Auteur/autrice : teo_adm

  • « On ne lâche pas, parce qu’on n’est pas à l’abri que ça recommence » : le jardin des Tanneries d’Agen cherche encore sa tranquillité

    « On ne lâche pas, parce qu’on n’est pas à l’abri que ça recommence » : le jardin des Tanneries d’Agen cherche encore sa tranquillité

    « On ne lâche pas, parce qu’on n’est pas à l’abri que ça recommence » : le jardin des Tanneries d’Agen cherche encore sa tranquillité

    Après les incidents survenus en fin d’année près de la gare, des mesures ont été prises par la municipalité autour du square. Mais certains problèmes persistent.

    Le jardin des Tanneries avait été inauguré en 2013. / DDM – MORAD CHERCHARI

    Parmi les points sensibles d’Agen en matière de trafic de stupéfiants, le jardin des Tanneries occupe une place particulière. Proche de la gare, ce petit coin de verdure est systématiquement cité dans les débats sur l’insécurité au sein de la ville.

    En fin d’année 2024, plusieurs incidents s’étaient déroulés dans la gare d’Agen et ses environs, notamment avec l’utilisation d’armes blanches. Les riverains affichaient alors leur inquiétude face à une montée de l’insécurité au pied de leur porte. « Il y a un vrai problème de drogue dans les villes, petites comme grandes. La police municipale a un rôle de signalement qui est rempli. Ensuite, les enquêteurs spécialisés sont en charge des dossiers. On collabore évidemment avec eux lorsqu’il faut donner des images ou des identités. Il faut démanteler ces organisations, ça ne sert à rien de déplacer le point de deal », déclarait alors le maire, Jean Dionis du Séjour.

    Installation d’une clôture en fin d’année

    Quelques mois plus tard, la situation semble quelque peu évoluer. D’abord, une clôture a été installée en fin d’année dernière autour du jardin, limitant les horaires d’ouverture entre 8 heures et 20 heures. Depuis cette mesure, des passants habituels relèvent une évolution notable de l’ambiance plus sécurisante autour du square. « Si on se fie au nombre d’appels qui a diminué voire cessé sur les nuisances, il y a du mieux. La police municipale s’y rend tous les jours. Aussi bien quand il ne se passe rien que lorsqu’on constate des attroupements, des chiens tenus en laisse, des personnes qui s’adonnent à la consommation de boissons alcoolisées ou des comportements qui pourraient perturber la tranquillité du voisinage », relève Elyazide Ismail, chef de service de la police municipale de la ville d’Agen.

    Bien que ce secteur fasse partie du périmètre sécurisé de la gare, l’installation de caméras n’apparaît pas à l’ordre du jour de la municipalité. « Mais ce n’est pas parce qu’un endroit redevient calme qu’il ne faut plus le surveiller. On ne lâche pas, parce qu’on n’est pas à l’abri que ça recommence immédiatement », insiste-t-il.

    « La journée, ça reste problématique »

    Raphaël Riccio, président du quartier de la Cathédrale, invite de son côté les habitants à reprendre le contrôle de leur square : « Ce n’est pas les gens du quartier qui sont agressés. Ce sont des rixes entre marginaux, donc c’est aux gens de s’approprier le square et ne pas leur laisser. Mais il faudra faire le bilan au printemps avec l’adoucissement des températures et le rallongement des jours », juge-t-il.

    Certains riverains tiennent à rappeler que la situation reste préoccupante. Une commerçante sourit un peu jaune lorsqu’on lui parle d’une amélioration du climat ambiant : « C’est vrai, je trouve que ça va mieux. Effectivement, ceux qui boivent sont dans le parc et les dealeurs en dehors. On parle beaucoup des voitures qui ont brûlé le week-end dernier, mais plusieurs commerces ont été cambriolés. On l’a été samedi soir. La nuit c’est peut-être mieux puisque le parc est fermé, mais en journée ça reste problématique », remarque-t-elle. Le jardin des Tanneries cherche encore sa verdure.

    Téo Munch

  • ENTRETIEN. « La première chose à régler est notre rapport avec la mairie » : Johan Jourdan dévoile ses plans au SUA omnisports

    ENTRETIEN. « La première chose à régler est notre rapport avec la mairie » : Johan Jourdan dévoile ses plans au SUA omnisports

    ENTRETIEN. « La première chose à régler est notre rapport avec la mairie » : Johan Jourdan dévoile ses plans au SUA omnisports

    Fraîchement élu, le nouveau président revient sur ses motivations et ses ambitions à la tête de l’association, ainsi que les principaux dossiers à traiter.

    Johan Jourdan est co-président du SUA football depuis 2018. / DDM – ISMAËLLE BEAU

    Lors de son assemblée générale du 10 mars, le SUA omnisports a élu Johan Jourdan à la présidence. Le co-président de la section football depuis 2018 souhaite développer l’association, tout en conservant l’âme de la structure omnisports.

    Pourquoi avez-vous décidé de candidater au poste de président du SUA omnisports ?

    J’ai toujours participé aux assemblées générales et aux activités de l’omnisports. On a dix associations de tailles très différentes, mais on se connaît humainement. Puis ça s’est fait naturellement, Michel Sanz a confirmé qu’il voulait passer la main, et les deux personnes qui étaient partantes pour avancer étaient moi et Laurent Douailin, qui s’occupe du triathlon. Dans les faits il est vice-président, même s’il aurait pu être co-président avec moi.

    Que représente le SUA omnisports pour vous ?

    On pèse quand même 2 500 licenciés. Ce qui compte dans le omnisports, c’est que l’aspect humain soit préservé, qu’il y ait une bonne entente entre tous et qu’on ne mette pas les gens en difficulté. Il ne s’agit pas de rien faire, mais de proposer des choses qui tiennent compte de la structure omnisports. Par exemple, la section roller est la plus petite avec moins de 30 adhérents, alors que le foot en a 600 et que le rugby possède le plus gros budget. Donc il faut respecter tout le monde.

    Quelles sont vos ambitions pour l’association ?

    On a quelques idées. Par exemple, on avait organisé des journées omnisports pour les jeunes il y a quelques années. Ça avait bien marché, donc c’est une idée à reprendre. Une autre assemblée générale aura lieu le 31 mars pour présenter la feuille de route et compléter la gouvernance parce qu’on n’a pas eu le temps d’examiner tous les dossiers. Il y en a un particulièrement important qui concerne le SUA Tennis. En effet, pour la plupart des sections, on a une convention d’occupation avec la ville qui nous permet d’utiliser les installations municipales. Le SUA Tennis était un cas particulier parce qu’il avait un bail. Il était à 100 % chez lui mais il payait tout. Il va désormais basculer sur une convention d’occupation du parc municipal.

    L’État prévoit aussi de réduire les aides accordées au sport…

    Si les financements disparaissent, les clubs iront chercher des partenariats, augmenter les cotisations des licenciés ou baisser leur niveau de services. Depuis quelques années, les ressources extérieures sont plutôt à la baisse au niveau national. On a un budget très faible, on détient seulement la marque SUA et regroupe juste des sections indépendantes. Donc chaque président doit relever ce défi qui n’est pas facile. Mais la première chose à régler est notre rapport avec la ville. C’est important pour que les conditions d’occupations et les financements soient optimaux parce que le premier financeur est de très loin la ville d’Agen.

    Allez-vous rester co-président de la section football avec Sandrine Pequignot ?

    Je n’envisage pas de changer dans l’immédiat. Il faudra un jour passer la main, mais on a une gouvernance qui tient. Il est préférable que ça soit un président de section à la tête du SUA omnisports, ça a toujours été comme ça. Il arrive des fois que des anciens présidents s’occupent de l’omnisports, mais il n’y a pas de règles.

    Vous êtes aussi directeur général des services au Centre de gestion de la fonction publique territoriale de Lot-et-Garonne (CDG47). Avec ce nouveau statut de président du SUA omnisports et en vue des élections municipales de 2026, avez-vous une ambition politique ?

    Ça n’a rien à voir, on est dans un cadre associatif. Chacun a ses ambitions et ses projets. Le monde associatif demande beaucoup de temps, c’est du bénévolat. On ne s’y engage pas pour être élu aux municipales. Mais il arrive que ce soit le cas, chacun fait comme il veut.

    Téo Munch

  • « C’est le projet le plus concret qu’on ait fait » : la Streetarterie entame une tournée pour ses dix ans

    « C’est le projet le plus concret qu’on ait fait » : la Streetarterie entame une tournée pour ses dix ans

    « C’est le projet le plus concret qu’on ait fait » : la Streetarterie entame une tournée pour ses dix ans

    Pour célébrer ses dix ans, le collectif d’artistes lot-et-garonnais produira cette année des œuvres dans plusieurs villes du département. La première étape se fera ce samedi 15 mars au Hall Flip d’Agen.

    L’équipe de la Streetarterie présentera sa première œuvre ce samedi. / Photo – Téo Munch

    Dix années d’existence, ça se fête. Il fallait donc un projet à la hauteur de cet anniversaire symbolique. C’est pour cette raison que la Streetarterie s’apprête à prendre les routes lot-et-garonnaises jusqu’en décembre. Une tournée au cours de laquelle l’association réalisera des fresques dans les principales villes du département. « C’est le projet le plus concret qu’on ait fait, en tout cas le plus gros parce qu’on travaille tous ensemble », indique l’un des membres, Freddy Focks.

    « Être libre dans notre création »

    Elle commencera dès ce samedi après-midi au skatepark couvert d’Agen, installé dans la rue André Boillot. Les artistes du collectif inaugureront à partir de 14 heures les trois fresques sur lesquelles ils travaillent depuis dimanche. « On projette sur le mur le dessin qu’on a fait en amont sur l’ordinateur. C’est pour nous faciliter les choses parce qu’on a très peu de temps pour les réaliser. Et esthétiquement, c’est plus propre », précise-t-il.

    L’équipe, composée d’Hentitan, Aurégrafik, Yo Ernest et Freddy Focks, bénéficie d’une liberté totale sur la production de leurs œuvres. D’autant plus qu’ils ne sont pas rémunérés et financent le projet grâce à la vente de tee-shirts ou d’affiches. « Ça nous permet de rester libres et de ne pas avoir de comptes à rendre sur la partie création. Vu qu’on fait énormément de commandes, on n’a pas beaucoup le temps de peindre pour le plaisir. On s’est dit qu’il fallait trouver un concept et être libre dans notre création. On est sur une tournée rock pour casser un peu les codes par rapport aux stéréotypes qu’on retrouve dans le graff. On voulait sortir de ça et faire quelque chose qui nous correspond », souligne le peintre muraliste.

    Tournée jusqu’en décembre

    Cette indépendance permettra aux artistes de s’exprimer pleinement à travers leurs univers respectifs. « Quand on va regarder les murs, on va savoir à peu près qui a fait quoi », souffle Hentitan. Et pour cause, chacun a ses références : quand l’un est plus tourné vers le manga Dragon Ball, d’autres réalisent davantage de portraits réalistes ou reprennent l’identité des marques de skate : « On voulait aussi se présenter, parce qu’on nous a souvent reproché d’être inaccessibles, qu’il était difficile de nous rencontrer et de nous voir. C’est l’opportunité d’afficher nos travaux individuels et de montrer ce qu’on fait », juge Freddy Focks.

    Après un départ d’Agen, la Streetarterie se rendra à Monbalen sur le site de l’ancienne boîte de nuit Club 47. Elle prendra ensuite la direction de Villeneuve-sur-Lot pour offrir ses services à l’entreprise ABC Cadres, avant de rejoindre Fumel et la salle du Pavillon 108 en mai. Puis l’équipe ira à Tonneins (juin) et Marmande (juillet) pour revenir à Agen en décembre avec une exposition finale. La meilleure manière de célébrer leurs dix années d’existence.

    Téo Munch

  • « On a plein d’idées » : un nouveau mur d’escalade débarque à Castelculier

    « On a plein d’idées » : un nouveau mur d’escalade débarque à Castelculier

    « On a plein d’idées » : un nouveau mur d’escalade débarque à Castelculier

    Monster Games Laser proposera de l’escalade à partir du samedi 29 mars. Le mur de quatre mètres se veut idéal pour l’initiation et la découverte, s’inscrivant dans l’esprit familial du complexe.

    Le mur d’escalade sera disponible à partir du samedi 29 mars. / Photo – Téo Munch

    Aller toujours plus haut, c’est un peu l’ADN du Monster Games Laser. D’abord en raison de la thématique autour du film “Stargate, la porte des étoiles” et des nombreux vaisseaux suspendus au plafond. Mais surtout avec la constante évolution que connaît cet espace de 1 500 m² depuis son ouverture en août 2014. C’est notamment pour ces raisons que l’escalade s’inscrit pleinement parmi les disciplines déjà présentes : laser game, park à trampoline et, jusqu’ici, un kids park.

    Pas besoin de harnais

    « On voulait remplacer une activité sans pousser les murs. Il était hors de question de supprimer le laser game parce que c’est notre cœur de métier, et le trampoline n’est là que depuis six ans. De son côté, le kids park a plus de dix ans, il y en a un peu partout comme dans des fast-foods. Donc les gens pensent que c’est gratuit. On avait besoin de nouveauté, et c’était difficile de cumuler le kids park et l’escalade à cause de la longueur du tapis et l’espace nécessaire pour les joueurs », explique Brigitte Portat, cogérante de l’établissement avec Stéphane Cadoret.

    L’objectif était de continuer à proposer une pratique ludique, sportive et familiale. Le mur, dont l’inauguration est prévue le samedi 29 mars, mesurera quatre mètres de haut, avec un tapis de 40 centimètres d’épaisseur et au moins trois mètres de profondeur. Les clients seront ainsi dispensés de harnais, « tout en respectant les normes de sécurité », assure Stéphane Cadoret. Les consignes seront donc données en amont.

    Un projet de réalité augmentée

    « Comme le mur n’est pas gigantesque, c’est idéal pour l’initiation et la découverte. C’est mieux que de se retrouver dans une énorme structure avec beaucoup de monde », juge Brigitte Portat. Entre huit et dix personnes pourront pratiquer en même temps, au tarif de 10 euros pour une heure le week-end (8 dans la formule anniversaire) et 13 euros par jour en semaine. Les chaussons seront loués au prix de 2 euros.

    La société Optimur sera en charge de la construction du mur, dont le coût avoisine 40 000 euros. Le prix, moins cher que la réalité virtuelle par exemple, a également pesé au moment de choisir la nouvelle activité. « C’est dans l’air du temps, un peu comme le padel », justifie également Stéphane Cadoret.

    À l’avenir, les gérants n’excluent pas d’apporter quelques améliorations : « L’escalade pourra évoluer avec de la réalité augmentée. On peut prévoir de rajouter des prises lumineuses qui s’allument en fonction du parcours, des jeux projetés sur le mur… On a plein d’idées, mais on veut déjà voir comment les gens réagissent par rapport à ça », indique Brigitte Portat. Et ça commencera dès le 29 mars.

    Téo Munch

  • « On chante tous la Marseillaise, un peu comme dans un stade » : un Agenais raconte son service national universel

    « On chante tous la Marseillaise, un peu comme dans un stade » : un Agenais raconte son service national universel

    « On chante tous la Marseillaise, un peu comme dans un stade » : un Agenais raconte son service national universel

    Alors que le budget 2025 de l’État prévoit de diminuer les crédits alloués au service national universel (SNU), certains jeunes mettent en avant l’expérience humaine vécue pendant une quinzaine de jours. Samuel Viauvy, aujourd’hui âgé de 18 ans, revient sur sa participation au dispositif en 2022.

    Samuel Viauvy, aujourd’hui âgé de 18 ans, a réalisé son SNU en 2022. Photo – S.V.

    À l’heure où le service national universel (SNU) se voit plus menacé que jamais (lire encadré), les souvenirs reviennent pour nombre d’étudiants ayant participé à ce dispositif. Samuel Viauvy, un Agenais de 18 ans, s’est engagé au SNU en juin 2022 sur le conseil de ses parents. Alors au lycée Jean-Baptiste de Baudre d’Agen, il s’est rendu deux semaines dans le Pays basque accompagné d’autres jeunes issus du même établissement. « Ma première motivation a été Parcoursup. Ça montrait que j’avais fait quelque chose pendant l’été, et pas juste joué à la console avec mes copains », reconnaît-il.

    La levée de drapeau comme moment fort

    Son état d’esprit évolue dès les premiers jours, surpris par la camaraderie omniprésente chez les 200 engagés : « On est avec beaucoup de gens du département et de la région qu’on ne connaît pas. Je n’avais jamais eu d’expérience où je vivais deux semaines tout le temps avec des personnes, hormis mes parents. Je n’étais pas habitué, donc c’était une expérience particulière ». Même s’il n’est pas resté en contact avec les jeunes venus d’ailleurs, l’Agenais s’est rapproché de certains camarades de son lycée grâce à cette quinzaine de jours passée ensemble.

    Au cours de la journée, s’étalant du levé à 7 heures jusqu’à 22 h 30, plusieurs activités étaient réalisées, principalement en intérieur à cause de la canicule. En dehors de tous les moments conviviaux autour d’un barbecue ou d’un jeu de cartes, la traditionnelle levée de drapeau peu après 8 heures reste aujourd’hui comme un souvenir marquant de ces deux semaines. « J’étais dans l’une des rares sections qui la faisait quasiment tous les jours. Il y a un esprit de communion patriotique. On est tous ensemble en train de chanter la Marseillaise, un peu comme dans un stade », compare-t-il.

    Cinq mois à la Maison de l’Europe

    Lors du stage obligatoire de 84 heures entre septembre 2022 et janvier 2023, Samuel a préféré la Maison de l’Europe à l’armée. Là aussi, il retient l’enrichissement personnel nourri auprès des enfants comme des retraités. « On nous donnait plusieurs missions, notamment créer des jeux pour les enfants sur plusieurs thématiques : bien manger, l’importance des minéraux dans l’eau minérale… C’est toujours très sympa et ça m’a permis d’en apprendre plus sur l’Europe. En étant jumelés avec une ville espagnole, on a aussi pu échanger avec des Espagnols en visioconférence. Ça m’a permis de parler à des personnes avec des âges différents, puisqu’on est intervenu dans des garderies mais aussi dans des maisons de retraite », se souvient-il.

    Samuel a « toujours voulu être ingénieur » et étudie actuellement en première année de prépa PTSI au lycée Gustave-Eiffel de Bordeaux. « Ça n’a pas changé mon orientation, mais j’ai songé à prendre “langues, littératures et cultures étrangères” (LLCE) après la seconde. Finalement, j’ai conservé la physique-chimie pour des choix d’orientation », relate-t-il. Il en repart plutôt grandi et des souvenirs plein la tête.

     

    320 jeunes inscrits en Lot-et-Garonne cette année

    Le service national universitaire (SNU), l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2017, a été lancé deux ans plus tard par le Premier ministre Édouard Philippe pour les jeunes de 15 à 17 ans. L’État mettait alors en avant « l’occasion unique de créer des liens et de développer votre culture de l’engagement ». Gabriel Attal, locataire de Matignon de janvier à juin 2024, avait annoncé sa généralisation à tous les lycéens lors de la rentrée 2026. Aujourd’hui, de nombreux organismes dénoncent l’inefficacité du dispositif. Dans un rapport publié en septembre, la Cour des comptes relevait « l’absence d’horizon clair, l’insuffisante planification des moyens nécessaires à sa montée en charge et un dispositif sans pilotage budgétaire dont le coût est largement sous-estimé ». En Lot-et-Garonne, le nombre de jeunes engagés au SNU a considérablement augmenté, passant de 54 en 2021 à 320 inscrits cette année. Au total, 1 090 étudiants ont participé à ce service depuis sa création, selon l’académie de Bordeaux.

    Téo Munch

  • « On nous demandait quand allait être la prochaine » : la soirée nocturne du marché couvert d’Agen repart pour une deuxième édition

    « On nous demandait quand allait être la prochaine » : la soirée nocturne du marché couvert d’Agen repart pour une deuxième édition

    « On nous demandait quand allait être la prochaine » : la soirée nocturne du marché couvert d’Agen repart pour une deuxième édition

    Après le succès de la première édition en octobre dernier, la soirée nocturne du marché couvert revient le samedi 5 avril sur la place Jean-Baptiste-Durand avec des améliorations.

    2 500 personnes s’étaient rendues sur la place Jean-Baptiste-Durand en octobre dernier. @maloplrd

    Il faut dire que les organisateurs n’avaient pas prévu d’accueillir autant de visiteurs dans la soirée du 5 octobre 2024. « On attendait 500 personnes. Finalement, il y en a eu 2 500 ! », se souvient Mani Baudet-Lesté. Avec son média Prune, il a décidé de confirmer ce succès en revenant sur la place Jean-Baptiste-Durand. Le rendez-vous est fixé le samedi 5 avril, mais l’ambition sera cette fois revue à la hausse par rapport à l’année dernière.

    « On a été agréablement surpris par l’engouement, ça a été une belle réussite. On n’a eu que de bons retours de la part des acteurs locaux et des participants. Il y avait une énergie positive, une super ambiance et tout le monde était content d’être là. On avait un public large avec des étudiants, des familles et les partenaires. Encore aujourd’hui, on nous demande quand va être la prochaine édition ! », remarque Mani Baudet-Lesté.

    Des surprises prévues dans l’animation

    La date étant désormais fixée, les organisateurs reprendront les bonnes formules de la première édition : de 20 heures à minuit, les deux DJ’s Théo Roland et DJ Chris seront présents aux platines. À l’instar de l’année précédente, quelques surprises sont prévues au niveau de l’animation. L’agence événementielle agenaise Alur & Co s’occupera toujours de la décoration, tandis qu’un photobooth sera installé au milieu de la dizaine de commerçants.

    Quelques ajustements seront apportés afin d’améliorer l’expérience des visiteurs. Alors que certains stands étaient dépassés en octobre dernier par une affluence au-dessus des attentes, « tous les commerçants seront prêts à accueillir l’ensemble des personnes » cette année, assure Mani Baudet-Lesté. Jusqu’ici restreint à la rue parallèle au boulevard de la République, le périmètre sera prolongé jusqu’à l’intersection avec la place des Laitiers. Le dispositif de sécurité sera également plus important, « même s’il n’y a pas eu de débordements la première fois. Et le terrain de pétanque qui avait été installée sera enlevé », souligne-t-il.

    Un périmètre élargi sur la place

    « Le quartier du marché couvert est un lieu clé d’Agen et très important pour les habitants. Ces fêtes existent dans plusieurs villes, il n’y avait pas de raisons pour que ça ne marche pas ici. D’autant plus qu’on aime manger et sortir », justifie-t-il. Prune média avait par exemple organisé un apéritif de Noël au même endroit le 29 décembre dernier. L’objectif affiché est ainsi de « rajeunir son image en attirant des jeunes », mais aussi de mettre en avant les entreprises locales grâce à leur participation sur l’événement. « On veut faire vivre les commerces et l’économie du centre-ville et y amener les habitants. On travaille uniquement avec des Agenais, hormis la sécurité », insiste Mani Baudet-Lesté. Les commerçants du quartier ne demandent qu’à ambiancer une deuxième fois les alentours du marché couvert.

    Téo Munch

  • « On laisse les boutiques ouvertes pour que les clients qui terminent tard puissent venir » : les commerces agenais dévoilent leur programme

    « On laisse les boutiques ouvertes pour que les clients qui terminent tard puissent venir » : les commerces agenais dévoilent leur programme

    « On laisse les boutiques ouvertes pour que les clients qui terminent tard puissent venir » : les commerces agenais dévoilent leur programme

    Défilé de mode, nuit des soldes, braderie… L’Union des commerçants et artisans agenais (UCAA) a présenté son calendrier jusqu’à la fin de l’année pour soutenir les commerces de la ville.

    Près de 50 commerces participeront aux différentes animations durant l’année. DDM – DDM MORAD CHERCHARI

    Le printemps arrive à grands pas, et l’Union des commerçants et artisans agenais (UCAA) en a profité pour dévoiler son programme des événements à venir dans les rues de la ville. Chaque année et à environ un mois d’intervalle, l’association organise différentes animations au cœur d’Agen. Elle invite plusieurs commerces à proposer des prix attractifs et participer à des événements communs.

    Prochain événement le samedi 5 avril

    Dans le calendrier présenté récemment par l’UCAA, la prochaine manifestation aura lieu en avril avec le défilé de mode. Sur la centaine d’adhérents à l’association, une cinquantaine de boutiques partenaires présenteront à cette occasion la nouvelle collection printemps/été. Des mannequins de chaque boutique déambuleront ainsi sur la place Wilson le samedi 5 avril, dans l’après-midi. Ensuite, la nuit des soldes aura lieu le 27 juin. Les commerces seront ouverts jusqu’à minuit. Après la période de soldes de cet été (du mercredi 25 juin au mardi 22 juillet), des animations seront organisées partout en ville. « On laisse les boutiques ouvertes pour que les clients qui terminent tard puissent venir », souligne Sylvain Dabos, président de l’UCAA depuis 2024.

    Puis du 24 au 26 juillet, la fameuse braderie du centre-ville sera sortie devant les boutiques. Les commerçants pourront ainsi sortir leurs plus beaux produits. Enfin, du 11 au 13 septembre, ces derniers seront invités à proposer des bonnes affaires devant leur façade. Avant un deuxième grand défilé pour la collection automne/hiver le 4 octobre, le « black friday » le 28 novembre ainsi que les habituelles animations de Noël en décembre.

    « Faire bouger les commerces »

    Ces animations servent principalement à présenter l’ensemble des commerçants, artisans et prestataires de services d’Agen, mais aussi à soutenir les boutiques du centre-ville et attirer un peu plus les habitants dans les rayons. « Le but est de dynamiser la ville et promouvoir nos activités afin de faire bouger les commerces. On n’est pas dans la meilleure dynamique possible, et tout le monde souffre de ça. Ce n’est pas évident, mais il faut se battre et faire ce qu’il faut pour que ça fonctionne », insiste Sylvain Dabos. Les portes des boutiques agenaises seront grandes ouvertes pour accueillir au mieux les clients qu’ils attendent nombreux.

    Téo Munch

  • PORTRAIT. « Il faut l’accepter et profiter pleinement » : la 2e paragolfeuse mondiale Alexia Girault sur le parcours du bonheur

    PORTRAIT. « Il faut l’accepter et profiter pleinement » : la 2e paragolfeuse mondiale Alexia Girault sur le parcours du bonheur

    PORTRAIT. « Il faut l’accepter et profiter pleinement » : la 2e paragolfeuse mondiale Alexia Girault sur le parcours du bonheur

    Alexia Girault, licenciée au club d’Agen Bon-Encontre, est l’une des meilleures paragolfeuses au monde. Malgré son handicap, elle savoure pleinement cette expérience inimaginable chez les valides.

    Alexia Girault est arrivée au club d’Agen Bon-Encontre en 2015. DDM – MORAD CHERCHARI

    Sa passion pour le golf l’a poussée à briser son destin… qui était peut-être simplement de fouler les greens du monde entier. Alexia Girault pratique ce sport depuis 1999, lorsqu’elle débute au club de Marcilly-en-Villette, près d’Orléans (45). « Je trouvais ça attirant. J’ai fait une journée découverte et j’ai adoré. Puis le virus m’a pris », sourit-elle. Mais tout aurait pu s’arrêter sept ans plus tard quand elle apprend être atteinte d’une tumeur vasculaire dans la moelle épinière depuis la naissance, qui a entraîné une paraplégie complète.

    « Je pense que le golf m’a aidée parce que c’était un peu la carotte au bout du fil. C’était super important pour moi. Quand le chirurgien m’a dit que je n’allais pas rejouer, je lui ai répondu que ce n’était pas possible, que je jouais au golf donc on allait trouver une solution. Ils m’ont opérée avec succès, et il y a eu beaucoup de rééducation. Quand on repart de zéro, il faut réapprendre à marcher. Il fallait trouver des solutions, parce que jouer au golf sans équilibre c’est compliqué », reconnaît Alexia Girault.

    Membre de l’équipe de France depuis 2012

    Deux ans de pause avant de retrouver la compétition, désormais en paragolf. Même si elle guérit de sa paraplégie, la golfeuse conserve quelques séquelles comme des troubles de l’équilibre et une absence de sensation sous le genou gauche (« je ne sais même pas où est mon pied »). Peu à peu, ses performances lui ouvrent les portes de l’équipe de France mixte en 2012 grâce au Lot-et-Garonnais Nino Ourabah, alors au poste de capitaine. « C’est lui qui m’a fait venir à Agen et quitter Orléans », se souvient-elle.

    Aujourd’hui, Alexia Girault occupe la deuxième place féminine mondiale et première Française au classement net, dont le calcul prend en compte l’index (nombre de coups joués au-dessus du « par », soit le niveau de jeu) du joueur. Un sommet inatteignable parmi les valides : « Pour jouer en équipe de France valide, il faut être né dans le golf ou très doué. Mais chez nous, certains joueurs sont scratch (des joueurs d’index 0) ». Elle compte à son palmarès deux sélections pour les championnats d’Europe, et fait régulièrement partie du groupe France ces dernières années.

    « Quand vous êtes handicapé, la vie n’est pas moche »

    Entre deux tournois avec son club d’Agen Bon-Encontre, Alexia Girault voyage aux quatre coins du monde pour disputer des compétitions internationales. Les déplacements restent toutefois à la charge des joueurs non-sélectionnés, ce qui représente un coût pour ceux n’ayant pas de sponsors. Alexia Girault, actuellement dans une agence d’architecture, est dans ce cas. « On essaie de mutualiser l’hébergement entre joueurs pour que ça ne nous revienne pas trop cher. L’European disabled golf association (EDGA), qui gère le circuit européen paragolf, nous invite aussi sur certaines épreuves. C’est une chance qu’on n’aurait pas si on était valide. Vous voyez, ce n’est pas si mal ! », ironise-t-elle.

    Cet humour montre bien sa vision dédramatisée du handicap : « Quand vous êtes handicapé, la vie n’est pas moche. Elle est différente, il faut juste l’accepter et profiter pleinement de tout ce qui peut s’ouvrir à nous. Certains n’ont pas de problèmes de santé et trouvent la vie très dure, ça dépend de la manière dont on le vit dans sa tête ». Alexia Girault a préféré le rire aux larmes.

    Téo Munch

  • VIDÉO. « La pluie traversait les tuiles » : à Agen, des travaux spectaculaires ont débuté sur la toiture de l’église des Jacobins

    VIDÉO. « La pluie traversait les tuiles » : à Agen, des travaux spectaculaires ont débuté sur la toiture de l’église des Jacobins

    VIDÉO. « La pluie traversait les tuiles » : à Agen, des travaux spectaculaires ont débuté sur la toiture de l’église des Jacobins

    Depuis ce lundi, une structure en forme de parapluie est installée par la société lotoise RBMH sur la toiture de l’église désacralisée. Objectif de cette mise en place : la restauration de la couverture de l’édifice.

    « Quand on est un peu en haut de la ville, on voit la toiture entièrement verte. Des arbres ont poussé sur les chéneaux du dernier étage, et la pluie traversait même les tuiles. À l’intérieur, il y avait d’énormes alvéoles d’eau sur les voûtes. Lors des petits épisodes de tempête, il pleuvait dans les Jacobins », énumère Adrien Enfedaque, conservateur du musée des Beaux-Arts d’Agen dont le lieu d’exposition est installé dans l’église désacralisée.

    Un chantier divisé en trois étapes

    Classé au titre des monuments historiques depuis 1904, l’édifice devait donc subir d’importants travaux qu’il n’avait plus connus depuis près de trente ans. « On en a besoin pour les événements à venir, notamment une grande exposition de fin de mandat sur le XVIIIe siècle qui doit avoir lieu à la fin de l’année », ajoute-t-il. Après avoir installé les échafaudages fin 2024, la société RBMH, qui est déjà intervenue sur la cathédrale de Cahors ou encore l’abbatiale de Souillac, s’est vue confier la partie couverture du chantier.

    « On recouvre environ un tiers de l’église. Une fois qu’on aura terminé la première partie de restauration, on fera glisser la structure sur la deuxième puis la troisième. Dans le même temps, on démontra la première partie de l’échafaudage pour la déplacer », explique Mathieu Attales, conducteur des travaux pour l’entreprise basée dans le Lot et spécialisée dans la restauration de monuments historiques et du patrimoine.

    Rénovation de la toiture jusqu’à l’automne

    Pour ce faire, RBMH s’appuie sur un système de roulement afin de manipuler plus facilement les immenses structures en même temps que l’avancée du chantier. « Ce système s’est imposé pour plusieurs raisons, notamment parce que c’est très compliqué de venir avec une grue de type PPM qui n’arrive pas à passer dans les rues autour de l’église. Donc on utilise des grues de type MK à levage droit », remarque-t-il. Le levage est assuré par la société Dartus Levage, basée à Colayrac-Saint-Cirq.

    La première partie de la rénovation sera axée sur la toiture et ses deux versants, en plus des chéneaux. Elle devrait durer jusqu’à l’automne, avant de se concentrer sur la charpente et les vitraux. « Il y aura également des finitions à faire jusqu’à début décembre dans les petites cours intérieures que les gens ne voient pas depuis la voie publique. Dans un deuxième temps, sans doute à partir de 2026, il faudra aussi faire des travaux sur les maçonneries. Mais les toitures arrivaient à bout de course », indique Adrien Enfedaque. Le montant est estimé à 1 031 843,22 euros hors taxe. Une somme nécessaire pour que l’église des Jacobins retrouve enfin sa beauté d’antan.

    Téo Munch et Valentin Vié

  • La clinique Esquirol-Saint-Hilaire d’Agen fait-elle partie des meilleurs établissements de santé en France ?

    La clinique Esquirol-Saint-Hilaire d’Agen fait-elle partie des meilleurs établissements de santé en France ?

    La clinique Esquirol-Saint-Hilaire d’Agen fait-elle partie des meilleurs établissements de santé en France ?

    Chaque année, le magazine d’actualité américain Newsweek publie un classement des meilleurs établissements de santé dans de nombreux pays. En France, la clinique Esquirol-Saint-Hilaire d’Agen a gagné plusieurs places par rapport à 2024.

    L’établissement est installé dans la rue du Docteur et Madame Delmas. DDM – DDM MORAD CHERCHARI

    146 hôpitaux publics et privés de France ont été sélectionnés par le magazine d’actualité américain Newsweek, avec la plateforme allemande Statista, pour figurer dans le classement annuel des meilleurs établissements de santé. Ces derniers proviennent de 30 pays à travers le monde, y compris l’Hexagone.

    « Le classement est basé sur un processus d’évaluation approfondi, comprenant une enquête en ligne auprès de milliers d’experts médicaux (médecins, directeurs d’hôpitaux et professionnels de la santé), des données sur l’expérience des patients, des mesures de la qualité des hôpitaux et une enquête sur la mise en œuvre des mesures des résultats rapportés par les patients », rapporte Newsweek.

    « Le fruit du travail de l’ensemble des équipes »

    Avec un score de 72,96 %, la clinique Esquirol-Saint-Hilaire d’Agen occupe la 89e place, soit 14 de plus que l’année dernière. Dans le secteur privé, elle prend la 45e position. « Ces excellents résultats sont le fruit du travail de l’ensemble des équipes de médecins, chirurgiens, infirmiers et tous les salariés de l’établissement qui œuvrent chaque jour pour offrir à nos patients une meilleure qualité de prise en charge », se réjouit Lionel Combes, directeur de l’établissement installé dans la rue du Docteur et Madame Delmas.

    L’hôpital Pitié-Salpêtrière, aux portes du top 10 mondial, domine le classement national (90,89 %) devant l’hôpital Claude-Huriez de Lille (88,56 %) et l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris (85,08 %). À l’international, la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota, États-Unis) conserve son incontestable première place.

    Téo Munch