Auteur/autrice : teo_adm

  • REPORTAGE. « La pétanque, c’est toute l’année ici ! » : Le boulodrome du Pin à Agen retrouve les beaux jours

    REPORTAGE. « La pétanque, c’est toute l’année ici ! » : Le boulodrome du Pin à Agen retrouve les beaux jours

    REPORTAGE. « La pétanque, c’est toute l’année ici ! » : Le boulodrome du Pin à Agen retrouve les beaux jours

    Le soleil revenu dans le ciel agenais, les boulistes s’attendent à vivre des parties toujours plus longues le long de l’avenue Jean-Jaurès. Pour leur plus grand bonheur.

    Le ciel bleu fait rayonner le boulodrome du Pin. Photo – Téo Munch

     

    Après la pluie, vient le beau temps. Cette expression est à prendre au sens littéral depuis quelques jours avec le retour du soleil dans les rues d’Agen. Mais la fuite des nuages dans le ciel lot-et-garonnais n’a pas changé les habitudes des boulistes du Pin. Qu’il vente ou qu’il pleuve (on exagère à peine), ils sont quelques-uns à tirer ou pointer presque chaque après-midi, entre deux piétons traversant la piste.

    Bonne humeur et esprit de compétition

    Forcément, les beaux jours apportent un plaisir supplémentaire à la pratique de ce sport typiquement français. « La pétanque, elle est toute l’année ici ! Quand il pleut, on joue à la belote dans le local. Mais même le matin quand il fait froid, tout le monde joue », remarque Aimé, 70 ans. Membre du club depuis quatre ans, le retraité admire depuis sa chaise la fin de partie qui se déroule devant lui. Cela fait déjà près de trois heures que la dizaine de joueurs présents cette après-midi s’exerce le long de l’avenue Jean-Jaurès. « Et il y a de bons joueurs ! », insiste-t-il.

    La bonne humeur règne sur le boulodrome, bien que certains n’hésitent pas à envoyer quelques piques à leurs partenaires. « Il y a toujours des râleurs ou des rouspéteurs, mais c’est partout pareil », sourit Aimé. Quand les uns viennent ici pour leur simple plaisir, d’autres prennent très au sérieux ces moments d’entraînements. « C’est du divertissement pour certaines personnes. Mais pour des licenciés, il y a un esprit de compétition avec le week-end comme objectif », constate Nicolas. Cet Agenais de 41 ans, formé en auxiliaire ambulancier, s’y rend trois à quatre fois par semaine au moindre temps libre pour essayer quelques techniques « qu'[il] ne pourrait pas faire en concours, au risque de le gâcher.

    L’attraction du « concours de la bouteille »

    Si chaque jour les plus fidèles se réunissent autour de cette passion, le jeudi attire un peu plus de monde avec le « concours de la bouteille ». Le principe, expliqué par Aimé, est le suivant : « On mise un euro. Si on gagne la partie, on a un ticket. Au bout de deux on a une bouteille de vin. Et on peut accumuler ! »

    « Les personnes qui viennent ici sont des habitués. Les nouveaux, on n’en a pas beaucoup. Ce sont toujours les mêmes », constate le président du club, Claude, en pleine partie de belote. « Mais il n’y a pas beaucoup de femmes », soupire avec humour Catherine, alias « Cathy », la secrétaire. Si le nombre de pratiquants devrait rester équivalent, les parties pourront s’éterniser un peu plus grâce au rallongement des journées. Pour le plus grand plaisir des boulistes du Pin.

    Téo Munch

  • Allergies au pollen : le Lot-et-Garonne en vigilance rouge

    Allergies au pollen : le Lot-et-Garonne en vigilance rouge

    Allergies au pollen : le Lot-et-Garonne en vigilance rouge

    Le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a placé le département en vigilance rouge sur le risque d’allergies au pollen.

    « Les belles journées ensoleillées, douces et venteuses favorisent la dispersion des pollens dans l’air », indique le RNSA. DDM Illustration – LORELEI PRUDENT

     

    Chaque année, les allergies au pollen sont un véritable calvaire pour plus de 20 % de Français. Et ce n’est pas le dernier bulletin du réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), publié le 16 février, qui montrera le contraire.

    L’association a placé le Lot-et-Garonne en risque allergique élevé lié au pollen, comme trente départements du sud et de l’ouest de la France. Le 13 février, seuls dix territoires étaient classés en vigilance rouge, et le 47 ne présentait qu’un risque moyen.

    Plusieurs recommandations pour limiter le risque d’exposition

    Comme dans la plupart des départements touchés, le pollen des cupressacées (genévriers, cyprès, thuya occidental) présenterait le plus grand impact sanitaire devant celui des aulnes, des frênes ou encore des noisetiers.

    « Les noisetiers et les aulnes sont aussi en pleine floraison sur tout le pays, avec un risque d’allergie de niveau moyen qui montera vite au niveau élevé dans les jours à venir. Les belles journées ensoleillées, douces et venteuses favorisent la dispersion des pollens dans l’air », indique le RNSA.

    Pour limiter les risques d’exposition au pollen, l’association recommande d’aérer au moins dix minutes par jour le domicile (de préférence avant le lever et après le coucher du soleil), rincer les cheveux le soir, privilégier les activités extérieures en fin de journée (avec port de lunettes et d’un masque), garder les vitres fermées en voiture ou encore éviter d’aggraver les symptômes avec des facteurs irritants ou allergisants (tabac, produits d’entretien ou de bricolage, parfums d’intérieur, bougies).

    Téo Munch

  • À quelle place se situe le Lot-et-Garonne dans le classement des départements les plus médiatisés en 2024 ?

    À quelle place se situe le Lot-et-Garonne dans le classement des départements les plus médiatisés en 2024 ?

    À quelle place se situe le Lot-et-Garonne dans le classement des départements les plus médiatisés en 2024 ?

    Dans son baromètre de l’actualité 2024, l’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a dévoilé son classement des territoires les plus couverts par les médias français l’année dernière. Le Lot-et-Garonne a connu une certaine exposition au niveau national, notamment lors des manifestations agricoles.

    Le Lot-et-Garonne a été particulièrement médiatisé en janvier lors des actions de la Coordination rurale (CR 47). DDM – DDM MORAD CHERCHARI

     

    L’année 2024 a connu son lot d’événements majeurs en France et à l’étranger : élections européennes puis législatives, Jeux olympiques de Paris, présidentielles américaines… Ainsi, plusieurs personnages ont largement occupé l’espace médiatique à l’image de Donald Trump, Gisèle Pélicot ou encore Léon Marchand.

    L’Institut national de l’audiovisuel (Ina) a publié son premier baromètre annuel, retraçant l’actualité de 2024 sous forme de données. Celui-ci analyse entre autres le traitement de l’élection américaine en France, les personnalités politiques les plus citées durant les législatives anticipées ou encore la parité femmes/hommes dans les médias français. L’Ina a également classé les départements français en fonction de leur médiatisation au cours de l’année.

    128 mentions pour 10 000 habitants en Lot-et-Garonne

    Pour cette étude, l’institut a détecté grâce à l’intelligence artificielle la prononciation des villes et départements français à l’antenne des journaux télévisés du soir de TF1, France 2, France 3, M6 et Arte ; les chaînes d’information en continu (de 6 heures à minuit) de BFM TV, CNews, LCI et France Info ; ainsi que les matinales radio (de 6 heures à 10 heures) d’Europe 1, France Culture, France Inter, France Info, RMC, RTL et Sud Radio. Puis, « pour permettre la comparaison des territoires entre eux », un ratio de mentions pour 10 000 habitants a été établi en s’appuyant sur les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

    Sur les 101 départements français, le Lot-et-Garonne se classe 44e avec 128 mentions pour 10 000 habitants. Le 47 a particulièrement attiré les chaînes et radios nationales fin janvier lors des manifestations agricoles devant la préfecture d’Agen, ou encore la montée vers Paris et le marché de Rungis. Ces événements ont engendré une médiatisation importante du département, qui a été le troisième territoire le plus cité ce mois-ci. Avec une population de 330 385 personnes en 2024 selon des données provisoires de l’Insee, le Lot-et-Garonne aurait donc été évoqué à plus de 4 200 reprises l’année dernière.

    Paris seulement en deuxième position

    Ce classement place en tête Mayotte et ses 1 416 mentions pour 10 000 habitants. L’archipel a principalement attiré l’attention en février et surtout décembre avec le passage du cyclone Chido, ayant entraîné officiellement la mort de 40 personnes selon les autorités et provoqué de nombreux dégâts matériels. Le territoire d’outre-mer est suivi par Paris avec 1 255 mentions (actualité politique et Jeux olympiques) et la Corse-du-Sud (504).

    Téo Munch

  • « Une soirée de Saint-Valentin digne de ce nom » : passeriez-vous la fête des amoureux dans un club libertin ?

    « Une soirée de Saint-Valentin digne de ce nom » : passeriez-vous la fête des amoureux dans un club libertin ?

    « Une soirée de Saint-Valentin digne de ce nom » : passeriez-vous la fête des amoureux dans un club libertin ?

    Basé à Boé, « Ô plaisirs » organise samedi soir une soirée spéciale Saint-Valentin. Piste de danse, sauna et coins câlins pour sublimer ce rendez-vous amoureux. Sans aucun tabou dans le respect de chacun.


    Gilles et Laurence tiennent ce club libertin depuis 2017. DDM MORAD CHERCHARI

    La soirée de la Saint-Valentin rime souvent avec repas romantique autour d’un plat soigneusement placé sur une table remplie de pétales. Un instant au milieu d’une lumière tamisée, où seule une bougie illumine deux visages remplis d’affection. « Et après, c’est fini », remarque Gilles.

    Alors pour les Valentins et Valentines désireux de prolonger le plaisir, il les invite à participer à une « nuit du love » organisée ce samedi par le club libertin “Ô plaisirs” à Boé qu’il tient avec sa femme, Laurence, depuis huit ans. « Et tout le monde peut venir chez nous », souligne-t-il. Que l’on soit libertin ou non, chacun est accueilli de la même manière « à partir du moment où on n’a pas d’a priori sur sa nudité et celle des autres », indique Laurence. « Et encore, on fournit une serviette à chaque personne qui rentre. Donc on n’est pas obligé de se trimballer à poil », relate Gilles.

    L’endroit « idéal » pour fêter la Saint-Valentin

    Derrière le comptoir de la boutique, elle explique les raisons pour lesquelles ce lieu est l’endroit « idéal » pour célébrer la fête des amoureux : « Pour certains, la sexualité est un casse-tête à la maison. Soit parce que les enfants sont petits et que ça braille la nuit, soit parce qu’on a des ados qui vont en reparler le lendemain si tant est qu’on fasse un peu de bruit. C’est d’ailleurs à cause de ces problématiques que beaucoup de gens finissent par ne plus avoir envie d’avoir de rapports sexuels. Et ça finit par capoter, parce que le sexe a sa place dans la vie d’un couple. Ici, ils peuvent venir s’enfermer et crier comme ils veulent ».

    Loin des boîtes de nuit « où l’on ne se sent pas en sécurité », des restaurants dans lesquels « tous les yeux sont dirigés vers nous dès qu’on a une jupe un peu courte » ou encore des chambres d’hôtel « où il ne faut pas faire trop de bruit » par risque de se faire remarquer par les voisins, le club libertin permettrait selon eux de se faire plaisir sans subir quelconque jugement. « On devrait tous y avoir cette quiétude de passer un bon moment sans être harcelé », estime Laurence.

    « Beaucoup se font l’idée que c’est une orgie »

    Les visiteurs peuvent donc profiter de cet espace de 450 m² avec son bar du samedi soir, sa piste de danse, son sauna, son hammam, sa piscine et ses douches, sans compter les huit coins câlins. Où les gérants assurent garder un certain esprit romantique, loin de l’image généralement véhiculée sur les clubs libertins : « Beaucoup se font l’idée que c’est une orgie où tout le monde fait l’amour avec tout le monde. Il y a des endroits comme ça, mais ce n’est pas représentatif de la profession. Nous, on fait tout pour que des personnes lambda avec un peu de temps à s’accorder puissent venir ».

    Les deux anciens libertins tiennent à proposer un complexe où règne le respect des lieux et de chacun. « On a fait de notre club ce qu’on aurait aimé trouvé ailleurs. Donc on a créé un lieu où les gens font ce qu’ils veulent », note-t-elle. Il existe tout de même quelques consignes à respecter : « La règle numéro 1 dans un club libertin, c’est que la femme décide de tout », précise Laurence. « Ensuite, il ne doit rien se passer dans la piscine », sourit Gilles. La température devrait tout de même monter rapidement dans le club de Boé, désireux d’offrir une Saint-Valentin « digne de ce nom » à ses clients.

    Téo Munch

  • Nans et Mouts, les animateurs de l’émission Nus et culottés, en conférence à Agen le 27 mars

    Nans et Mouts, les animateurs de l’émission Nus et culottés, en conférence à Agen le 27 mars

    Nans et Mouts, les animateurs de l’émission Nus et culottés, en conférence à Agen le 27 mars

    Le centre des jeunes dirigeants du Lot-et-Garonne (CJD 47) organisera le 27 mars une conférence au CGR d’Agen, en présence des animateurs de la célèbre émission « Nus et culottés ».

    Nans et Mouts animent l’émission « Nus et culottés » sur France 5 depuis 2012. Photo – F5

     

    Ce choix est loin d’être culotté de la part du centre des jeunes dirigeants du Lot-et-Garonne. Pour sa conférence de 2025 et après le succès des éditions précédentes, le CJD 47 accueille à nouveau deux célèbres personnalités : Nans Thomassey et Guillaume Tisserand-Mouton, alias Nans et Mouts.

    Les deux animateurs de l’émission « Nus et culottés », diffusée sur France 5 depuis 2012 seront présents le 27 mars au CGR d’Agen pour « une immersion inspirante au cœur du dépassement de soi, avec un message fort : explorer l’inconnu pour se réinventer ».

    400 participants attendus

    Sortir de sa zone de confort sera le maître-mot de la soirée, au cours de laquelle 400 participants sont attendus. L’objectif est d’inciter les jeunes directeurs à prendre des risques (calculés) pour innover et franchir leurs propres limites. « En France, on ne vit pas nos plus belles années. Il y a moins d’échanges sociaux et on est plus sur nos téléphones. Nans et Mouts incarnent cette capacité à s’affranchir des contraintes et des peurs. Dans leur émission, ils partent de rien et rencontrent sur leur chemin des personnes qui leur tendent la main », souligne Aurélie Doumenc, coprésidente du CJD 47.

    La soirée sera animée de 19 h à 22 h par l’humoriste Didou, passé par le Jamel Comedy Club actuellement en tournée avec son spectacle « On n’est pas bien là ? ». Dans le même temps, l’artiste Mike, alias MC7942, réalisera un live painting. Les bénéfices tirés de l’œuvre à l’issue d’une vente aux enchères seront versés à deux associations caritatives locales.

    Le centre des jeunes dirigeants du Lot-et-Garonne organise généralement tous les deux ans une conférence afin de faire grandir ce mouvement. Avec deux coprésidentes dont le mandat dure 24 mois, le CJD 47 a souhaité organiser une conférence par an. Lors de la dernière édition en 2024, les venues de Tony Parker, Clara Morgane et Maud Ankaoua avaient rassemblé près de 1 000 personnes à l’Agen Agora sur le thème « réinventer les codes ».

    Téo Munch

  • « Agen cochait toutes les cases » : la franchise Krousty Sabaïdi débarque en Lot-et-Garonne

    « Agen cochait toutes les cases » : la franchise Krousty Sabaïdi débarque en Lot-et-Garonne

    « Agen cochait toutes les cases » : la franchise Krousty Sabaïdi débarque en Lot-et-Garonne

    La chaîne de restauration Krousty Sabaïdi, spécialisée dans la nourriture thaï, a ouvert début février un nouvel établissement à Agen, le premier dans le département.

    Arnaud Masachs et Jérémie Dupuy sont deux des quatre associés. Photo – Téo Munch

     

    Depuis le samedi 8 février, la franchise bordelaise Krousty Sabaïdi s’invite à Agen, au 8 boulevard de la République. Le projet est mené par une bande d’amis du sud-ouest désireux d’implanter la marque en Nouvelle-Aquitaine et au-delà.

    « On a regardé les villes porteuses en termes de développement autour de Bordeaux. Agen était celle avec le plus de potentiel de développement », indique Jérémie Dupuy, en charge des opérations de développement. Originaire du port de la Lune, il s’est associé à Xavier Mace (travaux) et Oussama Abbou (administration), tous deux néogirondins, ainsi qu’Arnaud Masachs (exploitation), qui vient de Toulouse.

    Ouvert tous les jours de 11 h 30 à 23 h

    Pour ce premier restaurant en Lot-et-Garonne (et les départements alentour, hormis la Gironde), Krousty Sabaïdi a choisi Agen en raison « de son attractivité et son potentiel économique. Ici, on a senti le soutien de la mairie et Agen cochait toutes les cases », souligne Jérémie Dupuy.

    Ouvert tous les jours de 11 h 30 à 23 h sans interruption, l’objectif est de « toucher aussi les personnes qui travaillent en décalé », indique Arnaud Masachs. Les locaux peuvent accueillir 50 couverts avec environ 150 clients par jour depuis le 8 février. Un élargissement d’une quinzaine de places dans une cour intérieure est prévu cet été.

    La carte est évidemment composée du krousty, leur spécialité à base de riz accompagné de poulet mariné frit et de sauce. Des plats woks, des spécialités asiatiques (nems, gyoza, tenders) mais aussi des burgers à pain blanc sont également proposés.

    Téo Munch

  • « Si on fait un bilan, c’est contre-productif » : l’intersyndicale éducation lot-et-garonnaise mitigée sur la loi « handicap » de 2005

    « Si on fait un bilan, c’est contre-productif » : l’intersyndicale éducation lot-et-garonnaise mitigée sur la loi « handicap » de 2005

    « Si on fait un bilan, c’est contre-productif » : l’intersyndicale éducation lot-et-garonnaise mitigée sur la loi « handicap » de 2005

    À l’occasion des 20 ans de la loi dite Montchamp, plusieurs syndicats du département ont lancé une pétition pour défendre notamment l’enseignement spécialisé et adapté.

    Six représentants étaient réunis pour présenter la pétition. Photo – Téo Munch

     

    Le 11 février 2005 était votée la loi pour l’égalité des droits des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap. Portée par Marie-Anne Montchamp, alors secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées, elle avait pour but de favoriser l’accessibilité, le droit à compensation, l’école pour tous et l’insertion professionnelle.

    20 ans plus tard, l’intersyndicale éducation (autour de laquelle se sont réunis le SNUDI-FO, la FNEC-FP-FO, la FSU-SNuipp, le Snes-FSU, la CGT éduc’action et Sud éducation), en dénonce pourtant les conséquences. « Rien n’est mis en place au niveau des moyens pour que l’inclusion soit faite, alors que la loi devait favoriser le vivre ensemble et changer la vision sur le handicap. Si on fait un bilan, c’est contre-productif », estime Guillaume Arruat, représentant de la Fédération syndicale unitaire du Lot-et-Garonne (FSU 47).

    Recruter des enseignants spécialisés

    Les syndicats ont lancé ce mercredi 12 janvier une pétition sur les réseaux sociaux pour demander plusieurs modifications, notamment « un statut de fonctionnaire et un vrai salaire pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap ». Actuellement au nombre d’environ 850 dans le département, les AESH ne seraient pas assez nombreux.

    Ensuite, elle défend un enseignement spécialisé et adapté. « On a eu un affaiblissement de tous les établissements spécialisés. Les élèves ne bénéficient pas de l’accompagnement dont ils auraient besoin pour progresser, et ça a entraîné une dégradation des conditions de travail pour les enseignants, les AESH et les autres élèves », remarque Éric Lafond, représentant de Force ouvrière (FO 47).

    Autres revendications : le maintien et la création des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux, le recrutement d’enseignants spécialisés et d’AESH, le retrait du décret visant à généraliser l’externalisation des établissements ou service médico-sociaux (ESMS), l’abandon des PAS (pôles d’appui à la scolarité) et PIAL (pôles inclusifs d’accompagnement localisés) ou encore le rétablissement du CAPA-SH. Ce certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées, les enseignements adaptés et la scolarisation des élèves en situation de handicap avait été remplacé en 2017 par le certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’école inclusive (CAPPEI).

    L’intersyndicale propose également de recueillir dans un « livre noir d’une inclusion scolaire au rabais dans le département » les témoignages d’enseignants, d’AESH, et plus globalement de la communauté éducative et de professionnels de santé.

    Téo Munch

  • « Quelqu’un qui fait du marathon à Agen sera soigné comme Kylian Mbappé » : un ostéopathe du Real Madrid ouvre sa clinique du sport

    « Quelqu’un qui fait du marathon à Agen sera soigné comme Kylian Mbappé » : un ostéopathe du Real Madrid ouvre sa clinique du sport

    « Quelqu’un qui fait du marathon à Agen sera soigné comme Kylian Mbappé » : un ostéopathe du Real Madrid ouvre sa clinique du sport

    Cédric Jacqmin, ostéopathe de plusieurs joueurs évoluant dans le célèbre club de football, ouvre depuis le 6 janvier une clinique du sport à Bon-Encontre. Avec des soins proposés aux meilleurs et accessibles à tous les sportifs.

    Cédric Jacqmin a enfin réalisé son rêve d’ouvrir sa clinique de sport. Photo – Téo Munch

     

    Il rêvait de ce lieu depuis de nombreuses années. Cédric Jacqmin a connu les coulisses de certains des plus grands clubs du monde : le Real Madrid en football, les Toronto Raptors en basket-ball ou encore les équipes de France de gymnastique et d’athlétisme. En parallèle de ce parcours semé d’étoiles, il tenait à ouvrir sa propre clinique de sport. Comme un symbole, il s’est installé dans l’impasse Louison-Bobet à Bon-Encontre qui porte le nom de la légende du cyclisme tricolore des années 1950, triple vainqueur du Tour de France et deux fois champion de France.

    Habitant du Lot-et-Garonne depuis une vingtaine d’années, Cédric Jacqmin a tenu jusqu’en 2017 un cabinet à Bon-Encontre. Après deux ans passés au Québec, il est revenu en France avec l’objectif de proposer une clinique capable d’accueillir les sportifs lot-et-garonnais dans leur rééducation. « Ça fait longtemps que j’ai ça en tête. Toutes les personnes que je connaissais avec une rupture des ligaments croisés allaient jusqu’à Capbreton », remarque-t-il.

    Un matériel utilisé par les meilleures structures sportives

    Depuis le 6 janvier, la « clinique synergie sport » accueille un médecin du sport, deux kinésiologues, deux d’ostéopathes, une secrétaire et une femme de ménage. Dans ce lieu convivial, Cédric Jacqmin a souhaité former une véritable équipe soignante : « Si j’attrape le médecin, il va me répondre tout de suite quand j’ai besoin de lui pour un patient. Cet esprit est présent dans les équipes professionnelles de sport ».

    L’effectif devrait s’agrandir et compter dans ses rangs une dizaine de kinés d’ici la fin de l’année, suite à la forte demande de la clientèle depuis l’ouverture. Elle est la conséquence d’un service capable de répondre aux besoins des plus grands sportifs professionnels. « Ils ont besoin de rapidité pour vite revenir sur les terrains. Il faut être très performant dans les soins et repérer très vite ce qu’il peut avoir. Ici, on a les moyens humains et matériels ».

    Du côté kinésiologie, on retrouve du matériel de pointe utilisé dans les meilleures structures sportives, notamment un appareil d’isocinétisme. « Il permet de quantifier la force musculaire pour déterminer un programme très précis et être remis sur pied le plus vite possible. C’est une machine très importante pour la prise en charge d’un sportif. Mais elle ne fait pas de cadeau parce qu’elle impose une vitesse de travail qu’on doit suivre. À la fin, on a les cuisses en feu », sourit-il.

    Le centre possède également une salle de réathlétisation pour travailler la puissance, l’agilité, la propulsion et le cardio avant la reprise d’une activité. Il comprend enfin un espace de balnéothérapie, avec une piscine à 34 °C et un bain de cryothérapie à 13 °C.

    « Avec moi, ça sera plutôt rigolo »

    Cédric Jacqmin tient à apporter des soins équivalents à tous les sportifs, amateurs ou professionnels. « Je veux offrir à tout le monde ce qu’on peut offrir aux meilleurs. Quelqu’un qui fait du marathon sur Agen sera soigné comme Kylian Mbappé. Pour moi, un sportif est quelqu’un qui fait du sport. Donc un homme de 70 ans qui fait de la randonnée tous les dimanches peut intégrer le centre », souligne-t-il.

    Grâce à son expérience de 30 ans, l’ostéopathe tient à ajouter sa touche personnelle : « Parfois, la rééducation peut être source de prises de tête. Avec moi, ça serait plutôt rigolo. Au lieu de se tenir en équilibre pendant vingt minutes sur des plateaux, on fera un petit match de ping-pong. Et le résultat est meilleur, parce que la personne aura été remise dans une condition physiologique. C’est ce qu’on nous apprend, mais l’expérience nous donne autre chose ».

     

    30 ans auprès des meilleurs

    Passionné de sport, Cédric Jacqmin évolue dans ce monde depuis les années 1990 : « Je n’avais certainement pas le niveau pour en pratiquer, donc je me suis demandé comment je pouvais m’en rapprocher ». C’est ainsi qu’il se retrouve auprès de l’équipe féminine du BCM Gravelines-Dunkerque, alors en première division. Dans le même temps, il s’occupe de l’équipe de France de gymnastique et tient un cabinet à Oye-Plage, situé à une trentaine de kilomètres de Dunkerque. « Avant, les joueurs venaient individuellement dans mon cabinet. Maintenant, les clubs professionnels ont des staffs », remarque-t-il. Au début des années 2000, l’ostéopathe propose ses services à des équipes de football prestigieuses comme l’AS Monaco, le Real Madrid et même l’équipe de France. Il travaille également avec les sélections nationales des Comores et la Mauritanie. « Mais ça me prenait trop de temps de trajet », juge-t-il. S’ajoutent au CV les Toronto Raptors en NBA, l’équipe de France de saut en athlétisme et l’équipe olympique de ski acrobatique du Canada.

    Téo Munch

  • « J’avais la rage de rattraper celui devant moi » : Clara Lucchini, star montante du sprintcar, trace sa route

    « J’avais la rage de rattraper celui devant moi » : Clara Lucchini, star montante du sprintcar, trace sa route

    « J’avais la rage de rattraper celui devant moi » : Clara Lucchini, star montante du sprintcar, trace sa route

    Depuis l’âge de 13 ans, la Cassipontine s’engage sur les circuits de sprintcar, une catégorie de sport automobile tout-terrain. Elle raconte cette discipline peu démocratisée en Lot-et-Garonne.

    Clara Lucchini, aux côtés de sa monoplace utilisée lors de la saison 2024. Photo – LB

     

    Clara Lucchini est presque née sur un circuit. Elle a en tout cas grandi aux bords des pistes de sport automobile depuis l’enfance. La Cassipontine s’est d’abord essayée à la moto avec son frère durant quelques années. « Puis j’ai voulu essayer autre chose, et j’avais l’âge de commencer le sprintcar », se souvient Clara. Cette discipline, qu’elle connaît depuis l’âge de 4 ans en suivant les courses de son père pilote de 2012 à 2018, est une catégorie de sport automobile tout-terrain encadrée par la Fédération française du sport automobile (FFSA, lire encadré).

    Dans le sprintcar (« plus intéressant que le karting, moins dangereux que la moto et moins cher que le buggy »), elle trouve un moyen d’échapper au harcèlement subi au collège. « Quand je me retrouvais sur la piste, j’avais la rage de rattraper celui devant moi. J’étais toute seule sous le casque, j’oubliais mes problèmes autour et je me concentrais sur moi-même », raconte-t-elle.

    Des courses presque chaque week-end

    C’est donc sur la terre que Clara affiche son fort caractère et un redoutable esprit de compétitivité. Depuis quatre ans, elle progresse à pleine vitesse jusqu’à une quatrième place (et première féminine) du classement général au challenge Corac dans sa catégorie junior sprint la saison dernière. Cette compétition est ouverte à tous les pilotes d’autocross et de sprintcar du Grand Midi.

    Elle a également pris la 20e place au championnat de France parmi les 34 pilotes engagés. « Par contre, c’est un autre niveau. Surtout financier parce qu’il y a beaucoup de grosses structures, comme dans tout sport automobile. Mais ça permet d’apprendre énormément. On fait avec nos moyens, et on a les partenaires qui suivent. On se suffit de ce qu’on a car ça doit rester un plaisir », reconnaît la maman, Laure Buzzighin.

    Presque chaque week-end pendant sept mois, la « team Lucchini » se déplace sur les épreuves pour soutenir la monoplace 43 aux quatre coins de la France. Malgré la boue de certains jours pluvieux, l’ambiance côté spectateur est systématiquement au rendez-vous. « Dans l’autocross, on retrouve un esprit de solidarité. Les gens s’aident quand il y a un problème. On fait de supers connaissances, dont certaines sont devenues des personnes importantes pour nous », confie la mère.

    La vitesse peut atteindre 115 km/h

    Le soutien de la famille est essentiel dans cette aventure. « C’est un sport d’équipe. Si on n’est pas passionné, ça ne marche pas. On ne pourrait rien faire tout seul, c’est trop de travail », remarque le père, Frank Lucchini. Avec le papa pour le côté mécanique et la maman aux manettes de la logistique, Clara peut se concentrer pleinement sur ses performances.

    De leurs côtés, les partenaires permettent de financer environ la moitié des dépenses nécessaires sur une saison. En 2024 par exemple, la famille a dû débourser pas moins de 2 860 euros pour s’engager sur les courses, 1 400 de carburant ETS, 8 500 pour les pièces et 7 200 de frais de déplacement. Sans compter le prix de la voiture (dont la vitesse peut atteindre les 115 km/h), à hauteur 16 000 euros. Autant dire que l’addition se montre salée à l’heure de faire les comptes. « Je sais ce que mes parents et les partenaires mettent dans le kart, donc je connais sa valeur. Des fois je vais au front et je tente de doubler, mais j’essaie de ne pas toucher », concède-t-elle.

    Aujourd’hui âgée de 16 ans, Clara s’avance vers 2025 avec une nouvelle monoplace. Les objectifs seront la victoire au classement général du challenge Corac et au moins un podium en championnat de France. Cette occasion peut se présenter dès la première course le week-end du 18 avril à Mauron (Morbihan). Verra-t-on enfin « Mazou » monter sur la boîte de la compétition nationale ? À coup sûr, elle donnera tout une fois en piste, comme toujours.

     

    Les catégories de sprintcar

    Parmi les nombreuses disciplines encadrées par la Fédération française du sport automobile (FFSA), on retrouve le rallye, le circuit, la montagne, le drift, les véhicules historiques de compétition (VHS), le karting et enfin le tout-terrain. Ses épreuves se déroulent sur des circuits dont l’enrobage n’est pas uniquement composé d’asphalte mais majoritairement de terre. Il est lui-même composé de plusieurs spécificités : le 2CV cross, le fol’car, le rallycross, le camion cross ou encore l’autocross et le sprint car. Quand l’autocross regroupe principalement les catégories de buggies (super buggy, buggy 1600, buggy cup, maxi tourisme et tourisme cup), le sprintcar en comprend quatre : junior sprint (ouverte aux âges de 12 à 18 ans, et les véhicules doivent être équipés d’un moteur bridé Kawazaki ER-6 de 649 cm3), maxi sprint (même moteur, mais sans la bride et la limite d’âge), super sprint (moteurs Yamaha YZF R6, Kawazaki ZX600 et Suzuki GSXR de 600 cm3, ou Yamaha MT09 de 850 cm3) et sprint girl (même monoplace que le super sprint, mais réservé aux femmes).

    Téo Munch

  • « On l’a mis temporairement en suspension » : Le terrain synthétique de la plaine des sports d’Agen plus homologué pour les compétitions de rugby

    « On l’a mis temporairement en suspension » : Le terrain synthétique de la plaine des sports d’Agen plus homologué pour les compétitions de rugby

    « On l’a mis temporairement en suspension » : Le terrain synthétique de la plaine des sports d’Agen plus homologué pour les compétitions de rugby

    Après des tests d’homologation de World Rugby sur le terrain synthétique situé à côté du stade Armandie d’Agen, aucune compétiton officielle ne pourra y être disputée pour le moment.

    Les matchs prévus sur le terrain synthétique seront délocalisés pour quelques semaines. Photo – Nicolas Niedergand

     

    Ces derniers jours, le terrain synthétique de la plaine des sports Philippe Sella a connu quelques secousses. Suite à des tests d’homologation menés cette semaine par World Rugby, certains points d’évaluation étaient en dessous des normes fixées par l’instance mondiale de l’ovalie.

    « On a eu des résultats globalement bons, qui s’évaluent sur 19 points. On avait une dizaine de points validés. Et la moyenne générale du terrain était au-dessus de la norme à atteindre », indique Jean-Baptiste Chipy, chef du service des sports à l’Agglomération d’Agen. Avant de poursuivre plus précisément : « Les tests aujourd’hui en dessous de la norme sont ceux relatifs aux hauteurs de chute. Le seuil à atteindre est de 55 %, et nos points de dysfonctionnement sont entre 52 et 54 % ».

    Nouveau contrôle espéré à la fin du mois

    La municipalité aurait donc reçu l’autorisation de continuer à utiliser ces terrains « sans aucun risque de santé ou de sécurité ». Au quotidien, les équipes de l’association du SU Agen, notamment les jeunes et les féminines, pourront donc s’entraîner sur le synthétique. « Mais puisqu’il ne répond pas aux exigences de World Rugby, on l’a mis temporairement en suspension pour les compétitions car le résultat d’un match pourrait être invalidé », souligne Jean-Baptiste Chipy.

    Pas de quoi alarmer le service des sports de la ville, qui espère pouvoir réaliser un nouveau contrôle d’ici la fin du mois de février. « La situation n’est pas grave, puisque les autres matchs peuvent continuer à se tenir sur les autres terrains. On n’aurait jamais pris de risques au niveau de la sécurité. On ne s’inquiète pas, c’est quelque chose de courant », juge-t-il. Alain Klajman, adjoint aux sports à la mairie d’Agen, compare cette situation à un « contrôle technique. Ça arrive puisque les équipements sportifs de la ville sont contrôlés régulièrement, et heureusement pour qu’il n’y ait pas d’accidents ».

    « Le planning a été refait avec le club »

    Ce week-end, deux équipes de l’association du SU Agen devront délocaliser leurs rencontres sur l’annexe 2 et le stade Robert Rabal, entouré de la piste d’athlétisme. Ce changement implique donc une réorganisation de l’ensemble des rencontres sur la plaine des sports. « Le planning a été refait avec le club, il sait là où ses équipes joueront », assure Jean-Baptiste Chipy.

    « C’est un fait, c’est comme ça. Il y a des normes et des règles qu’on doit respecter. C’est vrai qu’on vit dans un confort en pouvant jouer des matchs sur un terrain synthétique. Aujourd’hui il n’est pas disponible, on accepte les règles et on utilisera les trois autres terrains à disposition », commente de son côté Thomas Picarrougne, manager de l’équipe des féminines U18 Élite. Les équipes devront donc s’adapter et patienter quelques matchs avant de retrouver leur terrain.

    Téo Munch