contenu ludique sur ses réseaux sociaux, où il donne quelques conseils santé à ses 3,5 millions d’abonnés.

    Dans l’une de ses vidéos publiée le 22 décembre sur TikTok, Jimmy Mohamed est parti à la recherche de la meilleure pâte à tartiner. Il en a ainsi comparé trois différentes : Nutella, Bonne Maman et… Lucien Georgelin. Le confiturier basé à Virazeil se place donc aux côtés des deux géants de l’agroalimentaire. Et n’a pas à rougir aux yeux du médecin.

    « C’est une petite fierté »

    Après avoir présenté les deux premiers concurrents avec un avantage pour Bonne-Maman (plus de noisettes que le Nutella et pas d’huile de palme), le docteur s’empare d’un exemplaire de la gamme « l’ultra riche en noisette » qu’il qualifie de « masterclass ». « Il y a 40 % de noisettes. On peut voir la différence avec Bonne-Maman (20 %) et Nutella (13 %). La noisette est le premier ingrédient, contrairement à Nutella où c’est le sucre. Donc forcément, au kilo, on peut dire que ça coûte moins cher. Mais quand on achète du sucre, ce n’est pas très intéressant », détaille-t-il.

    La vidéo, vue près de 450 000 fois, est une belle mise en lumière pour la marque lot-et-garonnaise, deux mois après être sortie du redressement judiciaire. « On m’en a parlé pendant la soirée du Nouvel An. C’est une petite fierté, ça montre qu’on s’attache à faire des produits de qualité et français. Jimmy Mohamed est quelqu’un de reconnu. Ça fait plaisir qu’il parle de nous en bien comme ça », sourit Lucien Georgelin, patron et fondateur de l’entreprise éponyme.

     

    Lucien Georgelin dimanche sur TF1

    Pour un épisode de la série de « Grands reportages » intitulé « Le combat des irréductibles ! », les équipes de TF1 se sont rendues dans l’entreprise lot-et-garonnaise. « Je suis fier que TF1 se soit intéressé à notre entreprise parce qu’on a mis un an pour retrouver la situation avec tout ce qu’on a mis en œuvre pour faire des économies », indique son patron Lucien Georgelin. Il sera diffusé ce dimanche 5 janvier à 13 h 45 juste après le journal d’information. Un autre épisode sera également disponible une semaine plus tard à la même heure.

    Téo Munch

  • Jérôme Cahuzac, législatives, Gabriel Attal… Les moments politiques du Lot-et-Garonne en 2024

    Jérôme Cahuzac, législatives, Gabriel Attal… Les moments politiques du Lot-et-Garonne en 2024

    Jérôme Cahuzac, législatives, Gabriel Attal… Les moments politiques du Lot-et-Garonne en 2024

    L’actualité politique est inévitablement un marqueur de l’année 2024, avec le large succès du RN aux élections européennes, les législatives anticipées et la venue de plusieurs personnalités dans le Lot-et-Garonne.

    Gabriel Attal s’est rendu à l’inauguration du pont de Camelat, accompagné de Jean Dionis du Séjour. DDM – MORAD CHERCHARI

    Marine Tondelier retrouve Serge Bousquet-Cassagne

    Depuis mars 2023, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, et Serge Bousquet-Cassagne, président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, sont opposés dans une procédure judiciaire suite au passage mouvementé de la patronne des Verts dans le Lot-et-Garonne. Elle avait porté plainte pour « entrave à la circulation ». Moins d’un an après cet épisode, les deux personnalités se retrouvent au Salon de l’agriculture le 29 février. Un échange « cordial » s’installe alors entre eux, sans évoquer la procédure en cours. Toutefois, le cofondateur de la CR47 ne manque pas d’exprimer « tout le mal qu'[il] pensait d’eux, mais sympathiquement ». Marine Tondelier prend même un selfie, bonnet jaune de la Coordination rurale sur la tête, avec des agriculteurs lot-et-garonnais.

     

    Gabriel Attal prend un bain de foule à Camelat

    Le pont Camelat, au nord-ouest d’Agen, est inauguré le 4 mai. Gabriel Attal fait le déplacement pour participer à la cérémonie, après avoir rencontré les syndicats agricoles à la préfecture. Cette venue se fait sur fond d’élections européennes, dans un département où deux députés sur trois sont étiquetés Rassemblement national, parti largement en tête des intentions de vote. Le Premier ministre profite d’un bain de foule et se prête au jeu des selfies avec les 5 000 personnes venues malgré la pluie. Jean Dionis du Séjour, durant un discours de 20 minutes, annonce de son côté qu’un pont ferroviaire devrait voir le jour dans 10 ans et permettre « la liaison entre la Gare LGV de Brax-Roquefort et la gare du centre-ville d’Agen ».

     

    Le succès du RN aux européennes

    Les résultats des élections européennes le 9 juin voient le Rassemblement national arriver en tête dans le Lot-et-Garonne avec 38,62 %. À l’échelle du département, la liste menée par Jordan Bardella et celle de Marion Maréchal (5,70 %) réalisent un score au-dessus de leur moyenne nationale (respectivement 31,37 et 5,47 %), contrairement aux autres principaux partis. Le Lot-et-Garonne est l’un des trois départements français, avec Mayotte et le Territoire de Belfort, où le parti d’extrême droite arrive à la première place dans toutes les communes, atteignant parfois plus de 50 %. Seul Boussès, le plus petit village du 47, a vu la liste de Raphaël Glucksmann obtenir le même score que celle du RN avec 11 voix chacune.

     

    Jérôme Cahuzac fait son retour

    Après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, Jérôme Cahuzac fait son grand retour politique. L’ancien ministre délégué au Budget de 2012 à 2013 estime avoir « purgé sa dette », huit ans après avoir été condamné pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». Il se porte candidat aux élections législatives sur la 3e circonscription de Lot-et-Garonne, quelques minutes seulement après l’annonce du président de la République. L’ancien maire de Villeneuve-sur-Lot se présente sans étiquette, ne souhaitant pas apparaître sous la bannière du Nouveau front populaire. Au terme d’une campagne intense, Jérôme Cahuzac récolte 14,56 % et se qualifie pour le second tour. Mais il se désiste en faveur de Guillaume Lepers pour faire face au Rassemblement national et sa candidate Annick Cousin.

     

    La course des législatives anticipées

    Entre la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin et les résultats du second tour le 7 juillet, la campagne des législatives est intense pour tenter de succéder aux députés lot-et-garonnais sortants (Michel Lauzzana sur la 1re circonscription, Hélène Laporte sur la 2e et Annick Cousin sur la 3e). Le 30 juin, après les résultats du premier tour, les trois candidats du Rassemblement national arrivent en tête. Mais seule Hélène Laporte est réélue au deuxième tour, Sébastien Delbosq et Annick Cousin ayant fait les frais du désistement des autres candidats arrivés au-delà de la troisième place pour faire barrage au parti d’extrême droite. Michel Lauzzana (Ensemble !) brigue ainsi un troisième mandat, tandis que Guillaume Lepers (divers droite) découvre l’Assemblée nationale.

     

    Guillaume Lepers et ses premiers pas à l’Assemblée

    Arrivé à la deuxième place au soir du premier tour des élections législatives avec deux fois moins de voix qu’Annick Cousin, Guillaume Lepers déjoue les pronostics en étant élu député de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne avec 54,13 %. Il se dit « heureux et surpris par l’ampleur des résultats », et récolte 60 % à Villeneuve-sur-Lot, commune dont il est maire depuis 2020. Seul député de France à posséder cette fonction locale, il laisse sa place à son adjoint Gérard Régnier et fait ses premiers pas au palais Bourbon. Membre des Républicains, Guillaume Lepers refuse de siéger aux côtés du président du parti Éric Ciotti après son alliance avec le Rassemblement national. Il rejoint donc Laurent Wauquiez au sein du groupe “La droite républicaine”.

     

    La visite de Jordan Bardella à Tonneins

    Un temps imaginé à Marmande (où le maire socialiste Joël Hocquelet avait refusé) puis à Agen (impossible financièrement au centre des congrès en grande configuration, soit 4 000 places), c’est finalement à Tonneins que Jordan Bardella, président du Rassemblement national, organise un meeting le 10 novembre. Il est accueilli par 2 000 sympathisants dans une salle de La Manoque comble, mais aussi les figures du parti du Lot-et-Garonne et des départements alentour : Hélène Laporte, Edwige Diaz (députée de la 11e circonscription de la Gironde) et Nadine Lechon (1re circonscription de la Dordogne). Quelques heures plus tôt, l’eurodéputé effectue une visite dans une exploitation agricole à Virazeil. Un rassemblement organisé par un collectif antiraciste est tenu le même jour à Tonneins, en parallèle du meeting.

    Téo Munch

  • Fonroche, Rotomod, Goupil, Babcock Wanson, Péchavy… Les entreprises lot-et-garonnaises qui se sont illustrées en 2024

    Fonroche, Rotomod, Goupil, Babcock Wanson, Péchavy… Les entreprises lot-et-garonnaises qui se sont illustrées en 2024

    Fonroche, Rotomod, Goupil, Babcock Wanson, Péchavy… Les entreprises lot-et-garonnaises qui se sont illustrées en 2024

    Le Lot-et-Garonne a brillé cette année au niveau national et international grâce à ses entreprises, en participant à des événements mondiaux ou en faisant de belles acquisitions.

    Avec ses projets aux États-Unis, Fonroche Lighting fait partie des plus grandes entreprises du Lot-et-Garonne DDM – DDM MORAD CHERCHARI

    Une année rayonnante pour Fonroche

    L’entreprise lot-et-garonnaise Fonroche Lighting, spécialisée dans l’éclairage public solaire, décide de s’implanter un peu partout sur la surface du globe : le viaduc de la Paz en Colombie, la route Piera en Grèce, une résidence à Casablanca… Les projets sont nombreux, notamment aux États-Unis où la société réalise un quart de son chiffre d’affaires espéré pour 2024, soit 25 millions d’euros. Elle s’est installée dans 45 états du pays et possède une liste de clients importants comme New York, San Antonio ou encore Fort Worth, où Fonroche Lighting prévoit d’installer près de 3 500 luminaires solaires dans les quartiers sud de la ville.

     

    Maison Péchavy dans la cour des grands

    Elle se place désormais aux côtés des plus grandes marques de luxe du monde. Maison Péchavy entre le 25 octobre au Bon Marché à Paris, un grand magasin au cœur de la capitale appartenant au groupe LVMH de Bernard Arnault et avec qui elle collabore. La société agenaise possède près de 400 points de vente en France (dont 10 à Paris), mais aussi en Europe, aux États-Unis, en Asie et au Moyen-Orient. Elle est également sélectionnée par Fortnum & Mason, une grande enseigne de produits de luxe située dans le centre de Londres. En mars prochain, elle participera à l’ouverture du Printemps à New York à l’adresse mythique du One Wall Street.

     

    Rotomod surfe sur la vague olympique

    Deux médailles olympiques, dont une en or. Ce n’est pas le bilan d’un sportif mais celui de Rotomod. Sur l’épreuve du kayak cross des Jeux de Paris cet été, la société bon-encontraise spécialisée dans la confection de kayak de tourisme et randonnée fournit « 70 % des athlètes hommes et 58 % des femmes », selon Damien Garreau, directeur marketing et commercial de Rotomod. Le 5 août, la Française Angèle Hug et l’Australienne Noémie Fox décrochent respectivement l’argent et l’or à bord du « Paname », le kayak de 18 kg conçu en 2022. Les embarcations sont fabriquées sur-mesure pour chaque athlète en lice.

     

    Socra et Dartus Levage au secours de Notre-Dame

    Lorsque la cathédrale Notre-Dame de Paris rouvre ses portes le 7 décembre, cinq ans et demi après l’incendie, le Lot-et-Garonne peut être fier d’avoir participé au « chantier du siècle ». La société nouvelle de conservation et de restauration archéologique (Socra), dirigée par l’Agenais Richard Boyer, a participé à la rénovation des statues des 12 apôtres et les 4 évangélistes situées autour de la flèche. Ces structures de 150 kg et 3,40 m de hauteur avaient été retirées quelques jours avant l’incendie. Les grues de l’entreprise agenaise Dartus Levage, présentes sur le chantier depuis 2022, ont, elles, permis de remettre en place la flèche et le coq doré tombés durant l’incendie.

     

    Goupil se tourne vers 2030

    C’est un projet de grande ampleur que s’apprête à lancer Goupil, spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de véhicules utilitaires électriques. Le préfet de Lot-et-Garonne, Daniel Barnier, se rend dans les locaux de l’entreprise à Bourran le 12 février. Il annonce officiellement qu’elle bénéficie du programme France 2030. Celui-ci doit « permettre de rattraper le retard industriel français, d’investir massivement dans les technologies innovantes et soutenir la transition écologique », avec une enveloppe de 54 milliards d’euros. Goupil est aujourd’hui implanté dans 40 pays et compte 25 000 de ses véhicules en circulation.

     

    « 2 Gareni Industrie » sécurise la Tour Eiffel

    Après cinq ans d’existence, 2 Gareni Industrie s’est vu confier par la Tour Eiffel son plus gros projet. L’entreprise est basée à Calignac, un petit village de 500 habitants près de Nérac. Elle est sollicitée fin 2023 pour équiper le nouveau système de protection incendie de l’œuvre de Gustave Eiffel. En l’espace de seulement trois mois, 2 Gareni Industrie assemble les pièces du système dans son atelier du Lot-et-Garonne, les adapte aux exigences du système au système déjà en place et en fait le design. La pompe de 2 500 kg est installée dans un des quatre piliers de la Tour Eiffel, assurant ainsi la sécurité du monument de 300 m de haut.

     

    Babcock Wanson voit plus grand

    Le fabricant de chaudières industrielles Babcock Wanson, basé à Nérac, a connu deux moments forts cette année. Début février, il fait l’acquisition auprès de Getek du groupe VKK, reconnu pour ses chaudières Standardkessel. Ce rachat lui permet de se développer en Allemagne, « l’un des plus grands marchés pour les chaudières industrielles ». Deux mois plus tard, l’entreprise néracaise annonce un déménagement pour un site plus grand à l’entrée de la ville. Ce projet s’inscrit dans le développement de la société aux près de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle devrait poser ses affaires dans ses nouveaux locaux début 2026.

    Téo Munch