Auteur/autrice : teo_adm

  • Oradour-sur-Glane, pour ne pas oublier

    Oradour-sur-Glane, pour ne pas oublier

    Oradour-sur-Glane, pour ne pas oublier

    Le massacre d’Oradour-sur-Glane a fait 643 victimes. ( Photo Centre de la Mémoire d’Oradour )

    Oradour-sur-Glane et la France entière commémoreront ce lundi 10 juin les 80 ans jour pour jour du massacre de la population du village martyr. Emmanuel Macron s’y rendra avec le président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier. Organisé par la Division SS « Das Reich », c’est le plus important massacre de civils commis en France durant la Seconde Guerre mondiale : 643 victimes, dont 248 femmes et 205 enfants. Seulement six personnes ont survécu. Ces derniers ont dédié leur vie à la mémoire de cette tragédie et transmis leur histoire au plus grand nombre pour que les générations actuelles et futures n’oublient pas. Parce que l’histoire d’Oradour-sur-Glane ne s’est pas arrêtée le 10 juin 1944.

     

    L’histoire du village depuis le 9 juin 1944

     

    Jean-Paul Vigneaud raconte dans son dernier livre – « Le journal d’Oradour-sur-Glane, du 10 juin 1944 à aujourd’hui, témoignages d’une tragédie » – les nombreuses étapes par lesquelles est passé le village jusqu’à aujourd’hui : Le massacre de Tulle le 9 juin, le déroulé des faits heure par heure puis les jours qui ont suivi le drame, le procès de Bordeaux en 1953 et celui de Berlin trente ans plus tard, les relations longtemps tendues puis les réconciliations avec l’État et l’Alsace, l’inauguration du Centre de la mémoire en 1999, la fameuse visite remplie d’émotions du président allemand Joachim Gauck en 2013… Autant d’histoires racontées par les archives, notamment issues de journaux et du Centre de la mémoire, mais également les nombreux témoignages des survivants du massacre.

    Cet ouvrage est publié dans un contexte où l’état des ruines inquiète ceux qui entretiennent encore la mémoire du village martyr. De larges opérations d’entretien sont menées depuis quelques années, mais la situation actuelle reste préoccupante. D’autant plus que les derniers survivants ne sont plus parmi nous pour transmettre leur histoire. Le dernier rescapé, Robert Hébras, est en effet décédé il y a plus d’un an, le 11 février 2023. Mais leurs descendants, à l’image d’Agathe Hébras, continuent de porter leur message de paix, qui dépasse largement celui du souvenir d’Oradour-sur-Glane.

     

    Information pratique :

    « Le journal d’Oradour-sur-Glane, du 10 juin 1944 à aujourd’hui, témoignages d’une tragédie », éditions Sud Ouest, 2024, 192 pages, prix : 20 euros.

    Téo Munch

  • Un avenir déjà bétonné

    Un avenir déjà bétonné

    Un avenir déjà bétonné

    Nathan Clochard, 16 ans, est un élève du Centre de formation multimétier (CFM) de Reignac. Il tentera de décrocher le titre national en maçonnerie lors du concours « Un des meilleurs apprentis de France », organisé à Lyon ce vendredi 7 juin.

    Jean-Yves Castaing, Nathan Clochard, Isabelle et Laurent Clochard autour de la fontaine du jeune apprenti. ( Photo TM )

    Sa vie pourrait bien changer à jamais, du moins celle professionnelle. Ce vendredi 7 juin a lieu la finale du concours « Un des meilleurs apprentis de France » (MAF) à Lyon. Organisée par la Société nationale des meilleurs ouvriers de France, elle réunit des élèves de moins de 21 ans issus de bac professionnel ou de CAP. Ces apprentis, sélectionnés en fonction de leurs notes récoltées lors des concours départementaux et régionaux, sont inscrits dans l’un des 17 domaines de métiers présentés, comme l’art du bijou, la boulangerie ou encore la maçonnerie. C’est dans cette dernière catégorie que Nathan Clochard, 16 ans, tentera de briller à l’échelle nationale.

    Sa réussite n’est plus à prouver au niveau local. Le Sousmoulinois a en effet remporté deux médailles d’or, au niveau départemental d’abord puis au niveau régional. « Il y avait beaucoup de stress et de pression avant chaque concours », commente le père, Laurent Clochard. Ses résultats lui ont ensuite permis de décrocher une place en finale nationale. Il concourra face à une vingtaine d’autres étudiants, tous désireux de décrocher le fameux sésame. À cet échelon, le niveau est très relevé car chaque détail compte, et tous les candidats peuvent prétendre au titre.

     

    Près de 120 heures de travail

     

    Pour les 100 ans du concours du « Meilleur ouvrier de France » (MOF), disputé en même temps que celui du meilleur apprenti, les organisateurs ont décidé de rendre hommage à l’une des plus grandes figures lyonnaises : le célèbre chef cuisinier Paul Bocuse, sacré MOF en 1961 et président du concours en 1989. Le sujet, intitulé « La fontaine Bocuse », s’inspire donc de la toque emblématique portée par les cuisiniers. La structure mesure 164 cm de hauteur, 120 cm de largeur et 82 cm de profondeur pour un poids avoisinant les 860 kg. Elle doit être accompagnée d’un dossier de 26 feuilles, lui aussi évalué, comprenant notamment l’analyse détaillée du travail, les étapes de progression, les épreuves rencontrées et les conditions de réalisation.

    Nathan Clochard a pourtant hésité durant quelques semaines à se présenter au concours, avant de se lancer finalement dans l’aventure. Au total, près de 120 heures ont été nécessaires pour construire cet édifice, débuté en novembre. Il devait donc trouver du temps libre entre ses cours pour obtenir le rendu dans les temps. La période d’évaluation du concours départemental s’étendait en effet du 15 février au 15 avril, puis du 5 avril au 5 mai au niveau régional. Mais on ne compte pas les heures quand on est passionné, et c’est son cas.

     

    Une passion depuis le plus jeune âge

     

    Il grandit dans ce milieu depuis l’enfance avec un père maçon. Ce dernier a fondé en 2010 avec sa femme, Isabelle, l’entreprise familiale basée à Sousmoulins en Charente-Maritime où ils habitent également. Nathan navigue donc dans les chantiers de son père depuis tout petit, et a donc naturellement suivi cette voie jusqu’à aujourd’hui. Actuellement en deuxième année de CAP maçonnerie, il souhaite poursuivre en titre professionnel de maçon du bâti ancien.

    Cet adolescent souriant fait évidemment la fierté de ses parents, mais aussi de son formateur, Jean-Yves Castaing, qu’il connait très bien puisque ce dernier est arrivé au CFM de Reignac lorsque la famille Clochard a créé son entreprise. Le père est admiratif de ce que son fils peut réaliser à un si jeune âge, car personne n’a trouvé de défauts sur cette fontaine. La relève est donc assurée.
    Le parcours est pour l’instant très beau. En cas de succès, Il pourrait devenir le premier élève de l’antenne de Reignac* titré en maçonnerie à l’échelle nationale. « On a eu plusieurs élèves qui ont réussi à atteindre la finale, mais aucun n’est allé jusqu’au bout », admet Jean-Yves Castaing. « On en est arrivé là, c’est déjà bien, relativise de son côté Laurent Clochard. Deux médailles d’or, c’est parfait ». Il ne manque plus que le titre national pour refermer en beauté ce magnifique chapitre de sa vie, avant de façonner son avenir déjà tout tracé.

     

    *Le Centre de formation multimétier (CFM) de Reignac est une antenne du BTP CFA Gironde, situé à Blanquefort.

    Téo Munch

  • Gérer des chambres d’hôtes, entre polyvalence et passion

    Gérer des chambres d’hôtes, entre polyvalence et passion

    Gérer des chambres d’hôtes, entre polyvalence et passion

    Pour un gérant de chambres d’hôtes, la journée n’est pas de tout repos. Même quand il n’accueille pas de client, celui-ci doit s’occuper constamment de l’entretien de l’établissement. Exemple avec Luc Dirot, propriétaire du Domaine de Monein.

    Luc Dirot s’occupe quotidiennement des quatre chambres du domaine. ( Photo TM )

    À première vue, on pourrait croire que la journée a été plutôt calme dans les couloirs du Domaine de Monein. Prêt depuis 6h30, Luc Dirot, propriétaire des lieux, attend le passage de ses clients dans la salle des petits-déjeuners. Il réalise en amont ses courses à la boulangerie située à quelques centaines de mètres, avant de préparer ce premier repas du jour dans sa cuisine personnelle. Une étape importante pour commencer au mieux cette journée ensoleillée. Aux alentours de 7h, une première personne, « un cadre d’entreprise », s’installe à l’une des trois tables mises à disposition. À son arrivée, tout est évidemment prêt. La discussion s’impose assez naturellement, mais ne peut durer puisqu’il faut aménager une première salle de bain. Les derniers clients, des « Anglais qui souhaitent se rendre en Espagne », arrivent ensuite pour prendre à leur tour le petit-déjeuner. Luc Dirot prend également le temps d’échanger quelques mots avec eux, « mais en anglais parce qu’ils ne parlaient pas français ». Chacun repart ensuite dans sa chambre avant de plier bagage. Le premier client quitte les lieux vers 7h45, les derniers à 9h15.

    « On doit savoir tout faire »

    La journée serait-elle déjà finie ? Elle ne fait que commencer, et tout reste encore à faire pour le propriétaire de 59 ans. Il faut d’abord ranger les petits-déjeuners, puis s’occuper de refaire entièrement les deux chambres laissées vacantes par ces derniers clients. Suivent ensuite les différentes tâches du quotidien : sortir les poubelles, les verres, laver le sol, les draps… Mais avec quatre chambres, le temps est décuplé par rapport à l’entretien d’une simple maison. « C’est le jeu, sourit Luc Dirot. Il y a l’aspect pas sympathique de faire le ménage et refaire les chambres. Dans tous les métiers, il y a toujours quelque chose de pas sympa. Mais le reste est bien ».

    Malgré ces obligations peu amusantes, gérer des chambres d’hôtes permet d’effectuer des tâches très différentes, de « toucher à tout » : l’informatique, l’entretien des locaux mais aussi des espaces verts, s’occuper des décorations… Cela nécessite donc d’être polyvalent, surtout lorsqu’on est tout seul à s’occuper d’autant de chambres. Mais c’est ce qui lui plaît aussi dans ce métier. « Il faut savoir tout faire, être pluridisciplinaire ».

    Cet Orléanais de naissance a d’ailleurs effectué de nombreux métiers au cours de sa carrière. Après avoir arrêté les études après le bac, celui qui se définit comme un « autodidacte » se lance dans l’hôtellerie. Pour cela, il se rend en Autriche avant de revenir en France au bout d’un an. À Bordeaux, il entre dans une usine d’alimentation du bétail et se lance ensuite dans la création d’une aquariophilie avec son frère. Mais il abandonne rapidement pour intégrer une société de transport routier, dans laquelle il restera durant près de 20 ans.

    « Si on est sérieux et volontaire, ça fonctionne »

    « Après avoir passé la cinquantaine, je me suis demandé ce que j’allais faire. Je n’avais pas envie de retourner dans le transport. Ce n’est pas mon truc. Je me suis dit que si je devais faire quelque chose pour terminer ma carrière, je veux revenir dans l’hôtellerie ». Il cherche alors autour de Saint-André-de-Cubzac un lieu capable d’accueillir son projet « pour revenir à (ses) premiers amours, l’hôtellerie ». Il se positionne ainsi sur le Domaine de Monein, une bâtisse dont la première partie date de 1882. Rachetée il y a près d’un siècle par « une famille de notables de Saint-André », la maison de style arcachonnaise s’agrandit pour presque doubler de volume. Il rachète la propriété en 2016 avec plus de 2000 m2 de terrain. « Pour faire des chambres d’hôtes, ça m’allait très bien », admet-il.

    Être gérant de chambres d’hôtes n’est donc pas de tout repos, mais permet une diversité que peu de métiers peuvent offrir. Il faut aussi s’adapter constamment en fonction de la clientèle, et ce dès son arrivée : « si la personne veut parler un quart d’heure, on parle un quart d’heure. Si elle veut parler une heure, on parle une heure. Ça dépend des gens ». Mais la règle d’or reste la passion pour la profession car « si on est sérieux et volontaire, ça fonctionne ». La crise du Covid l’a cependant fait réfléchir à la suite, mais il a pu continuer son activité grâce à une trésorerie accumulée au cours des dernières années. « Il y a eu un appauvrissement du fonds de commerce français. On l’entend de plus en plus, les gens ont du mal à se loger, à manger. La relance a été dure. Ensuite s’est reparti progressivement, mais ça a traîné un peu ».

    Luc Dirot avait prévu de passer la tondeuse dans le jardin au cours de l’après-midi, mais il va pouvoir se reposer un petit peu puisque les prochains clients n’arriveront que dans deux jours. « Ça fait dix jours que je travaille sans arrêt : deux chambres, puis trois chambres, puis une chambre… ». Avant de repartir plein pot et d’accueillir de nouveaux clients.

     

     

    Voir le site « Haute Gironde » : Saint-André-de-Cubzac. Gérer des chambres d’hôtes, entre polyvalence et passion (hautegironde.fr)

     

    Téo Munch

  • « Un grand moment »

    « Un grand moment »

    « Un grand moment »

    Christophe Royer. ( Photo CR )

    Le soleil était de retour pour le passage du relais de la flamme olympique en Gironde. Il s’est déroulé le 23 mai dernier à Saint-Émilion, Libourne et dans la métropole bordelaise. Trois haut-girondins, dont « Haute Gironde » avait réalisé les portraits (lire l’édition du 17 mai), faisaient partie des relayeurs.

    Christophe Royer, 52 ans, est le premier d’entre eux à courir avec le flambeau. Soutenu en bord de route par sa famille qui avait préparé une pancarte pour l’occasion, le Virvéen était le cinquième relayeur de la journée. Il s’est élancé aux alentours de 8h40 dans la côte du Lieu-dit Moulin Biguey à Saint-Émilion, entouré d’un service de sécurité important. « Tout le monde vient prendre des photos, lâchent des sourires. C’était vraiment génial », s’est-il ému.

    Un peu plus loin, Mario Aznar Pueyo se trouvait en haut de la rue Guadet et attendait patiemment l’arrivée du relais collectif de la Banque populaire. À 9h, le Cavignacais s’est dirigé vers l’Espace Guadet où l’attendaient le dixième relayeur ainsi que les élèves de l’école Élie Janaillac. Les « Aznar ! Aznar ! » des enfants doivent encore résonner dans sa tête. « Il y avait beaucoup d’ambiance, de fraternité entre les différents porteurs. On a passé un super instant avant le départ. Un grand moment ! ».

     

    « C’était magique de voir tout ce monde au bord de la route »

     

    Après un passage au Bouscat, la flamme olympique s’est arrêtée à Libourne en milieu de matinée. Jean-Pierre Astugue attendait patiemment à l’entrée de l’allée Robert Boulin. Il a pris de temps d’échanger quelques mots avec les nombreux spectateurs, notamment les élèves du lycée Max Linder, et de prendre quelques photos. C’est à 10h33 que le champion du monde de paratriathlon a débuté son parcours de 200 mètres jusqu’à la place Decazes devant des lycéens en fusion. « C’était magique de voir tout ce monde au bord de la route, surtout des proches. Mon père était présent à 95 ans, et je pense qu’il a dû avoir beaucoup d’émotions comme moi. C’était fantastique, un moment inoubliable ».

    Ces haut-girondins ont participé à l’histoire du relais de la flamme olympique et ne sont pas près d’oublier cette journée du 23 mai 2024.

    Téo Munch

    [video src="https://teo-munch.efj-blog.fr/wp-content/uploads/2024/05/Video-RS-Porteurs-de-flamme.mp4" /]

    À retrouver également sur Facebook : https://fb.watch/smXygXsAu6/

  • Paul Jouffreau limite la casse

    Paul Jouffreau limite la casse

    Paul Jouffreau limite la casse

    Avec de nombreux soucis techniques tout au long du week-end, le pilote a tout de même réussi à gagner quelques points lors du Grand Prix de Rome.

    Paul Jouffreau s’en sort bien malgré un week-end compliqué. ( Photo TM )

    Tout avait pourtant si bien commencé pour Paul Jouffreau. Le pilote de Saint-Ciers-sur-Canesse avait réussi à décrocher la deuxième place des qualifications le samedi matin. Il avait donc pu s’élancer en première ligne lors de la course de l’après-midi. Lors de celle-ci et suite à la sortie de piste de Thomas Toffel, le « Full course yellow » – drapeau jaune – a contraint l’ensemble des coureurs à ralentir. Mais au moment de reprendre la course normalement, Paul Jouffreau n’a pas reçu l’information à cause d’un problème de radio. Quatre pilotes en ont ainsi profité pour le doubler. Le français n’a pas pu rattraper son retard, et a même perdu deux places supplémentaires en raison d’une pénalité pour sortie de piste alors qu’il tentait de revenir sur ses concurrents. Il se classe finalement en huitième position à vingt secondes du vainqueur, l’Italien Vittorio Ghirelli.

    Mais un autre événement va venir chambouler ses plans : son coéquipier en EuroNascar 2, Patrick Schober, a été victime d’un important accident lors de la course du samedi soir. Les deux partenaires utilisant la même voiture, celle-ci a dû être réparée dans un temps record afin qu’elle soit opérationnelle pour les courses du dimanche. Les mécaniciens de l’équipe RDV Compétition ont travaillé durant quinze heures sans relâche pour refaire entièrement la voiture n°3. Patrick Schober et Paul Jouffreau ont donc pu concourir le lendemain. Le pilote de Saint-Ciers-de-Canesse est parti en huitième position et a même gagné une place malgré le triangle de suspension supérieur avant droit désolidarisé de la voiture, la fixation ayant lâché pendant le tour de formation.

    Paul Jouffreau s’en sort donc plutôt bien avec une quatrième place provisoire au championnat. Il accuse 36 points de retard sur Vittorio Ghirelli, qui compte déjà trois victoires en quatre courses cette saison. Le français est également deuxième du trophée Junior à égalité de points avec le Néerlandais Liam Hezemans.

    Paul Jouffreau se rendra ce week-end sur le Circuit de Magny-Cours en tant qu’invité à la Ligier JS Cup. Les fans français pourront ainsi voir leur pilote sur le sol national. Il prendra ensuite la direction du Circuit Brands Hatch Indy au Royaume-Uni les 8 et 9 juin pour le troisième week-end d’EuroNascar Pro 2024.

    Téo Munch

  • Économies d’énergie et future épicerie

    Économies d’énergie et future épicerie

    Économies d’énergie et future épicerie

    Réuni ce mardi 21 mai, le conseil municipal de Saint-Paul a fait le point sur les projets et actions à venir pour la commune.

    Sur les treize membres du conseil municipal, dix ont participé à la séance. ( Photo TM )

    Comme à son habitude, le conseil municipal de Saint-Paul s’est déroulé dans le calme et la bonne humeur. Sur les treize membres, dix étaient présents ce mardi 21 mai. Plusieurs sujets ont été évoqués, à commencer par la demande de subvention au Fonds d’extension et de modernisation des réseaux électriques du blayais (FEMREB). Celle-ci, à hauteur de 8 500 euros, devrait permettre de financer le changement de toutes les lampes de la commune. L’ensemble des travaux coûteraient 13 890 euros hors taxes.

    Le conseil municipal a ensuite signé la charte de recouvrement de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). D’abord « pas convaincu » de son intérêt, le maire de la commune, Jean-Pierre Duez, y a cependant vu quelques avantages. Cette charte, qui permettrait notamment de « faciliter l’encaissement des recettes », a finalement été signée.

     

    Avis favorable pour l’enquête Famille 2025

     

    Le conseil a également donné son accord pour la signature de la convention relative à l’enquête Famille 2025. Elle est mise en place par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) afin de « mieux comprendre les modes de vie des familles » et d’en tirer des conclusions au niveau national. Elle se ferait en même temps que l’enquête annuelle de recensement de 2025. Là aussi, Jean-Pierre Duez s’était d’abord montré réticent, avant d’accepter sa signature puisqu’elle permettrait notamment de compter les habitants recensés dans la commune mais qui n’y sont que rarement, comme les étudiants. Elle doit être signée avant le 30 juin.

    La prolongation du délai de procédure de régularisation avant reprise des sépultures établies en terrain commun a ensuite été approuvée. L’échéance était initialement le 1er avril. Celle-ci est donc repoussée au 1er juin.

     

    L’inauguration de l’épicerie confirmée au 8 juin

     

    Concernant le Plan local d’urbanisme intercommunal valant programme local de l’habitat (PLUiH), la mairie est toujours en attente du retour du plan définitif et des nouvelles orientations d’aménagement et de programmation (OAP) présentées par la mairie. Elles concernent la « Route de Nolet », dont le propriétaire ne voit pas d’inconvénient à ce que ces terrains soient identifiés dans les OAP.

    Toujours dans une atmosphère détendue, le maire a par ailleurs annoncé que l’association de mise en valeur de l’église devrait arrêter ses activités. Une assemblée générale doit rendre officielle sa dissolution. Elle avait bénéficié de 200 euros de subventions au dernier vote du budget. « Ils nettoyait de temps en temps la poussière, les toiles d’araignées », explique de maire. L’inauguration de l’épicerie a ensuite été confirmée pour le 8 juin à 18h. Un apéritif devrait être offert par la mairie de Saint-Paul en présence des bandas de Blaye « La Cocarde ». Jean-Pierre Duez a aussi rappelé qu’Enedis effectuera des contrôles par drones sur ses lignes du 3 au 21 juin.

    Téo Munch

  • Le buggy fête ses 60 ans

    Le buggy fête ses 60 ans

    Le buggy fête ses 60 ans

    Pour l’anniversaire de cette voiture mythique, quatre clubs associés organisent un événement à la base de loisirs tout terrain les 18 et 19 mai.

    Un des buggies qui participera à l’événement ce week-end. ( Photo F4B )

    Le F4B, les Hotlows, le Street VW Gang et le Volkswagen Katrapla Club s’associent pour la première fois afin de célébrer les 60 ans du buggy, un véhicule tout- terrain construit à partir d’un simple châssis de voiture.Cet engin, originaire des Etats-Unis, voit le jour en 1964 grâce au surfeur californien Bruce Meyers, désireux de se déplacer dans les dunes avec sa planche. Il souhaite un véhicule léger, amusant et abordable au niveau financier. Il remplace alors les éléments les plus lourds d’une voiture par une coque en fibre de verre. Il choisit pour cela la célèbre Volkswagen Coccinelle, dont il garde le châssis pour sa faible masse. Le premier « Buggy Meyers Manx » est par la suite commercialisé et rencontre un succès immédiat qui perdure encore aujourd’hui.  Balades le samedi, expositions le dimanche  60 après sa création, le buggy est toujours célébré. Les amateurs de cette voiture pourront ainsi se re- trouver à la base de loisirs tout terrain de Saint-Laurent d’Arce afin de participer aux différentes activités organisées sur l’ensemble du week-end de la Pentecôte. La journée de samedi sera dédiée à deux balades qui traverseront une grande partie des communes de Haute-Gironde. Une première sera consacrée aux buggies typés « tout chemins« , et une seconde aux buggies types « route« . Les deux « road books » se rejoindront à midi sur le site de Nat&a à Saint-Savin. Les balades sont cependant réservées aux personnes inscrites. La journée se clôturera enfin par une soirée dansante et une projection de vidéos de buggies sur écran géant.  35 bénévoles seront présents  Même si les réservations sont déjà clôturées pour les balades de samedi, les visiteurs pourront admirer le lendemain les nombreuses voitures exposées aux abords du lac de Saint-Laurent d’Arce. Une initiation sur le circuit du championnat de France d’endurance tout terrain sera proposée aux personnes déjà inscrites (de 10h a 12h, ainsi qu’entre 14h et 16h), qui pourront également découvrir le trial buggy dans certaines zones mises à disposition (de 12h à 13h, ainsi qu’entre 16h et 18h). Une buvette et un foodtruck seront aussi disponibles sur place. Enfin un espace sera dédié aux personnes souhaitant s’installer la nuit pour repartir le lundi férié.Il y a dix ans, le premier festival du buggy de la région était organisé pour les 50 ans de ce véhicule historique. Cette année, 35 bénévoles seront sur place pour accueillir les 150 personnes inscrites, ainsi que les visiteurs, pour fêter comme il se doit les 60 ans du buggy.

    Téo Munch

  • Jean-Pierre Astugue, combattant dans l’âme

    Jean-Pierre Astugue, combattant dans l’âme

    Jean-Pierre Astugue, combattant dans l’âme

    Le champion du monde et triple champion de France de paratriathlon portera la flamme olympique à Libourne ce 23 mai. Retour sur la carrière d’une des figures du handisport français.

    Jean-Pierre Astugue a remporté plusieurs médailles. ( Photo Archives Haute Gironde )

    Il sera ému le 23 mai lorsqu’il aura l’honneur de porter la flamme en Gironde. Il le fera pour la Caisse d’épargne qui a sélectionné des sociétaires ou personnes engagées dans le sport pour assurer, le temps de quelques instants, le relai de la flamme dans le département.

    Jean-Pierre Astugue commence sa carrière comme tous les jeunes de son âge. Il pratique le rugby au Racing Club Cubzaguais dont il est l’un des fondateurs en 1977. Il est même sélectionné en équipe de France scolaire de rugby au poste de troisième-ligne aile. Mais un accident de la route à seulement 20 ans, en 1979, va changer sa vie à jamais. L’os de sa clavicule cassée va sectionner les nerfs de la moelle épinière. Son bras gauche est paralysé, il ne peut plus rejouer au rugby.

    Premier triathlon en 1993

    Mais Jean-Pierre Astugue n’abandonne pas. « J’ai eu envie de me battre, car l’essentiel de la vie était encore là, racontait-il au journal « Haute Gironde » en 2017. Cela ne servait à rien de pleurer tous les jours sur mon sort. Après, il y a évidemment eu des moments difficiles où le moral était moins bon, mais globalement, je me suis vite reconstruit ». La première étape a été de se détacher du regard des autres, et surtout s’y habituer. Motivé par un besoin de « vengeance » face à ce sort « injuste », il décide de continuer le sport avec un courage remarquable. Il s’entraîne d’abord sur des distances relativement courtes avant de parcourir 28 km lors d’une course Saint-André-de-Cubzac/Blaye en 1982, seulement trois ans après son accident. Celui-ci avait pourtant nécessité une rééducation importante, mais le voilà entré dans une nouvelle vie.

    Il participe notamment au Paris-Dakar de course à pied par équipe en 1987 et 1990. En 1992, il est présélectionné pour les Jeux Olympiques de Barcelone en paracyclisme, mais n’est finalement “que“ remplaçant, comme il le racontait à « Calidéo » (ndlr, la chaîne YouTube de la communauté d’agglomération de Libourne) en mars 2023. Puis il pense au triathlon, une discipline réunissant la course à pied, le vélo et la natation. Cette dernière semble difficile à pratiquer. Mais rien n’est impossible pour Jean-Pierre Astugue. Il réalise son premier paratriathlon en 1993 à Lacanau. À ce moment-là, il n’imaginait sûrement pas être champion du monde de la discipline. Il ne songeait même pas à en faire une carrière de haut niveau. Et pourtant… Trois ans plus tard, il triomphe aux championnats du monde de Cleveland en 1996. À la fin de sa carrière, il comptera si médailles mondiales de paratriathlon, une médaille européenne ainsi que trois titres de champion de France.

    « On peut être heureux en étant en situation de handicap »

    Un modèle de réussite dont il espère inspirer les personnes atteintes de handicap. « Sur la médiatisation et sur l’acceptation du handicap en général, il y a eu un bond en avant. Mais les mentalités ont du mal à changer. Il faut comprendre qu’on peut être en étant en situation de handicap, qu’on peut réussir, qu’on peut être fier de soi. Je fais partie des personnes dont le handicap n’est pas très visible, et c’est le cas de 80 % des personnes. Il faut pouvoir s’identifier à ces gens-là ».

    Un pionnier du paratriathlon

    Il est l’un des pionniers du paratriathlon français et mondial. Il a notamment participé, avec son ami Dominique Benassi, à la démocratisation de cette discipline, et avait également contribué à l’intégration du paratriathlon dans le programme des Jeux Paralympiques de Rio 2016.

    Son histoire olympique continuera donc jeudi 23 mai à Libourne, une ville qui lui est chère et où il participera au relais de la flamme olympique. Il a été sélectionné à sa grande surprise, puisque d’anciens collègues de la Caisse d’épargne ont cité son nom au moment de choisir des porteurs de flamme. « C’est l’aboutissement de toute une carrière. Ça sera une grosse émotion. Un moment magique ». Comme un récompense pour sa remarquable carrière, son apport inconditionnel au paratriathlon et au handisport.

     

     

    Voir sur le site « Haute Gironde » : Saint-André-de-Cubzac. Jean-Pierre Astugue, combattant dans l’âme et porteur de la flamme olympique (hautegironde.fr)

    Téo Munch

  • Mario Aznar Pueyo, une vie de sport

    Mario Aznar Pueyo, une vie de sport

    Mario Aznar Pueyo, une vie de sport

    Le Cavignacais portera la flamme olympique le 23 mai à Saint-Émilion. Cet amoureux du sport vivra l’expérience d’une vie, qu’il partage déjà avec ses compatriotes cavignacais.

    Mario Aznar Pueyo aux côtés d’un des panneaux publicitaires présents dans les rues de Cavignac. ( Photo TM )

    Après une vie entièrement dédiée au sport, Mario Aznar Pueyo s’apprête à vivre une expérience inoubliable. Porter la flamme olympique, ce symbole universel du sport passé dans les mains des plus grands athlètes du l’histoire. Un moment unique dont beaucoup se seraient vantés. « Mais c’est plus une fierté collective que personnelle, juge-t-il. Ça serait un peu égocentrique de faire la chose pour soi car malgré l’affichage médiatique que j’aurais pu avoir, demain on ne se souviendra plus de moi. Sans les uns, les autres n’existent pas ». Ainsi peut-on résumer son esprit collectif, cultivé notamment grâce à la pratique du football pendant près de 30 ans.

    Né à Cavignac en 1958 d’un père immigré espagnol et d’une mère fille d’immigrée, Mario Aznar Pueyo grandit à deux kilomètres de son village de naissance, avant d’y revenir à l’âge de six ans. C’est à ce moment-là qu’il découvre le football. « J’avais un voisin qui jouait au foot. C’était la seule activité qu’il y avait à Cavignac ». Il évolue d’abord au sein de l’ASRDM (Association sportive Reignac Donnezac Marsillac), puis à Pugnac après la fusion de son premier club.

    D’entraineur de foot à coach sportif

    À la suite d’un bac gestion à Libourne – « le fameux bac G de Michel Sardou » -, il devient éducateur à 18 ans, en parallèle de courtes études universitaire à Bayonne. « Destiné à devenir expert-comptable », il arrête sa formation au bout de deux ans pour des « problèmes de santé ». Un changement de règlement des diplômes et le rallongement des études finissent de le convaincre de revenir chez lui afin de se consacrer à sa passion : le football.

    Il prend alors en main une jeune équipe de Cavignac, qu’il entrainera jusqu’à la catégorie “sénior“. « J’ai pris les enfants à six ans, et je les suivais à chaque fois qu’ils montaient d’une catégorie. Puis je leur ai promis que quand ils passeraient en sénior, je viendrais boucler la boucle. J’ai donc quitté mon club, l’ASRDM, et joué une saison avec eux en tant qu’entraineur-joueur. L’aventure que j’ai vécue avec eux, peu d’éducateurs ont eu la chance de la vivre ».

    Mario Aznar Pueyo met un terme à ses activités footballistiques à 35 ans. Mais pas au sport. « Quand j’ai arrêté le foot, j’ai fait le marathon du Médoc. J’ai aussi fait l’Ardéchoise en vélo ». Il dispute également le championnat de Gironde de tennis de table, et installe par la suite quelques tapis chez lui « pour s’entretenir ». Ainsi, il décide peu à peu d’ouvrir une salle de sport sous forme associative. Il entraine alors des amateurs en musculation et organise des cours de gymnastique. En parallèle de sa vie sportive, il dirige un magasin de prêt-à-porter pour gagner sa vie puisqu’il entrainait en tant que bénévole pour le club de Cavignac. Il fermera cette salle en 2020, quatre ans après le décès de sa femme, comme il le raconte non sans émotion : « les gens qui venaient m’ont poussé à continuer, mais un ressort a été cassé ». Et la pandémie de Covid n’a fait que baisser sa motivation.

    Il s’éloigne un temps du sport, avant de reprendre en fin d’année dernière. « À partir du moment où tu as goûté relativement jeune au sport, ça devient un mode d’équilibre de vie », estime-t-il, avant d’improviser un bref cours de biologie : « quand l’athlète fait du sport, il crée de la dopamine naturellement. Certains athlètes de haut niveau ont été tellement habitués à fabriquer une grande quantité de dopamine que lorsqu’ils arrêtent le sport, ils n’en sécrètent plus et sont obligés de se faire suivre sur le plan psychologique ».

    Une pratique du sport depuis l’âge de six ans

    Le ballon rond et le sport dans son ensemble représentent donc bien plus qu’une simple occupation. De l’âge de six ans jusqu’à la retraite, Mario Aznar Pueyo n’a jamais arrêté le sport. Une passion dont il n’a cependant pas héritée. « Mon père aimait le sport, mais dire qu’il était sportif, non. Il n’a jamais pratiqué d’activité physique en tant que telle ». C’est dans son village et dans la cour de récréation qu’il découvre le sport, sans grandir avec une idole comme modèle. « J’aime un certain nombre de sportifs pour leur qualités sportives ou humaines, mais je ne suis pas de ceux qui idolâtre. Il y avait différentes générations, des joueurs des Girondins de Bordeaux dont les noms courraient dans la cour d’école. Après il y a les phénomènes d’aujourd’hui que sont notamment Kylian Mbappé. Mais il faut regarder l’humain qu’il y a derrière le sportif ». Dans la même logique, il supporte les Girondins de Bordeaux, au même titre que l’Union Bordeaux-Bègles en rugby, mais n’est pas un fan inconditionnel. « Je suis un amateur de sport plutôt qu’un “ultra“. Sur la situation actuelle des Girondins, je chambre un petit peu mon neveu, qui lui est un fervent supporter du club ».

    Malgré une vie consacrée au sport, le Cavignacais n’a jamais rêvé de porter la flamme olympique. C’est en recevant un mail de la Banque Populaire, partenaire des Jeux Olympiques et dont il est client, qu’il découvre cette opportunité. Il présente alors sa candidature et apprend le 15 janvier avoir été sélectionné. « Ça s’est fait par hasard. Quand tu es retenu, tu te dis que tu as de la chance. Au même titre que des athlètes de haut niveau qui rêvent de porter la flamme, mais toi tu es un simple anonyme… Tu participes à une aventure que tu n’auras la chance de faire qu’une fois dans ta vie. Outre les symboles que ça peut représenter, c’est quelque chose de particulier ».

    Des interventions dans l’école de Cavignac

    Et Mario Aznar Pueyo met dès à présent son nouveau statut au service de sa commune, avec différentes interventions dans l’école de Cavignac afin de présenter aux élèves l’histoire des Jeux, de la flamme olympique mais aussi son parcours personnel. Il a notamment organisé début mai la venue de Leane Chardonnieras, championne de France junior en catégorie descente VTT en 2018. « Je vois ce que les enfants vont vivre au niveau de l’école, le phénomène d’avoir leur projet autour des JO, d’avoir rencontré un porteur de flamme, de sentir un village derrière eux et leur projet… C’est ça le plus important ». C’est donc au bénéfice de toute sa commune qu’il mène ces différentes actions, plus que pour son unique plaisir personnel. « J’ai connu le fait d’être cité le lundi par la presse et qu’en fin de semaine, tout le monde m’avait oublié. J’organisais pendant dix ans des défilés de mode à Cavignac, c’était quelque chose qui était relativement important et quinze jours après on m’avait oublié… Il ne faut pas le faire pour soi, mais plutôt pour que ça rentre dans un collectif. Je pense que le village ne connaîtra cela qu’une fois dans son existence. Il faut donc le vivre comme une aventure collective avant tout. Dès l’instant où tu bâtis un projet et que tu cherches à tirer des gens, automatiquement tu es en façade. Mais il ne faut pas le faire pour ça, plutôt pour le projet en tant que tel ».

    Il aimerait également, à travers ces différentes actions, que « les jeunes aient une autre image de la société que celle qu’on a aujourd’hui ». Mario Aznar Pueyo ne manque pas d’afficher ses inquiétudes, notamment concernant le football amateur.

    « Il est malade le foot. Il y a le contexte économique, les clubs amateurs ont de plus en plus de charges. C’est de plus en plus difficile de faire vivre un sport. C’est pour ça que de plus en plus de clubs s’associent. Puis les gamins et les parents sont devenus de plus en plus difficiles ». Il envisage tout de même de reprendre une équipe de jeunes, pour entretenir sa passion du sport. Sa vie.

     

     

    Voir le site « Haute Gironde » : Cavignac. Portrait de Mario Aznar Pueyo, porteur de la flamme olympique (hautegironde.fr)

    Téo Munch

  • Christophe Royer : « la flamme olympique, c’est toute ma vie »

    Christophe Royer : « la flamme olympique, c’est toute ma vie »

    Christophe Royer : « la flamme olympique, c’est toute ma vie »

    Christophe Royer, à son domicile de Val-de-Virvée. ( Photo TM )

    Christophe Royer ne passe pas par quatre chemins : « pour moi la flamme olympique, c’est tout ce que j’ai pu faire dans le sport et dans la société. C’est toute ma vie. Alors la porter, ça serra un des meilleurs moments de ma vie. Je ne sais pas comment dire à quel point je suis content ». Et on le comprend.

    Dès l’enfance, alors qu’il grandit en région parisienne à Bonneuil-sur-Marne, il se passionne pour les grandes stars du monde sportif. « Dans ma tête, quand je courrais sur un parking, j’étais Carl Lewis ». Il rêve devant les exploits de la légende américaine de l’athlétisme, mais aussi ceux de Marie-José Perec, Patrick Edlinger ou encore Philippe Sella. Bien qu’il ait pratiqué le rugby pendant près de trente ans, Christophe Royer aime « tous les sports. Même le curling ».

     

    Le plus important, c’est de gagner

     

    Le sport lui a surtout apporté les valeurs qu’il prône aujourd’hui, comme « l’humilité, l’abnégation, la résilience, le travail ». Et une chose et sûr : il n’aime pas perdre. « Je suis Français, donc je gagne », insiste-t-il. La fameuse citation de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux Olympiques modernes – « le plus important, c’est de participer » -, ne lui ressemble pas vraiment.

    Mais il n’a jamais eu envie d’en faire une carrière. À la fin de son adolescence, il s’oriente vers un CAP « pâtissier, chocolatier, glacier, confiseur. On faisait des vrais diplômes avant ». Après son service militaire, il effectue quelques boulots avant d’intégrer en 1992 son premier laboratoire, Septodont. Il y reste pendant près de huit ans, avant de rejoindre Aventis, qui fusionne avec Sanofi en 2004 (pour l’anecdote, il embauche le 4 septembre 2000, le lendemain de la naissance de son premier enfant). Muté en 2006 à Ambarès-et-Lagrave, Christophe Royer travaille toujours au sein de l’entreprise française, désormais en tant que coordinateur méthodes process. Et petit coup de pouce du destin : Sanofi étant partenaire des Jeux cette année, il a pu candidater (et être retenu) pour porter la flamme olympique.

     

    Passionné des Jeux Olympiques

     

    L’histoire entre Christophe Royer et les Jeux ne date pas d’hier. Il suit toutes les éditions depuis le plus jeune âge avec sa mère, également une grande passionnée. « Encore plus que moi », précise-t-il. Devant sa télé, il admirait la cérémonie d’ouverture des Jeux de Barcelone en 1992, durant laquelle l’archer Antonio Rebollo avait allumé la vasque olympique avec une flèche enflammée. Cette même année, lors des JO d’hiver organisés à Albertville, il est DJ dans une boîte de nuit à Peisey-Nancroix, à quelques kilomètres des épreuves de ski de vitesse. Mais c’est bien à Saint-Émilion le 23 mai qu’il participera réellement à l’histoire de cet évènement mondial. Il n’y croit toujours pas. « Porter la flamme… » Christophe Royer peine à trouver les mots pour décrire son ressenti, mais l’émotion parle pour lui.

    Il est tout aussi ému lorsqu’il évoque son amour pour la France, son histoire et ses valeurs. « Je crois profondément au slogan ‘’liberté, égalité, fraternité’’. Cet été on va montrer la Révolution, De Gaulle, les frères Lumière, Balzac… On est les meilleurs ! », s’exclame-t-il. Les Jeux Olympiques seront donc l’occasion de « montrer au monde entier qu’on sait recevoir. Soyons classes pendant deux mois », lance Christophe Royer comme un cri du cœur.

     

    « Il faut s’entendre malgré nos différences »

     

    Il s’inquiète pourtant de l’avenir. Aujourd’hui père de deux enfants (Marine âgée de 23 ans, Tom âgé de 20 ans), Christophe Royer estime que la société n’est plus la même. « Je pense que l’échec est plus stigmatisé aujourd’hui. Avant, on n’était pas jugé parce qu’on ratait. Un enfant apprend à marcher parce qu’il tombe, pas parce qu’il sait déjà marcher. Et puis je pensais que la question des femmes et des homosexuels était finie… Il faut s’entendre malgré nos différences ». Sa vie associative, notamment pour la cause LGBT, montre son engagement contre tout type de discrimination. Il regrette par ailleurs ne pas avoir été retenu en tant que volontaire pour les Jeux Paralympiques. « Mais j’aime quand même cette époque », rassure-t-il. À 52 ans, il lui reste encore des expériences à vivre dans ce monde. À commencer par porter la flamme olympique. Rien que ça.

    Téo Munch